Klaxons – Myths Of The Near Future


Corniauds



Nous y voila.
On nous aura bassiné avec des milliers d’articles, fatigué avec des commentaires dithyrambiques sur le son du futur sur la simple base de 3 morceaux, terrifié à l’idée de voir une armada de clones préparant déjà l’invasion des ondes musicale en surfant sur la vague klaxonnienne et surtout ravi avec trois maxis qui envoyaient sérieusement du gros son.
L’album est là, avec sa pochette dégueu et sa production assurée par Mr James Ford, Mr des Simian Mobile Disco…







A pochette psyché, petite originalité, cette dernière étant “réversible”, permettant de choisir le motif le plus saillant pour nos petits personnes, sans oublier l’intégralité des paroles transcrites dans le livret. Le tout pour seulement 12 Euros, prix somme toute appréciable pour ce genre de “grosses sorties”…


Même en étant frileux comme jamais aux CDs portés aux nues avant même qu’ils aient posé un orteil dans les bacs, on ne pouvait que se rassurer sur la qualité des trois titres, sortis en maxi et présents ici.


Nous ne reparlerons pas de Magick, bombe assez hallucinante, à la batterie frénétique et aux guitares affolées, oscillant constamment entre lenteurs inquiétantes et cavalcades effrénées. Sûrement LE titre à écouter pour se faire une idée du potentiel du groupe. Description plus detaillé ICI donc.


Mais pour ce qui avaient loupé les premiers Maxis, Les Klaxons avaient déjà frappé aussi fort, si ce n’est plus, avec l’inénarrable Atlantis To Interzone :
Grosses sirènes, Beats presque Techno, ça gueule, ça saute et ça devient fou. Jusqu’à ce qu’une guitare ébréchée vienne scier le tout, pour nous diriger dans un punk gentiment hargneux, les chanteurs crachant comme des putois des paroles complètement psychédéliques, droguées jusqu’à la moelle. A peine le temps de se retourner que la piste repart dans son Roller-coaster techno pour se prendre 36 loopings dans la gueule. Une structure qui change toutes les 15 secondes, en empilant toujours ces instruments complètements sauvages oubliant presque tout soucis de maîtrise.
Morceau énorme, qui a enflammée toutes les platines de France grâce au label Kitsuné, et qui enflammera toutes les lecteurs pas prévenus de l’arrivée de cette Tornade.


Derniers de la bande, Gravity’s Rainbow n’a pas la superbe, la force et le panache de ses deux grands frères. Mais il en est pas moins méchamment plaisant. Synthés Dance en retraits, guitare rêche au premier plan, on s’attaque plus ici à un registre de pop enlevée, au refrain communicant et fredonnable dans sa douche entre deux bulles de savon merdiques arrachant la cornée.





Chapitre 1. Trois titres, tournant depuis un an pour certains, trois tueries. Mais un album qui respire simplement grâce à ces maxis passés, on a déjà connu ça, Bloc Party en tête, et sans dérouler une liste qui, somme toute, serait interminable. Il n’est pas reproché à un groupe d’évoluer par rapport à ses premiers jets, et l’intention sera toujours louable de ne pas nous resservir une dizaine de titres clones, arrachant la gueule le temps d’une écoute pour finir dans les oubliettes au final. Mais il est encore plus préjudiciable d’inclure de la « gloire passée » simplement entourée de vide. De ne pas tenir ses promesses.





En bon sadique, quelqu’un voulant ruiner les espérances d’un assidu du groupe dans sa période Myspace / Kitsuné programmera le CD en privilégiant certains titres.

Premier écueil, le Totem On the Timeline, banal rock rythmé, débité à la chaîne comme autant de boudins dans une charcuterie (ou dans la boite de la ville de “St Denis en Paupelle”, au choix), sans la saveur des caillots de sang… (Quoique dans le deuxième cas…)
Ni prise de risque, ni recherche transcendante.
Le deuxième coup dans la nuque serait représenté par Isle Of Her, mou, vide et plat. Pas méchant dans son ensemble, mais simplement chiant.
Il aurait pour seul mérite, de par sa place pile au milieu de l’album, de permettre à l’auditeur de reprendre son souffle dans la folie de l’ensemble.


Sauf que tout client ayant les oreilles sur les épaules commencera par la premiere piste. (Respectons ceux qui se cassent le cul des heures pour établir une playlist valable)





Et par bonheur, Two Receivers, ouvrant le bal, passe superbement bien. Basses electro bien crades sur fond de refrains cristallins, on ne pouvait pas rêver d’un meilleur écrin, permettant d’anticiper un album hésitant constamment entre folie incompressible et pop en apesanteur.
On saute le génial et précité “Atlantis To Interzone” pour s’intéresser à Golden Skans dernier Single en date, et premier montrant le versant “pop” du groupe, bien plus sage, voir planant, mais toujours ciselé avec un diamant. Un chant, comme dans 90% de la galette, façonné choeurs lors des refrains, faisant à merveille corps avec l’envol des synthétiseurs.

Dans le même registre, en un peu moins convaincant, Forgotten Works se profile, avec sa structure en constante ascendance, démarrant sur des synthés vintage fantomatiques, pour finir en chorale sur fonds de strates de claviers.

Bien moins accrocheur et impressionnant que le sublime It’s Not Over Yet, pop céleste, directe, belle comme la mort, fonçant vers les nuages pour s’y rouler dedans, constamment chahutée par un synthé crade et saturé. Refrain qui tue, instrue en diamant, ce titre est la plus belle réussite hors maxi de l’album.





Reste un Ovni, un alien, inattendu dans un disque de “Rock tranquille” comme celui des Klaxons, As Above, So Below. Les premières secondes sont pourtant peu étonnantes, proposant une ritournelle sautillante et souriante. 40 secondes, le titre se retrouve défoncé par des incursions Hardcore voir Noise, vrillant les oreilles à la première écoute. Ces attaques, ce pilonnage en règle, vont donc frapper une bonne demi-douzaine de fois, en pleine rythmique sucrée et joyeuse, d’une façon toujours inattendue.
On se retrouve avec un titre inexplicable, vrai paradoxe, pouvant être défini comme de la Pop Noise Hardcore (?!?).
Un titre pareil fait obligatoirement gagner des points à un disque passant dans mes oreilles. Beaucoup crieront au magma sonore ou à la destruction sans intérêt, certains répondront à la prise de risque galvanisant, comparable à une vrai bouffée d’air frais.
Mr.Bungle se faufile dans nos oreilles le temps de 4 trop courtes minutes.


“Myths Of The Near Future” se conclura sur le brutal For Horsemen Of F2012, aux guitares saturées et chant guelard et vociférant, nous permettant de nous jeter une dernière fois contre les murs avant de reprendre une activité normale et respectable.





A dire vrai, on ne peut qu’être agréablement surpris si l’on a attendu l’album avec la crainte inhérente à toute confirmation sur long format de maxis ravageurs.

On obtient des titres frisant avec le génie ( Atlantis to Interzone, Magick, It’s Not Over Yet), d’autres avec l’ennui (Isle Of Her) voir avec l’inutile… (Forgotten Works et surtout Totem On The Timeline).
On nous propose aussi de très sympas nouveaux titres (Two Receivers, Golden Skans) et deux Gros Aliens Incontournables, As Above So Below et Atlantis To Interzone (encore).
Sur 11 titres, les Klaxons étonnent et détonnent, en écrasant sans compassion les Bloc Party et autres Franz Ferdinand.
Reste à voir s’ils tiennent la comparaison avec les “Clap your hands say yeah”, “!!!” ou “The Rapture”…





Contrairement à ce que tout le monde annonce, rien de révolutionnaire, clairement.

Mais une musique particulièrement jouissive, oui et sans hésitation.









L’énorme vidéo du non moins énorme titre “Magick”.






Clip du drogué “Atlantis to Interzone”.





PS valable à tout les disques : Svp enlevez ces vides de merde de 15 minutes précédant une “chanson cachée”, n’ayant pour effet que de biaiser la durée effective d’un CD et surtout parasiter celui qui écoute la galette, confronté à un vide intersidéral ne servant à strictement rien au final. Merci.



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  1. LordMarth Says:

    ouais j’ai jamais été fan des tracks cachées de ce type en général je les zappe complètement :/

  2. kain2097 Says:

    Idem, insuportable.
    Sinon, les deux clip sont très sympa.

  3. Aeneman Says:

    Bof bof quoi en somme…:mauvaiselangue:

  4. Dat' Says:

    Ah non pas “bof bof”… mais pa revolutionnaire non plus.

    M’enfin toi qui a acheté Franz Ferdinand, les klaxons sont quand meme (cela n’engage que moi) à mille lieu au dessus…

    Apres les clips sont là pour se faire son avis…

  5. Aeneman Says:

    Ok alors j’écouterai ça dans la semaine ;D

  6. Dat' Says:

    :jap:

    Tiens moi au courant…

  7. Jaylinx Says:

    Merci de m’avoir fait découvrir le groupe, j’aime beaucoup l’album !

    Mais “Atlantis to Interzone”, vlà le morceau de cinglé :sweat:

  8. Dat' Says:

    Ah Oui Atlantis est un vrai morceau de taré XD

    Mais c’est l’un des meilleurs, avec “magick” et “it’s not over yet”…

  9. kafel Says:

    Pas de Hall of Records sur la gallette ?

    Ah, n’allez pas regarder la vidéo sur youtube, c’est une infamie.

    Sinon très bon blog. o/

  10. Dat' Says:

    Ah ben marrant, je voulais justement le souligner cette absence, car le titre etait vraiment sympa sur le “Magick EP” mais j’ai omis cette precision…
    Bon c’est fait :jap:

    Repasse quand tu veux en tout cas…

  11. Seed_noir Says:

    Je suis pas tres fan de “the klaxon” mais “magick” j’ai vraiment accroché, qd au clip, il est assez zarb :p

  12. Dat' Says:

    Ouai le clip est une bonne tuerie.

  13. Lau78, visiteur Says:

    C’est un très bon groupe qui va faire un carton rapidement (si ce n’est pas déjà fait…). Les tubes les plus déjantés de l’album semblent être les plus appréciés mais j’ai également accroché sur “golden skans” et “gravity’s rainbow”. On peut constater à travers ces 2 titres les variables possibles du groupe qui ont la faculté de migrer vers un côté + “pop”. Le gros défaut du groupe qui j’éspère s’effacera peu à peu au fil de leur évolution est leur live. C’est encore trop fragile, trop hésitant. Petit + pour le nom de groupe que je trouve original: “Klaxons” est à l’image des effets sonores que l’on entend dans leurs morceaux.

  14. Dat' Says:

    Je pense que pour le carton, c’est deja fait…

    Par contre oui je suis plutot d’accord avec toi pour le reste…
    Meme si certains morceaux “pop” sont franchement de qualité (“it’s not over yet” pour ne citer que lui)

  15. qqqq Says:

    yala 😎 certains moceaux sont clairement jouissifs

  16. Dat' Says:

    Yep certains valent clairement le detour…
    dommage que d’autre manquent franchement d’originalité…

    A croire qu’ils ont réalisé la moitié des titres drogués et pleins comme des barriques, et les autres en étant tout sobre à la campagne… ^^

  17. lu, visiteur Says:

    je recherche un cd single de ce groupe,le titre est “as above so below”.selon les dires de mon ami portugais qui veut que je lui achete,ce single serai sorti uniquement en france!mais il reste introuvable pour moi!!!aider moi car je n’y connais rien dans ce genre de musique!
    merci.

  18. Dat' Says:

    Oui il est sorti en France, mais que sous forme de vynile. Donc si ton magasin de vend pas de vinyle, ben tu ne le trouveras pas… :/

  19. Aeneman Says:

    Coin coin.

    Virée à la Fnac je l’ai récupéré à cause de Golden Skans qui me trotte dans la tête depuis qu’il est présent sur GT5 prologue…et ouais plaisant vraiment.

    Clairement pas le disque du siècle mais j’apprécie pas mal. Comme quoi laisser couler le hype perso j’adhère.

    Enfin s’ils existent plus par contre ça va être dur de les voir en concert xD…

    Ils ont qqch de prévu d’ailleurs (concerts, futurs disques) ?

    Sinon ça remue bien comme il faut le matin c’est super agréable il y a pas à dire…

  20. Dat' Says:

    Leur second disque est bientot fini normalement…

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