Autechre – Quaristice



Si la frustration etait un disque, elle s’appellerait Quaristice





Vous imaginez bien que c’est la fête sur ces pages. De savoir qu’Autechre, pour moi l’une des plus grandes formations de la musique actuelle, sort un nouveau disque, ça me rend tout chose. Surtout quand un disque annoncé début Mars débarque sans prévenir un mois avant sur la plateforme de vente du label, en format digital. Alors je ravale tous mes beaux discours sur la dématérialisation de la musique, et j’achète les mp3 avec une larme perlant sur le coin de l’oeil, en me disant que la vie, c’est drôlement beau parfois. Surtout que je ne me suis toujours pas remis de la claque administrée par leur dernier opus, Untilted , qui était absolument magistral…

Une donnée retenait drôlement mon attention depuis l’annonce de ce Quaristice : Son Tracklisting. 20 morceaux ! Vingt ! Twenty ! Veinte ! Ichi ni-truc ! Presque autant de morceaux que sur les trois derniers disques réunis… Qui dit liste impressionante de titre dit forcément durées plus brèves des essais, à moins de taper dans l’orgie de Skit façon Boards Of Canada. C’est aussi de là que pointait l’inquiétude. Il fallait faire le deuil des fresques de 10 minutes parcourant les galettes d’Autechre.

















Et c’est clairement l’axe qui va le plus bousculer dans Quaristice. Surtout pour les fans suivant le groupe depuis des années. Peur de se répéter ou simple envie d’opérer différemment, les deux scientifiques du groupe changent complètement, avec ce nouveau découpage, la façon dont nous devont aborder la musique d’Autechre. Sans même avoir posé une oreille sur le disque, on devine qu’il va falloir se heurter au syndrome des morceaux inutiles, ou anodins. De voir la durée des pièces raccourcir d’une façon drastique va nous exposer à la frustration de ne pas assister à une mutation complète. Il est de toute façon clair que même Autechre ne pourrait aligner vingt Gantz Graf d’affilée, fresque courte mais si riche, si parfaite qu’elle n’avait aucunement besoin de s’étendre pendant des lustres.








Bref, malgré l’excitation liée à la découverte d’un monument, on ne peut s’empêcher de tirer un peu la gueule avant de faire claquer le disque dans notre lecteur. (Oui oui, je n’ai toujours pas de lecteur Mp3) Sans savoir que cette moue dubitative allait rapidement se faire balayer par un sentiment d’émerveillement. Momentané. Mais clairement présent. Pourquoi momentané ? Parce que les 7 premiers titres administrent les premières grosses taloches, sans ménagement, et d’une belle façon. Ce qui vient ensuite, nous allons en parler après.

Ce qui étonne immanquablement, c’est cette très belle ouverture de disque, Altibzzz, extrêmement paisible. Morceau d’ambiant aux teintes tres belles, composé de simples nappes aux sons ronds et chauds, comme le groupe n’en faisait plus depuis un bail.
Mais l’expérimentation reprend ses droits dès The Pic électro minimale qui se change en être hideux en fin de parcours, et surtout IO, morceau de bravoure terrifiant, aux beats claquants comme la mort, replongeant dans le coté old-school des premières oeuvres autistiques d’Autechre, que l’on croisait dans Chiastic Slide. Des voix en putréfaction vomissent un babillage inintelligible, la mélodie est maladive et le rythme s’emballe pour se figer dans une transe indescriptible. Bref, on triture au maximum, mais une structure et des balises rythmiques permettent de ne pas se perdre totalement dans le flot sonore.









Mais A dire vrai, les deux grands morceaux de ce premier tiers de disque sont clairement Plyphon et Simmm. Ils vont surement rester sur toutes les bouches, come etant de grands grands titres du duo anglais. Le premier, est d’une complexité affolante, tout en vomissant une certaine immédiateté refoulée. Un objet difforme, hallucinant, se nécrosant sur lui-même comme le plus repoussant des cadavres, éructant des zébrures synthetiques sublimes. Imaginez la nécrose d’un cadavre immonde provoquer des relents d’eurodance, et vous y etes. Oui c’est ça, Plyphon, c’est passer un titre des Masterboys dans un réacteur d’avion. Un beat ultra sourd et appuyé bastonne comme jamais, des éclats metalliques giclent dans tous les coins, et une mélodie tente de s’échapper de ce magma, de cette fusion inéxorable. Elle crie, elle se débat, pour mieux se faire tabasser par le pilonnage d’un métronome devenu hystérique. Le son est à tomber par terre, et l’impression de “vie” inhérente à pas mal de morceaux d’Autechre prend ici tout son sens. C’est bien une entité monstrueuse qui s’ébranle dans nos oreilles. Qui crie, qui hurle, qui implose, qui s’arrache les viscères. C’est bien un coeur qui s’impose comme rythme pour nos tympans. Mais son existence est bien trop courte. Bien trop éphémère. Première victime du format “court”. On aurait aimé partager les souffrances de cet être sur un temps doublé. Sur 7 voir 10 minutes. On se contentera de cet aperçu, si dantesque soit-il.

L’autre titre soulevé plus haut, Simmm impose enfin une durée décente aux élucubrations d’Autechre. Et risque d’être rapidement gravée dans le marbre. Démarrant sur une mélodie cristalline et limpide, le morceau va rapidement se faire rattraper par une cavalcade claudicante, désincarnée, étrange, similaire à une vieille boite à musique flinguée, pour se laisser submerger par un mur de crasse sonore à faire pâlir tout androïde digne de ce nom. On nage en pleine mixture cauchemardesque. Comme si tous les jouets d’un magasin pour enfant prenaient vie, et se mettaient à vous sauter dessus en criant comme des forcenés, avec des ressorts et des vis sautant dans tous les rayons. Mais les batteries semblent faire défaut, et ce mælstrom cauchemardesque va échouer sur un lit de coeurs fantomatiques, pour un final sublime, tout en retenu, à vous arracher le coeur. Ce titre, c’est les montagnes russes de l’expérimentation. On passe du limpide au psychotique sans sourciller en 5 minutes, avec une conclusion rêvée. Masterpiece.


Je parlais de 7 morceaux. Si l’on excepte le tres court Senderemawe qui est plsu dans la continuité de son précédent qu’autre chose, il reste à citer Perlence, qui ne rassurera pas sur l’état mental de nos compères du jours. La mélodie candide entamant le titre est littéralement balayé par un rythme pachydermique, complètement saccadé, emmenant nos oreilles dans une guerre de l’an 3000. La structure du tout est juste impressionnante, ne serait-ce que d’un point de vu “conceptuel”. A ce niveau, c’est du rarement entendu. Pourtant, loin de se complaire dans une conception seulement arty, Perlance développe une musicalité de folie, sur un ensemble carrément jouissif. A croire que les mecs ont voulu mettre en musique une pluie d’astéroïdes.










Et là, sans prévenir, voila que le sol se dérobe une première fois. Paralel Suns sonne le glas de la perfection, pour s’aventurer sur le terrain de l’anodin. Terme que je n’avais pas apposé sur du Autechre depuis des lustres. Ce titre est anodin. Attention, je n’ai pas dis mauvais. Juste inoffensif. On pourrait s’enorgueillir sur le fait que le morceau marque une pause salvatrice dans ce déluge sonore, et que la profondeur des échos est assez stupéfiante. Certes. S’il était le seul. Deux plages plus loin, c’est Tankekern, qui, s’il impressionne avec cet aspect “Tunnel sous couvert d’apocalypse” ne débouche sur rien.


Voila le vrai problème de Quaristice. Certains titres ne débouchent sur RIEN. Ils sont là, ils sont content, déplient leurs squelettes, parfois impressionnants, mais rien à faire, au moment où l’on attend la suite, où l’on va avoir les yeux qui vont briller d’émerveillement, rien, que dalle, on passe à la suite. C’est comme vous foutre un plat de lasagne super alléchant devant vous, on vous le fait bien sentir, la croûte craque sous la perfection de la cuisson, et hop, au moment de planter votre fourchette, on vous chipe le plat en vous annonçant que en fait, c’est pour la table d’à coté. Tankekern aurait pu être un titre ultime, si il avait prit de la hauteur, si Autechre avait décidé de le travailler avec amour pendant plus d’une demi-douzaine de minute. Là, on est face à une ébauche. A un “bout”.

Dans une interview, l’une des têtes du groupe explique que les Vingt titres résultent d’une difficulté à choisir dans le tas. Pour eux, tout était bon, impossible de mettre des entités de coté. C’est louable. Mais cela donne aussi l’impression que la formation n’est pas allé jusqu’au bout des choses. On n’avait pas été habitué à ce que Autechre traite son album avec une attitude presque dilettante, genre “bon on file 20 cartouches plutôt bonnes, débrouillez vous avec”. M’enfin attendez. Je dis, ça, mais les morceaux anodins forment une partie infime de ce qui compose Quaristice. Fwse ou BNC Castl en font parti. C’est cool, mais rien de transcendant. Ils seraient absents qu’on ne s’en porterait pas plus mal. Personnellement (et je précise bien cela, vu combien la subjectivité prime sur un album d’Autechre) les seuls titres que l’on pourrait qualifier de mauvais sont Fol3 “hey-si-on-froissait-du-papier-pendant-quatres-minutes- et-on-rajouterai-des-reverbs-sur-le-tout-ça-pourrait-etre-sympa-ah-ouai-cool” et Notwo, où l’on se fait quand même drôlement chier.









Alors heureusement, il reste des titres de folie. Steels pour exemple, qui porte on ne peut mieux son nom. Déflagration ultra-sourdes à faire trembler les vitres, façon “bête gigantesque faisant trembler l’horizon à chacun de ses pas”, brisures métalliques débarquant dont ne sait où, pour former une masse ahurissante et indescriptible, ce morceau ne ressemble à aucun autre. Beaucoup prieront aussi devant Chenc9, qui semble tout droit sortir de LP5, l’album où Autechre semblait tenter un rapprochement avec l’IDM warpienne dans ce qu’elle avait de plus immédiat.. Le rythme concassé qui fuse, telle une drum & bass défigurée, s’enchante de pouvoir convier un synthé fragile tout droit sorti d’un disque d’Aphex Twin. C’est superbe, un peu old-school mais assez déglingué pour ne pas sentir le renfermé. On se prosterne.
Même son de cloche pour 90101-51-I énormissime piste rave “à la Autechre”. On pose un clavier de folie, ça se brise toutes les deux secondes, ça explose, ça crie, ça se révolte, mais cela reste furieusement entraînant. Ce titre, c’est aller sur un dancefloor après avoir pris toutes les drogues de la terre.

Et comme tout disque d’Autechre qui se respecte, on a le droit à une conclusion fabuleuse, tirant (enfin !) sur plus de 7 minutes. Qui prend le contre-pied de l’album, avec son atmosphère extrêmement paisible, légère, dénuée de tout conflit. On va longuement divaguer sur un semblant d’instrument asiatique, qui distille ses notes avec parcimonie, sur un accompagnement minimaliste, voir décharné. Un vrai désert après l’orgie métallique courant sur Quaristice. Pour s’effacer, se dérober au profit de chants plaintifs, timides, étouffés. On se ballade dans une église complètement vide, simplement traversée par le vent. Autechre fait de al musique avec du vide. Avec le silence. Impose une ambiance, un recueillement. Il n’y a rien, ou presque durant ces 7 minutes. Et pourtant, tout se tient, rien n’est superflu, rien n’est à ajouter. Là est le paradoxe. Quaristice veut nous submerger avec des morceaux en veut tu en voila, des orgies de sons, et, au final, nous émerveille avec du vide.










Quaristice est un excellent disque. De musique électronique, de musique tout court. Le travail sur le son est encore aberrant, certains titres tuent. Mais il manque une petite chose qui faisait d’Untilted, de Tri Repetae ou de Confield des albums parfaits. Quaristice n’est pas parfait. Le choix d’imposer une multitude de morceaux, d’essais, sans jamais donner la chance à certains de s’épanouir nuit au tout. On est frustré. Frustré de sentir que certains morceaux sont justes les fondations de qui auraient pu être des monuments.
On ne pourra pas reprocher à Autechre de s’être reposés sur leurs lauriers, de ne pas avoir pris de risque. Quaristice change complètement la donne et la façon d’aborder le groupe. Là où les néophytes de la formations ne seront peut être pas dérangés outre mesure, il y a là pour l’habitué un véritable travail mental à faire pour accepter ce visage d’Autechre, plus court, plus concis, et pas toujours pertinent dans ses choix. De plus la multitude d’univers abordés dans cette nouvelle galete pourrait faire passer cette dernière pour un Best-of Autechre, un panel de ce que peu faire le groupe. Oui, il y a du Amber, du Tri Repetae, du LP5, ou du Confield dans ce Quaristice. On pourrait même s’amuser à replacer les titres dans leur contexte, comme un enfant qui s’amuserait à foutre des triangles et des carrés dans leurs socles respectifs.



En fait, Quaristice souffre du même défaut que LP5 ou Chiastic Slide : l’inégalité. Malgré toute ses qualités, il ne forme pas un socle uniforme et parfait comme pouvaient se le prévaloir Untilted ou Tri-repetae. Je ne parle même pas de qualité, mais simplement de cohérence. Qui rendent ces derniers uniques. Et indispensables.




La déception de voir Autechre s’éparpiller, et ne pas s’acharner à tirer le meilleur d’une petite poignée de morceaux est grande. Ce ne sont pas les quatre ou cinq morceaux moyens qui portent préjudice à l’album. Mais bien le fait qu’aucun titre ne dépasse les cinq minutes qui géne. On a l’impression d’avoir un disque trop encadré, limité, voir censuré par les artistes eux mêmes… Un comble pour des types qui arrivaient à insuffler une véritable aura, un coté vivant à leurs créations sans avoir peur de les étirer sur un quart d’heure. La où le groupe pouvait me faire chialer avec les 3 premiers titres d’Untilted ne ravira mes esgourdes que d’une façon plus brève, moins introspective. Ce qui donne un album d’une qualité évidente. Mais qui restera dans l’ombre de certains monolithes du groupe, qui flirtaient, eux, avec la perfection.



Quaristice, lui, se contente de naviguer entre excellence et sentiments mitigés. Ce qui est deja pas si mal.







20 Titres – Warp
Dat’









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  1. Skorn Says:

    Le grand “jeu” de la frustration. Bonne chrochro qui expose bien la particularité du skeud.

  2. LordMarth Says:

    Excellente Kro, qui résume à merveille ma pensée, avec la plume légendaire du dat, sur ce Quaristice, un grand moment musical, du grand Autechre, mais fucking bordel de merde, pourquoi des trucs aussi courts, le groupe a voulu rendre fou sa base de fans (autistes) ou quoi ? J’aurais rêvé d’un Steels de 9 minutes ou d’un Perlence qui tape dans les 8 minutes…mais il en est ainsi, Autechre a voulu changer la donne, pourquoi pas après tout, mais les Everest Untilted and co, n’ont pu être gravi pour ma part.

    Bon sinon c’est pour quand ta Kro Flashbulbienne ???

  3. Dat' Says:

    Pour Flashbulb, il faut que je l’achete en fin de semaine. Le mois prochain donc surement, avec le delai de livraison…!

    Sinon ça me rassure, je ne suis pas le seul à bloquer sur le format “court” des morceaux… La plupart de ses derniers sont vraiment énormes, mais putain la frustration de les voir se dérober me fais chier…

    D’ou mon regret de voir l’edition limité (A 1000 exemplaire, super de voir disparaitre le truc en 5 minutes…) double cd filer comme ça, je serais curieux de voir si les morceaux se developpent…

    Par contre, le coup de la “plume”, pas si sur, j’etais completement flingué aux somniferes hier, l’article m’a pris plus de temps que prevu, il y a des fautes et des phrases qui s’emmelent, ça agressent là, il va falloir que je relise tout ça ^^

  4. Demosth Says:

    Attends je suis assez d’accord avec ta chro, mais quand même je ne trouve pas le LP5 et Chiastic inégaux!

    M’enfin,c’est vrai qu’il y a des titres-remplissages sur quaristice, ça ne vaut pas un Untilted! Mais j’aime quand même cette nouvelle mouture.

  5. Dat' Says:

    Quand je parle d’album inégaux, c’est plus une description qu’une critique…

    Je veux dire, prenons exemple de LP5 : Il y a des morceaux absoluments gigantesques, et d’autres plus anodins, juste “bons” ou “sympas”. Chose beaucoup plus difficile à dire sur des disques comme confield ou Tri-repetae, qui sont tellement homogene qu’il est difficile d’en retirer un morceau. Ils s’ecoutent comme des blocs, comme des ensembles dont les pistes seraient indissociables. Pour moi, on peut retirer des morceaux de LP5 ou de ce Quaristice, et dire “lui il est bon, lui il est énorme, lui il est moyen” (car il y en a des morceaux moyens dans chiastic ou lp5) mais cet exercice est carrement plus dur sur Confield ou Tri-repetae…

    Plus qu’inégaux, j’aurais du dire “variable” (ce qui reviend au même en fait XD )

    LP5, on peut aimer certains morceaux et d’autres non, la démarche et facile et presque immediate… Confield ou Tri-repetae, on les aime ou on les rejette en bloc, dans leur ensemble, tant ils sont uniques. On accepte le disque ou non, mais il est extremement difficile de dire à la premiere écoute “hey, j’aime ce morceau de confield mais celui là non !”

    (Evidemment cela reste ma perception des choses hein, il est impossible d’etre objectif avec un groupe comme Autechre)

  6. Demosth Says:

    Moi le LP5 je l’adore autant pour AcroYear 2 que Melve, ou caliper remote! bref, je trouve cet album génial de bout en bout, et trés homogène au contraire. Disons qu’il fait moins bloc de lave qui avance, il est plus volubile. mais dans ce genre là je le trouve homogène!

    Même si j’aime beaucoup Tri Repetae, je le trouve moins bon qu’un LP5 ou qu’un Confield, ou qu’un Chiastic. Et bizarrement je le trouve moins homogène!

    Mais en effet tout cela est subjectif, et c’est ça qu’est bon!

  7. LordMarth Says:

    le coup de la “plume”, pas si sur, j’étais complètement flingué aux somnifères hier

    Ce qui rend la performance d’autant plus jolie, on est loin pour moi de ton énorme article sur le Untilted mais parler d’Autechre est tellement difficile pour moi que je ne peux que respecter. Celui sur le Burial avec ces *censuré* m’a bien fait rire aussi.

    Fin bref pour revenir à Autechre, on a confirmation de ce qu’il y a en plus sur le fameux 1000 exemplaires ? Parce qu’un IO sur 8 minutes je signe de suite là…

    Marrant sinon de voir comme les accroches sont variés sur Ae, recemment mon dernier coup de coeur c’était Arch Carrier du LP5, après c’est un coup de Teartear d’Amber, fin bref les plaisirs sont divers et toujours aussi efficients avec ces chirurgiens du son.

    Un bien joli opus le flashbulb, hâte d’avoir tes impressions.

  8. sven, visiteur Says:

    Oui, cet album se démarque complètement des travaux précédents d’Autechre. Cela aurait été sans doute beau qu’ils se fixent tout au long de leur carrière une ligne rouge : leurs constructions en deux ou trois phases sur huit minutes. Mais «Quaristice» est leur armistice. Fini les hostilités (austères ? longues ? sombres ?), place au joli bleu de la pochette, à la mélodie. Le son paraît plus immédiat. Toujours aussi travaillé, mais plus clair. Il y aura toujours des détracteurs, et d’autres qui verront que rester puissant avec des idées simples n’est certainement pas un jeu facile. De la part d’Autechre, c’est un choix, impressionnant, et d’autant plus magnifique que l’album est excellent.

    Je trouve ça un peu facile, Datura, d’affirmer que l’album comporte des bouche-trou ! Admets qu’«Untilted» aurait sonné tout aussi bien si on avait enlevé ‘The Trees’ ou ‘Fermium’ par exemple, même si comme tu l’as très justement dit et développé (merci beaucoup pour ça), cet album est parfait. Ce qui est dommage, c’est que tu sois parti avec un mauvais a priori, et que ça ne t’a pas lâché…

    Contrairement à toi, c’est au début que j’ai été perturbé par la structure de l’album. Une fois habitué, l’écoute se passe très bien. Il ne faut pas fixer sur la juxtaposition des titres, et donc des idées, puisque l’ensemble possède un ton qui lui est propre. Derrière cet éclatement, comme l’explique warpmart.com, on entend une multitude de références et d’influences de leurs premières oeuvres mises à nu. Pourtant il serait difficile de dire que les deux zozos se répètent. Ils adoptent une optique et un esprit différents, et novateurs. A nous de savoir les suivre !

  9. Dat' Says:

    Je proteste pour Fermium 😀 !

    Sinon je ne suis pas rééllement parti avec un mauvais a priori (plus une curiosité exacerbée), juste que quelques titres du disques ne me bottent pas… On dirait vraiment des “éssais”, ou des chutes de disque… empietant donc sur la mutation de certains autres titres, qui auraient merité d’en cracher un peu plus…

    Par contre je suis tout à fait en accord avec le fait que les mecs continuent d’avancer, toujours sur leur son, mais en plus (tour de force) dans la maniere de les écouter… Pour le coup on ne s’avançait pas en terrain connu…

  10. Hoger_24, visiteur Says:

    Moi tout ce que j’ai à dire, c’est que le dernier morceau, Outh9x poutre à peu près tout ce que j’ai entendu de semblable avant.

  11. sven, visiteur Says:

    Voilà, pour ceux qui désiraient des morceaux de 10 minutes, il y a Quaristice.Quadrange.ep.ae, disponible sur bleep.com (les morceaux apparaissent au fur et à mesure pendant deux semaines). Très rythmique, répétitif, et délicieux.

  12. Dat' Says:

    YEAH j’ai vu ça, je vais t’acheter le pack complet de chansons en deux temps trois mouvements… Rien que la premiere refonte de Perlance me file le vertige…

  13. julo63 Says:

    Quelle déception cet album…
    De la musique masturbatoire pour intellos et bobos.
    Je retourne aux cds que j’arrivais encore à comprendre et apprécier.
    Sinon la chronique est excellente encore une fois.

  14. Fantomae, visiteur Says:

    Finalement une préférence pour Quaristice Quadrange pour ma part…
    “musique masturbatoire pour intellos et bobos” ? Ca l’a toujours été depuis le début 😉 Ça n’empêche pas d’apprécier…

  15. douzi28.05.70, visiteur Says:

    autechre s’adrésse au gens curieux et si en plus sa plait au bobos ( tant mieux pour les bobos ) mais cette race ” intélo bobos ” ne parviendra jamais a me faire considéré qu’autechre fait partie de leur famille !!! . par contre il s’agit bien de cela pour Warp records (depuis 10 ou 15ans). Warp en 2010 c’est de toutes façons rien d’autre que “le label” de la pop électronique ( intélo et ultra bobos ! ) le label ” Chic ” ou chaque sortie serai ” incontournable ! ” ( mon cul ) et pensé le contraire ne peu être que par mauvé goûts , ignorance et provoc gratuite . j’emmerde se que Warp est devenu ! autant que j’ai aimé sa période 90/95 . Warp n’est plus qu’une dictature du bon goût branché et snob , pour médias parésseux et dont la music électronique est le dernier des soucis ( voir les inrocks ) . du politiquement correcte pour musique dite ” branché ” un truc qui sérre a rassuré le bobo qui na pas de goûts particuliers ! mais qui se soucis beaucoup et surtout ” de parétre branché ! “. alors adieu l’Underground musical (se chére ennemi du business et de la mode ). heureusement y’a quand même Autechre ! pour obligé le bobo a se faire chier de devoire écouter tout autechre , pour ne pas passé pour ringard ! . et cela est plutôt une bonne chose , car sa bouscule le bobo , même si se n’ai que dans son inconscient . si la music d’autechre reste très “Underground” ( sauf peu être le 3éme album ? ), il est quand même fascinant et jouissif d’imaginer toute la détresse de ceux qui s’impose a contre coeur de devoir absolument aimé un album aussi épuisant et obsessionnel que ” untlitled ” ou encore , de se taper l’abstraction fascinante et ardu de l’album ” draft 7.30 ” sans pouvoir s’autoriser de faire une pause ! par peur de paraitre fragile face a la durté de la vie et a l’inconfort de se disque . mais autechre n’y sont pour rien ! ils se retrouve au coeur d’un système qui se serai bien passé d’eux ! est qui pourtant s’oblige a subir . quelle délicieuse farce … merci a autechre pour leurs music ( qui mériterai un double album a chaque fois ).

  16. Pierre H Says:

    c est vrai que leur musique est une musique de l intime qui demande une écoute exigeante et minutieuse dans de bonnes conditions (bonne enceintes, bonne acoustique, dans le noir… pour une pleine concentration, j’adore me masturber avec le son d’autechre, un plaisir unique quasi religieux que je ne retrouve dans aucune autre musique actuelle… qu’ils continuent a creuser leur sillon sans se retourner, peut être trouveront il leur Graal un jour.. J’attends avec impatience un album composé en 5.1 pour un orgasme sensoriel total… loin de la médiocrité et du j m en-foutisme ambiant la grosse différence avec les suiveurs et autres clones c’est

  17. Fuck Buttons – Sport Tarot (2009) | 30 ans / 60 disques Says:

    […] : Les Chroniques Automatiques sont le mode d’emploi pour construire le dernier disque d’Autechre. Alors évidemment je ne suis pas d’accord avec tout, il m’a fait aimer Rone, Baths, […]

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