Mr Oizo – Lambs Anger



Ne pas vendre la peau d’un Flat Eric avant de l’avoir buté








Here comes the man. Il s’en est passé des choses pour Mr Oizo depuis l’incroyable album Moustache (Half A scissor). Et comme d’habitude, avec une trajectoire qui, en plus de surprendre, continue d’oeuvrer dans la quasi-autodestruction, le pétage de plombs, voir le foutage de gueule pour certains. Bref, après un album génial mais quasi impossible à assimiler pour une personne saine, Mr Oizo sort un dernier Ep chez F.com qui frise le bruitisme. Et ce n’est pas le remix de Justice qui atténuera les choses. Le Label de Laurent Garnier devant malheureusement (paix à son âme) fermer ses portes, Mr Oizo se retrouve sur l’écurie française la plus plébiscitée du moment, Ed Banger, pour un énorme Ep, Transexual / Patrick122, et en profite pour produire quelques morceaux pour la demoiselle Uffie.

Entre temps, Quentin Mr Oizo Dupieux se pose derrière la camera pour son film Steak, invitant ses potes Sebastian, Kavinski, ou Sebastien Tellier à jouer au cotés d’Eric et Ramzy. Comme au temps de Flat Beat, Oizo tenait encore dans ses mains un concept pour dynamiter le box office, se rouler dans les billets de banques et devenir le meilleur pote de Paris Hilton, en pondant ze comédie française avec le duo comique le plus apprécié à ce moment. Et bien non, on tombe sur un bordel surréaliste et malsain, une ode à l’absurde totale et flinguée (qu’il tutoyait déjà dans son NonFilm, aka le truc le plus bizarre imprimé sur une pellicule française, où l’on pouvait déjà trouver Tellier et Kavinsky), qui fait fuir tout le monde et choqué les parents amenant leurs enfant voir le film la bouche en coeur. Comble du surréalisme, Steak, honnis par le public, va représenter la France à l’eurovision, la chanson de Sebastien Tellier parlant des Chivers, la bande de zozos du film. (C’etait l’intro name dropping du mois)

C’est peut être ça qui anime Mr Oizo. Ne pas débarquer d’une façon frontale dans le mainstream comme avec son tube Flat Beat il y a 8 ans, mais le parasiter en jouant sur les paradoxes, l’infiltrer en catimini pour finir par le tailler en pièce, le rejeter face à ce qu’il a de plus absurde. Quoique, lui doit s’en foutre, mais le résultat est là. Et le voila chez Ed Banger, sûrement le label français qui peut lui offrir la plus grande résonance mondiale ces temps-ci. Pour enfin repasser sur Mtv, ou mieux envahir la terre avec sa quête de non-sens ?






















Hun ne dépaysera pas les amateurs du bonhomme : Gros beat façon funk putride, bien saturé et crade, qui file envie de se brûler les pieds en dansant comme un mec bourré atteint d’une crise d’épilepsie. L’espèce de sample disco déboule, le rythme qui s’entrechoque est juste énorme, on sent que la salle peut déjà basculer, c’est la folie. Mais non, une voix de nana dont Mr Oizo a le secret, façon carte postale parlante, va expliquer que l’on va entendre un disque avec des trucs cool, des chansons pourries et des choses passables. Le tout bousillé par des bugs. Well. Ça met en confiance. Boum, le rythme déboule de nouveau, et on s’en fout, on est content, Pourriture 2 arrive, recyclant le slogan présentant Moustache mais en le passant en français. Gros synthés bien gras, beat sec, enlève ton cerveau et saute partout.

Mais c’est vraiment Cut Dick qui va se poser comme le premier tour de force du disque. On a toujours ces beats d’usine qui sont en fait pas des beats d’usine mais que Mr Oizo taille pour qu’ils ressemblent à des beats d’usine. On a toujours ce groove de folie, qui fourmille dans les hanches, elles mêmes déboussolées par les bugs et convulsions d’une ossature qui semble évoluer comme elle seule le souhaite. Les morceaux d’ Autechre mutent pour devenir savants, ceux de Mr Oizo se défigurent pour devenir débiles. Mais c’est clairement ce Saxo completement ringard, samplé dont on ne sait où, qui soulève le morceau. On assiste à une parade d’un irrésistible mauvais goût. Comme le pote qui s’habille avec des trucs mauves, des vieux pulls looney-tunes et des chapeaux pourris, mais qui garde un magnétisme et une classe folle dans sa démarche et sa façon de rouler les épaules en tirant sur sa clope. Le Saxo de Patrick122 donnait l’envie de se rouler par terre dans un club jusqu’à ce que mort s’ensuive, celui de Cut Dick tapera plutôt dans le desir de se balader avec une paire de lunette de soleil et un chewing-gum dans la bouche, à faire le marlou sur les trottoirs de Paname en se mettant les pouces dans les poches.

D’ailleurs, la grosse question qui pointait avant la sortie de ce disque (Même si les doutes furent rapidement balayés par l’Ep Transexual) était de voir quelle influence Ed Banger allait avoir sur le son de Oizo (le contraire est également valable), posant la perspective alléchante que ce dernier donne un son plus direct, plus dansant, tout en continuant à martyriser ce dernier. Et des gros tubes, il y en a dans ce Lambs Anger. Avec une écoute distraite, on pourrait même croire que Dupieux a policé sa musique, en la blindant de gros claviers, de synth Dance et gros pieds rave.











A dire vrai, Mr oizo a même décidé de “Pute-ifier” sa musique. Il suffit de se tourner vers l’exemple le plus flagrant, Bruce Willis is Dead, déflagration flirtant avec la Makina, qui tourne sur le web depuis quelques mois, espèce d’attentat frontal de 4 minute presque simplet, rouleau compresseur près à retourner le monde, mais clairement, en surface tout du moins, éloigné des délires habituels du musicien. A dire vrai, le morceau a bien changé sur cet album. Le début est toujours aussi traumatisant, avec ce sample Bruce willis is dead tournant jusqu’à overdose, ses Whouuu whouuu allumés, et surtout cet énorme synthé, juste colossal. Le truc réduit nos cerveaux en bouillie, annihile toute notion de retenu. Mais cet hymne dégénéré commence graduellement à partir en couille, se désagrégeant pour se transformer en une fanfare un peu crétine, un peu candide, completement inoffensive, genre générique de dessin animé pour gamin qui aurait pris de la drogue, alors que les deux premières minutes du morceau étaient presque synonymes de tremblement de terre. Le morceau cristallise, en tirant vers les extrême, ce que veux faire ce Lambs Anger : Balancer des bombinettes fédératrices qui vont se retrouver dépecées, explosées, débilitées par Mr Oizo.

L’autre ouragan, et sûrement meilleur titre du disque pour moi, c’est Gay Dentists, morceau completement cintré, qui commence sur les chapeau de roue avec cette voix très Dance Machine se frayant un chemin entre les synthés dérangés et les rythmes virevoltant de partout. Mr Oizo recycle un titre disco qui date en le plongeant dans un écrin de claviers hystériques. C’est Corona qui se fait hacher menu par un psychotique affalé sur ses machines, ça hurle, ça crisse, ça cogne, le bonheur. Et paf, sans prévenir le morceau part dans un gros délire imparable, au groove affolant, barge au possible. Costume blanc, on lève le doigt vers le ciel, bien synchro, avec de la came plein la gueule.










On ne pourra pas faire l’impasse sur Positif, déjà culte avec ses slogans martelés jusqu’à la nausée, insultant ceux qui oseront se trémousser sur ce missile implacable, aussi dansant que maladif, à la ligne de basse affolante. L’explosion du morceau est vécue comme une libération, un tourbillon cradingue qui t’arrache les oreilles. Super court (pour un scud dancefloor j’entends), le morceau risque néanmoins de s’inscrire (si ce n’est pas déjà fait) dans les titres mythiques du bonhomme. A noter que la refonte du morceau par LFO, dispo sur l’ep, est un modèle dans le genre remix-industriel-acharné.

Mr Oizo trouvera même le temps de partager quelques titres avec des featurings, comme l’ultra saturé et métallique Erreur Jean avec Error Smith, façon game-boy passée dans un grille pain qui tente de faire une dernière mélodie avant de mourir, ou le très bon Two Takes It feat Carmen Castro (mais qui est-ce ?), hiphop-dance-funk déglingué. Mais c’est bien le morceau avec Uffie qui se taillera la part du lion, avec ce r’n'b bien vicieux, ses hand claps omniprésents et la miss qui minaude comme jamais dernier son micro en balançant un tubesque “My load is pretty heavy / but you swallow ?cause you think I’m cute / Two times might be one too much / i’m loosing sights i’m loosing touch” introduisant un texte bien abscons. Le titre se trouverait presque être le morceau “normal” du disque. Si poser sur une instrue minimaliste qui bascule sur un piano dépressif avant de se faire aspirer dans un vortex cradingue peut être considérer comme étant normal.


Lambs Anger contient évidemment les réglementaires morceaux aliénés et absurdes propre à toute galette de Mr Oizo, entre un Rank qui ferait passer le générique d’X-files pour un morceau de Madonna, un W qui semble tout cassé de partout, un Jo très disco-lover bousillé par un bug façon poisson qui frétille avant de clamser, et un Lars Von Sen, déclaration d’amour pour un Larsen. Tout va bien. La palme reviendra à Lambs Anger, Mr Oizo déterrant une nouvelle fois Flat Eric pour mieux détruire le mythe, l’humiliant sur la place publique en lui donnant la possibilité de faire un morceau de musique : This audio was recorded by flat eric. En résulte un interlude noise inaudible et surréaliste au milieu d’un disque pareil, soudainement coupé par un Ok thats enough, go back to the closet lapidaire.
Le disque se conclura sur l’énorme Blind Concerto déjà présent sur l’Ep Transexual / Patrick122, balade psychotique traumatisante, genre Kraftwerk bourrés qui tanguent sur un velo, machines à la main, tentant de faire ce qu’ils peuvent pour construire un semblant de mélopée, avant de se casser la binette dans le fossé, le nez en sang et la tête ouverte. Vous avez envie de danser mais la nausée vous tenaille ? C’est tout à fait normal.













Ce Lambs Anger risque d’être autant descendu / porté aux nues que ses grands frères. L’ouverture de Mr Oizo à un son plus simple et direct n’a pas vraiment eu lieu. Enfin si, mais en façade. Certes, les synthés putes et les rythmes tapageurs ont remplacés les mixtures informatiques et les boucles façon J’ai-marché-sur-ma-machine-mince-elle-est-cassée. Mais on a toujours cet aspect completement déconstruit, completement dingue et malsain propre à Oizo. Celui qui surprend après nous avoir enchanté pendant quelques secondes, qui traumatise après avoir enflammé la piste de danse, ou qui nous relève du caniveau en nous balançant une montée imparable.
Sous ses tubes affolants, la musique d’Oizo garde cet aspect bizarre, absurde et dérangeant. Le disque semble plus simple d’accès que Moustache , les fractures étant cachées sous une facette très dance-machine-débile. Et c’est justement pour cela que ces dernières semblent encore plus surprenantes, les aspérités nous giclant littéralement à la gueule au détour d’un saxo ou d’une boucle pourrie, là ou elles étaient devenues « norme » sur le précédant, assimilées rapidement (ou rejetées en bloc) car parasitant les fondations même de la galette.
Mais rassurons nous, Mr Oizo continue de faire des bombes aliénées, des instrues pour Mickeal Jackson et des trucs branquignoles et dérouillées.



Ce Lambs Anger, pourrait presque mit en parallele avec le dernier Bodgan Raczynski, ne s’interdit pas de flirter avec un son putassier, tout en ensevelissant le tout sous des virages illogiques et autres bugs assumés et contrôlés. Se marrer en assumant un coté débile, joyeux et gras, tout en ouvrant un vrai boulevard à ses pulsions sadiques en lacérant sa musique avec de grosses saturations et autres accidents jouissifs. (Et bordel, rien que le morceau Gay Dentists est un incontournable dans le genre)

Au final ceux qui ont toujours trouvé Mr Oizo insupportable continueront de ne pas pouvoir encadrer sa musique. Beaucoup de ceux qui ont aimé Moustache n’aimeront pas le coté dancefloor de Lambs Anger, et pas mal de ceux qui apprécient le son Ed Banger crisseront des dents devant la majorité des morceaux de cet alien irrationnel.


Bref, Mr Oizo continue son travail de sape pour se faire détester par tout le monde, en dynamitant avec un sourire pervers toute optique qui lui donnerait la possibilité de nager dans une piscine de biftons et tenir un Grammy Awards dans chaque main.
Mr Oizo se marre et n’a que faire de la réaction du jury. Cela tombe bien, c’est clairement dans cette perspective qu’il est le meilleur.












Mr Oizo – Lambs Anger album teaser











Mr Oizo – Positif














17 titres – Ed Banger Records
Dat’












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  1. wony, visiteur Says:

    Vive l’Oizo !!!

    Du peu que j’ai deja pu entendre ce disque à l’air terrible. A savoir prendre avec le recul habituel à toutes production (tous supports confondus) du monsieur.

    Impatient de me le mettre entierement dans les oreilles !!

  2. vlad1595 Says:

    énorme album! valeur sure pour atomiser le dance floor d’un asile psychiatrique, par contre faut bien calculer son coup avant de passer ça dans un club rempli de gens normaux… :lol:

    en tout cas y avait que Dupieux pour sortir un truc aussi débile et classe à la fois ! genre gros pimp under glass, cigare et tout, mais avec une cravate mickey…

  3. Aeneman Says:

    Héhé…déjà 1 la pochette a une tronche pas possible ^^, incroyable. Ensuite si le disque est autant braqué que ce Positif laisse songer…et de ce que tu nous montres pour les autres alors c’est du tout bon!

    Je m’étais pas forcément intéressé au bonhomme avant mais avec sa mentalité + ce disque là qui me tape vraiment dans l’oeil…vais y plonger.
    Thx dude!

    ps: sympa ta nouvelle bannière à droite :lol:

  4. koso, visiteur Says:

    excellent album, excellente chronique :)

  5. Nexus5 Says:

    Je n’ai pas aime Moustache, donc je devrais ecouter quelques extraits de Lambs Anger…
    Je crois que la pochette et le teaser sont un beau clin d’oeil ^^ au film de Salvador Dali “un chien andalou”.

  6. Dat' Says:

    Nexus5 ==} Effectivement, dans ce cas, il vaut mieux poser une oreille avant…
    Mais en meme temps, ce Lambs Anger est assez different, étant beaucoup plus “débile” et frontal, meme si toujours bien fracturé..

    Et ouep, gros clin d’oeil au film de Dali / Bunuel, expliqué Oizo lui même comme etant une declaration d’amour au cinema barge et surréaliste…

  7. Dartz, visiteur Says:

    Ma foi, j’ai l’impression d’être le seul à pas avoir accroché à cet album. J’avais bien aimé Analog Worms Attack et surtout Moustache (Half A Scissor), même si quelques morceaux me branchaient moins que d’autres (j’ai jamais compris pourquoi Stunt était LE tube de l’album), mais là je sais pas, j’accroche pas.

    Le premier truc qui me gène c’est tous les sons qui font un peu trop techno commerciale à mon goût, surtout les rythmes binaires avec un son de caisse claire qui ressemble tellement à ceux de Justice (et pourtant, j’ai plutôt accroché avec l’album de Justice ; mais venant de Mr. Oizo ça me dérange).

    Puis y’a aussi les synthés type trance que je trouve complètement horribles ; c’est peut être ce qui te fait faire le rapprochement avec le magnifique Alright! de Bogdan, mais là encore j’arrive pas à saisir la démarche, je trouve qu’ils sont pas assez détournés pour qu’on croie qu’ils le sont (du coup je me demande ?!).

    Disons que certains côtés de l’album me rappellent la folie des deux premiers (et encore une fois surtout Moustache ; Von Lars Sen m’a beaucoup fait marrer par exemple), mais d’une manière générale, il me donne l’impression d’être complètement “rangé” et commercial. Je suis pas du genre à cracher sur les trucs commerciaux simplement parce qu’ils le sont, mais là honnêtement je comprends pas.

    Bon enfin voilà le but de ce commentaire était pas de pourrir ta critique (et d’ailleurs, sachant que c’est le premier post que j’écris ici, j’aurai du commencer en te félicitant pour ce site que je viens consulter de temps en temps, c’est vraiment du bon boulot). C’est juste que tout ceux avec qui j’ai parlé de cet album le trouvent énorme et du coup je me demande si ça serait pas un manque d’humour et de second degrès de ma part !

    Voilà voilà, c’était le coup de gueule tout à fait amical, et en attendant une éventuelle réponse, bonne continuation !

    Dartz

  8. Dat' Says:

    Yop Dartz,

    Pas de problème, au contraire, c’est bien d’avoir différents avis, ça permet d’enrichir la page, et donner un autre son de cloche aux gens qui tombent sur l’article !

    Bon sinon perso, je comprends parfaitement ton point de vu, et comme je dis dans la conclusion, c’est sur que l’aspect que tu soulèves risquait de faire grincer des dents.

    De mon coté, c’est justement le coté mélodie débile / synthés Trance foirés que j’aime, vu que cette face est au final completement buggée ou dégonflée au moment où tout semble tomber dans la putasserie absolue (le titre “Bruce Willis is dead” est sûrement le plus parlant de ce coté là, façon je gonfle un ballon affolant et plein de couleurs au début, pour se retrouver avec un bout de plastique tout frippé à la fin) C’est pas un problème d’humour ou autre à mon avis, juste que si on accroche aux claviers bien gras and co, c’est cool, mais si l’on aime pas, c’est assez compliqué d’adhérer au disque vu que ces derniers sont tres presents…

    Apres j’ai toujours eu un faible, voir fasciné par les disques qui noient une facette “commerciale” dans un écrin beaucoup plus hermétique ou fracassé (“Cote Ouest” de Tepr, le Bogdan voir le dernier Daedelus par ex). Parce que bon, au final, le disque est très loin d’être une galette commerciale policée ou lisse, et reste, je trouve, assez difficile d’accès dans son ensemble. (Enfin si des trucs pareils passaient à la radio, ce serait le meilleur des mondes)
    D’ailleurs au final, Moustache tenait cette même envie de faire fondre des trucs super cheesy (les rythmiques Saturday-Night-Fever-Vs-Mickeal-Jackson-drogué qui courent sur tout le disque), même si la démarche était clairement plus extrême…
    Au final, on voit trois facettes de Oizo avec ses trois disques, mais je trouve qu’elles se recoupent plutôt bien au final…

    Le parallele avec le Bodgan, c’est effectivement dans l’utilisation d’une des matières les plus “pute” qui existe dans la musique électronique, pour la transcender ou la foutre dans un pot completement différent… (le dernier titre du Bogdan est d’ailleurs un modèle du genre, sublime et proche de la perfection) mais ce n’était pas un parallèle entre le contenu des deux disques eux même. Simplement leur approche ^^
    (D’ailleurs on m’a deja balancé des “beurk c’est de la compile Tuning ton cd là?” à propos du Bogdan ! )

    Sinon je suis du même avis que toi pour Stunt, qui a du être parachuté comme “tube” du moustache par les critiques car seul titre “normal” du disque, seule bouée de sauvetage peut être, seule possibilité de dire “youhouuuu ya un successeur à Flat Beat”. Mais clair qu’il se fait atomiser par des morceaux comme Half a scissor ou Latex…

    Merci en tout cas, et hésites pas à repasser plus souvent sur ces pages pour poster avis, qu’ils soient aux antipodes de la chronique, ou positifs !

    Dat’

  9. Dartz, visiteur Says:

    Comme quoi… Même avec tout les efforts d’eccléctisme qu’on peut faire, y’a un moment où il reste plus que les goûts et les couleurs !

    En tout cas merci pour la réponse, et ok, j’hésite pas la prochaine fois.

    PS à propos de Tepr : un des trucs que j’ai découvert grâce à ton blog ! (faudra que je jette un oeil à ce “Côte Ouest”, je le connais pas)

  10. Dat' Says:

    Ah oui le premier disque de Tepr est juste exceptionnel !

    Bon alors fais attention pour le “Cote Ouest”, lui aussi utilise des synthés bien gras, tres clinquants et “pute”, c’est à mille lieux de son premier disque niveau ambiance (mais tout aussi bon, pour ma part). Comme si Ace of Base voulait faire de l’abstract tire-larmes ^^

    Meme si pour lui, l’optique est plus de nous envoyer dans le ciel, plutot que de nous bastonner / amuser comme Mr Oizo.

  11. Dartz, visiteur Says:

    Tiens, hier j’ai réécouté les deux Modeselektor et leur ep Death Medley et ça m’a fait repenser à cette conversation, je me suis dit que c’était pas mal dans le genre “grand public mais pas que”, et comme il me semblait bien que tu n’avais pas fait de chronique dessus, je me demandais ce que t’en pensais (brièvement hein, je te demande pas une chronique perso, juste que je trouve que ça va bien dans cet échange de points de vue).

    (vu le bruit que le groupe a fait je pars du principe que tu connais mais pourquoi pas, peut être que non, auquel cas je te conseille vivement leurs deux albums !)

    Bon allez, je retourne bosser (j’aimerai bien savoir par quelle mécanisme psychique je me suis retrouvé de mon fichier Open Office à ton blog ?!…)

  12. Dat' Says:

    Ahah oui j’aime beaucoup le deuxieme disque de Modeselektor, et effectivement, c’est un parfait exemple de disque que l’on peu faire ecouter a quelqu’un qui veut “aborder” la musique electronique, tout en pouvant plaire aux fans hardcore de la discipline.

    Pour un avis plus detaillé, j’avais fais une chro du Modselektor sur un autre site :

    http://www.krinein.com/musique/modeselektor-happy-birthday–6608.html

    Hop !

    Sinon j’ai piraté tous les fichier Open Office, c’est normal ! ^^

  13. Haze!, visiteur Says:

    Je pense que Oizo choppe ses voix ici : http://www2.research.att.com/~ttsweb/tts/demo.php

    Choisir la voix Juliette – French, c'est quasiment la même :)

  14. Batcha Says:

    Son dernier album, Stade 2 est sorti!

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