TOP 2007 / Rétrospective



Rétro 2007 :




L’heure du bilan est arrivée. Et qu’elle année que fut cette madame 2007 ! Sorties de disques en rafales, tous plus bons les uns que les autres, découvertes et confirmations de talents, impossible de savoir où donner des oreilles. Cette année a tout simplement réduite à néant 2006 en terme de qualité.

Alors évidemment, ce top / rétrospective ne prêche pas le goût unique, et il est évident que ce dernier repose sur la subjectivité absolue. Plus qu’un pamphlet sur les disques que l’on devrait s’obliger d’apprécier, cet article est plus un retour arrière sur les disques qui m’ont marqué en 2007. Sans compter que les rubriques sont partagés d’une façon un peu stérile cette année, (Artistes Solos / Groupes) mais plus sympas pour le référencement, en essayant d’éviter le systématique Top façon 1er / 2eme / 3eme.


On remarquera sûrement de grands absents aussi, certains disques n’étant pas passé par mes esgourdes à cause d’un manque de temps, un excès de flemme, ou d’impossibilité de mettre la main dessus. (En vrac Bat For Lashes, Alva Noto, PJ Harvey, The Field, Boratto…)


N’hésitez pas à faire partager vos coups de coeur de l’année en fin d’article aussi, il n’est jamais trop tard pour découvrir de bons disques…


(Les titres en bleu renvoient directement à leurs chroniques respectives)









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Artistes Solo




Burial – Untrue :



Personne ne s’attendait vraiment à un tel résultat. Apres un premier disque sombre et étouffant, Burial nous sert ici un vrai petit joyaux, s’affranchissant des règles Dubstep pour accoucher d’un objet indéfinissable, entre Hip-hop ralenti, R’n’b passé au Bullet time, Dance étouffé et Trip-hop d’outre tombe. L’album, d’une opacité et d’une linéarité troublante, reste néanmoins un objet complètement unique, absolument sublime, d’une force impressionnante. Le plus drôle restant cette engouement énorme qui s’est créé en à peine deux mois, germant d’anonymes début Novembre pour échouer sur les pages de grands quotidiens fin Décembre. Que l’on aime ou que l’on déteste, Burial a bien sorti avec Untrue un disque qui risque de faire date, et d’être traité en référence par tous pendant de nombreuses années.




Beirut – The Flying Club Cup :



Deuxieme livraison musicale pour Zack “Beirut” Condon aussi, et il en sera de même pour les éloges. Si The Flying Club Cup a peut être moins de force que le premier essai du musicien, il gagne en clarté et en beauté. Musiques de l’est télescopées au folklore français, le tout mâtiné de structures plus Pop et accessibles, le disque impressionne surtout par son incroyable capacité à nous cracher des mélodies confinant au sublime et des envolées à vous broyer l’échine. Entre tristesse ravalée et sourire mélancolique, “The Flying Club Cup” est sûrement l’un des plus beaux petits objets de l’année 2007.




µ-ziq – Duntisbourne Abbots Deastation Soulmate Technique :



Si l’on devait dégager le disque le plus malsain, singulier et étrange disque de 2007, cela serait bien ce µ-ziq. De sa pochette ultra-violente au contenu nauséeux et cadavérique de la musique, Duntisbourne Abbots… ne laissera personne indifférent. Mike “µ-ziq” Paradinas délaisse ses élucubrations Breakcore pour une électronica faussement, cachant un profond malaise, et débouchant sur une incroyable conclusion, aboutissement de 16 morceaux naviguant en eaux troubles, délivrance d’un voyage qui mettrait à mal le plus assuré des marins. La meilleure et seule définition un tant soit peu exact de Duntisbourne Abbots… serait de dire que ce disque, malgré une apparence bien naïve, est rongé par un inexorable et incurable Cancer.




RA – Wxcfvdx2 :



L’année 2007 fut méchamment chargée pour Raoul Sinier, entre sorties d’albums, d’EPs, changements de Labels, Expositions and co… Si elle se termine avec un excellent “Huge Radish Samouraï”, le point d’orgue de cette année est incarné par le disque Wxcfdx2, ravageur, au son impressionnant, mettant en musique un véritable ballet de saturations, d’explosions et de rythmes pachydermiques. RA, en plus d’être un graphiste de talent, se pose ici en véritable esthète de la mise à mort de ses machines, en organisateur de séance jouissive de torture de Boites à rythmes. Wxcfdx2 pourrait être considéré comme un futur classique des productions électroniques françaises s’il n’était déjà pas malheureusement presque introuvable. (Conséquence de la fermeture bien malheureuse du Label Sublight). La recherche, aussi difficile quelle soit, en vaudra la chandelle, sans hésitation.




Panda Bear – Person Pitch :



Il était une fois un mec, qui, en marge de son groupe Animal Collective, s’armait d’une guitare et de deux samplers pour nous offrir une véritable ode à la drogue et à la rêverie absolue. Sorte de Beatles (encore plus) maculé de LSD, de Brian Wilson passé à la moulinette Dub, de folk pétrit de réverbérations et d’échos jusqu’à overdose, Person Pitch est un disque immense, porté par son morceau “Bros”, tirant nos esgourdes dans un univers d’une beauté indescriptible sur presque 15 minutes. Qu’il est bon de se laisser porter par des effluves de stupéfiants musicaux, et cela jusqu’à perte totale de repaire et de conscience.




Pinch – Underwater Dancehall :



Autre figure de proue d’un genre propulsé sur le devant de la scène cette année, Pinch, comme le précité Burial, casse allégrement les frontières pour nous sortir un premier album étonnamment ouvert, lorgnant autant sur le Dancehall que le R’n’b, en passant par une bonne couche d’Electro Techno minimale. Doté d’un traitement sonore à foutre sur le cul, et cela des l’énorme titre d’ouverture, Underwater Dancehall ne porte que trop bien son nom : Des morceaux, avec des invités vocaux pour la plupart, cristallisés dans une caverne de glace. Des concerts écoutés sous la banquise, dans les abîmes d’une mer sans fond.







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Groupes / Formations :


Cappablack – Façade & Skeletons :



Composé de deux Japonais, le groupe Cappablack, presque inconnu chez nous, a sorti chez le label Allemand Scape ce que l’on peut taxer de grand album avec ce Façade & Skeletons. Entre abstract Hiphop de haute volée et pièces électros sublimes pouvant jouer des coudes avec le haut du panier mondial, ce disque se paie même le luxe d’accueillir quelques featurings, avec l’américain Awol One pour deux morceaux bien massifs, et Emirp sur 3 titres, un Mc Japonais impressionnant, arrivant à rapper sur des productions bien expérimentales, à faire pâlir Autechre. Mais le disque ne s’enlise pas dans les digressions déstructurées, et nous sert aussi de superbes compositions de Hip-hop instrumental, pour former le “disque-de-groupe” de l’année. Dj Krush a vraiment du souci à se faire.




Tomahawk – Anonymous :



Patton est de retour, avec l’une de ses plus fameuses formations, Tomahawk. Mais ces derniers n’ont pas fini de nous étonner, et après un “Mit Gas” qui pourrait se classer sans mal dans les plus grands disques de Métal, Tomahawk vire dans le Hard rock Indien, faisant partouzer grosses guitares et chants traditionnels, hurlements Pattoniens et réminiscences de musique folklorique qui défriserait tout papouse un peu aventureux. Incontournable si vos soirées entre amis se résument à gesticuler autour d’un feux, en tapant sur des casseroles comme des forcenés, tout en hurlant à la mort devant les yeux exorbités de vos voisins. Le Headbanging avec des plumes sur la tête, c’est quand même drôlement plus esthétique.




Mc Totally Rad and Dj Fuck – Are Fuck’n’Rad :



Le Label Jarring Effects, après avoir défriché le meilleur de la scène electro-indé en France, pose ses valises en Afrique du Sud, le temps d’éditer en hexagone trois disques d’artistes de la ville du Cap. Dans ces trois là se trouve un vrai trésor de Hiphop décalé, association du beatmaker Sibot et du Mc Totally Rad aka Waddy Jones. Productions de folie, bourrées de samples, de contre rythmes, de gros clins d’oeil et de passages bien jouissifs, le disque se distingue surtout grâce à un Mc hallucinant de maîtrise, doté d’un flow complètement polymorphe, pouvant changer de ton, de voix et de vitesse 5 fois sur le même morceau. Alternant de vrais petits tubes avec d’autres compositions complètement improbables, Mc Totally Rad and Dj Fuck are Fuck’n’rad est pour moi tout simplement le meilleur disque de Hiphop indépendant sur cette année 2007. Indispensable.




Tha Blue Herb – Life Story :



Bon. Il était difficile de faire mieux, voir aussi bien, que le diamant qu’était le précédent disque de Tha Blue Herb, fiers représentants de leur région de Sapporo. Alors on l’attendait au tournant, ce Life Stories, craignant une resucée du fameux Sell Our Soul. Il n’en est rien, les Japonais vont plonger leur Hiphop, toujours déclamé dans leur langue natale, dans une électronica lunaire et Warpienne flirtant avec les compositions de Plaid ou Board Of Canada. Life Stories est un monolithe sombre, puant le ciment et le béton amer, accompagnant parfaitement les virées nocturnes dans des quartiers désincarnés, ou seule la lumière des réverbères illuminent alcooliques transis de froids et longues artères peuplées d’immeubles symétriques et austeres. Un album profond et très sérieux, au packaging superbe, presque prophétique dans la façon que Ill-bosstino a de déclamer ses textes, habillés par les instrues superbes et délétères de O.N.O… Reste à savoir pourquoi ce groupe ne reçoit encore aucune visibilité en France.




High Tone – Underground Wobble :



Le groupe phare du Dub électro français revient (enfin!) après un album en demi teinte il y a deux ans. Craintes rapidement dissipées, le groupe High Tone propose dans Underground Wobble plus que de simples pistes, nous proposant de véritables fresques mariant electro, dub et musiques traditionnelles histoire de bien vous envoyer dans la stratosphère. On revient à ses premiers amours, avec un Dj Twelve toujours impérial aux platines, tout en poussant le vice de construire des morceaux façon cathédrale, histoire d’entériner qu’High Tone est bien le premier et meilleur représentant du Dub français.




Dillinger Escape Plan – Ire Works :



Un brin de Faith No More, quelques pincées de Melt Banana, une pousse de The Flashbulb et un pouce de Pop dans un maelström de Hardcore brûlant : Le dernier disque des Dillinger Escape Plan est une vraie partouze de genre, reléguant même Miss Machine au rang des disques trop sages. Saccagé même dans sa structure, en faisant côtoyer de vrais morceaux bien consistants avec une enfilade de minis craquages hargneux, il incarnant sûrement le Grand Huit musical de l’année: Ire Works balance au sein d’un même morceau couplets ultra violents, refrains pop lumineux et breaks pour aliénés. Cela n’arrangera pas notre instabilité mentale latente.









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Made Of Chaos : Destruction et désolation en 2007 :






Merzbow – Merzbear :

Merzbow, l’un des artistes les plus prolifique du monde nous sort avec Merzbear un disque qui renoue enfin avec le meilleur de ce que peut faire ce maître de la Noise. 50 minutes de chaos absolu, de violence sourde, de déchirures sonores qui n’ont aucun égal dans le territoire musical actuel. Plus qu’une production indispensable pour les amateurs du terroriste sonique japonais, Merzbear est sans conteste ce qui es arrivé de mieux à la Noise depuis bien des années.



Mayhem – Ordo Ad Chao :

Je ne suis pas un spécialiste de cette formation, mais Mayhem étant considéré, historiquement / qualitativement comme le grand groupe de Metal, ce dernier disque était attendu comme jamais par les amateurs. Au départ plus attiré par le packaging sublime (tout en métal, avec un disque rouge) et la réputation d’une livraison sans concession, Ordo Ad Chao nous plonge dans la noirceur absolue, nous envoie promener sur des territoires désolés, d’après conflits, la violence étant ici pas envoyée en pleine gueule, mais vécue d’une façon plus insidieuse, comme si l’on vous laissait pour mort dans une tranchée dégueulasse. Difficile à ingurgiter sans avoir envie d’ouvrir le gaz.



Manu le Malin – On The Way Home :

Les Best-of et compagnie, ce n’est pas vraiment mon truc. Mais quand l’un des plus importants représentants de l’électro française, avec les Daft Punk et Laurent Garnier, dans son pan le plus violent, étant le fer de lance du Hardcore, nous sort une “rétrospective” sur 15 ans de carrière, difficile de ne pas tendre une oreille. Le résultat est sans appel, entre inédits ravageurs (Les premiers titres produits avec les Daft Punk, des petites friandises faites spécialement pour ce disque), titres issus de ces anciennes productions et remix de folie (celui de Vitalic, inhumain) On The Way Home donne une excellente vision de la carrière de Manu Le Malin, et surtout de ce qui peut se faire de mieux dans l’électronique Hardcore.








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Made Of Beauty : Béatitude et sublime en 2007 :






B.Fleischmann – Melancholia / Sandestrabe :


Composé de deux disques contenant chacun un seul titre, c’est surtout la première galette, Mélancholia, qui nous intéresse ici. Car si l’on pouvait encore qualifier une longue composition de 45 minutes de simple” morceau”, on pourra s’avancer sans trop de problème pour avancer que Melancholia en serait le plus beau de l’année 2007. Longue aventure où violon, accordéon, Beats appuyés et nappes électroniques se tiennent la main, pour former un amas absolument sublime, surplombé d’une mélodie belle à pleurer. Ecouter ce petit chef d’oeuvre avec un casque bien fermé sur les oreilles, en regardant le paysage défiler dans un train, laissant sa conscience divaguer et jongler avec ses souvenirs, est une expérience qui en brisera plus d’un. Le plus bel album de 2007, et surement l’une des plus belles choses qui m’a été donné d’écouter.



Venetian Snares – My Downfall :

Si Venetian Snares, à l’instar de son compère Luke Vibert, enfile les sorties avec un rythme de fou furieux, il n’avait qu’une fois mélangé son breakcore déstructuré avec de la musique classique sur le mythique “Rosscz Czillag”. Le canadien, sûrement pas bien dans ses pompes, nous offre la bande son de sa dépression, de sa chute, en utilisant au premier abord la même recette, mais s’écartant au final énormément de son premier exercice “electronico-classique”. Beaucoup plus classique qu’électronique, avec des morceaux sans aucune machine violentée, My Downfall donne l’impression d’avoir été enregistré dans une église, le traitement du son étant ici d’une profondeur assez incroyable. Et même si le disque est porté par des titres touchés par les anges, comme le fabuleux “If I could say I love you”, Venetian Snares ne délaisse pas ses origines et n’oublie évidemment pas de verser dans la drill-core hallucinante, nous composant des morceaux de bravoure sans égal, comme sur “Integraation”, juste gigantesque.



Apparat – Walls :

Apparat pris le goût du chant en collaborant avec Ellen Alien. Bien lui en a pris, car ce Allemand autrefois prostré derrière ses machines passe de l’IDM à l’électro pop, pour un album sublime, qu’il hante sur quelques morceaux de sa voix angélique, reléguant presque Thom Yorke au rang de simple suiveur (le superbe “Arcadia” notamment). Tout n’est pas chanté, et la moitié des titres offrent des instrumentaux aérés, mêlant cordes, bleeps expérimentaux et montées lumineuses. Un must have de cette année 2007, pouvant plaire autant à un grand public qu’aux chevronnés un tant soit peu sensibles…






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EP de l’année :


Das Glow – Weiss Gas



On va faire simple, cet Ep, sorti en début d’année chez Institubes, contient deux des plus grands morceaux Techno qui puissent exister. « Cathédrale » et « Vulcanice » sont des futurs classiques, des bombes absolues. Ecouter Weiss Gas, c’est accepter de se faire rouler dessus par un camion avec le sourire. Ni plus, ni moins.






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HighLights / On en a parlé toute l’année :






Animal Collective :

L’avantage d’un groupe, c’est de pouvoir se scinder en plusieurs entités, pour couvrir l’année de sorties diverses. Chez Animal Collective, on est soit drogué soit naturellement cinglé, pour ne faire de la musique comme personne. Sur 2007, en plus de concerts de folie, 3 étapes. Le solo d’Avey Tare, qui décide, après avoir travaillé sur de belles compositions pop, d’enregistrer à l’envers et de tout inverser sur le disque au final, pour offrir le premier album sponsorisé par les aspirines du Rhône. Panda Bear, autre tête pensante du groupe, s’offre des vacances pour nous sortir son fabuleux Person Pitch, dont on parlait plus haut. Pour finir, tout ce petit monde se réuni pour sortir l’excellent Strawberry Jam. Le truc interressant, c’est que le groupe joue depuis un an des compositions pour le prochain disque…


Ceephax :

L’année 2007 a servi de révélateur pour le petit frère de Squarepusher. Deux albums sur Rephlex, diptyque d’électro acid affolante, surtout pour le premier volume. Mais c’est aussi sur Planet-Mu que Ceephax a lissé explosé ses envies, en sortant l’Ep “Megalift”, qui contient une piste absolument énorme, “Castilian”, (sans compter trois autres titres de folie) oscillant entre électro 8 bits, grosse drum and bass et digressions acid. Incroyablement jouissif. Ceephax se assurément pose en grand espoir de la musique électronique de demain. Les Jenkison ont bien fait de laisser les capotes au vestiaire.


RAoul sinier :

Un album effarant en début d’année, Wxcfvdx2, une série d’Ep non moins excellents ( tEv.panic Redone, Ultra food, Two Heads ) et un maxi gargantuesque en fin d’année, Huge Radish Samouraï, Raoul Sinier n’a pas chomé, en gardant une ligne de qualité assez impressionante. Le pire, c’est que ce processus effréné doit déboucher sur un nouvel album début 2008, « Brain Kitchen », à sortir chez Ad Noiseam. On attend ça de pied ferme.


Aphex Twin :

Aphex Twin n’a rien sorti cette année, et pourtant son nom a été sur toutes les bouches. Car en plus d’avoir hébérgé grâce son label Rephlex de vraies tueries comme les petits derniers de Ceephax ou Radzynski, deux disques d’un certains The Tuss ont tracé leurs chemins dans les étalages. La grande question, enflammant les forums et magasines, fut posée : Est-ce Aphex Twin qui se cache derrière ce projet aux couleurs très Analord ? Impossible de le confirmer réellement, même si pas mal d’indices ferait tendre les hypothèses dans ce sens. En attendant un véritable nouvel album… un jour peut être.






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Les morceaux de l’année façon : « Je brûle tes jambes tellement tu veux danser, je vole ton coeur tellement tu trouves ça beau et je fais fondre ton cerveau tellement tu comprends rien parce que c’est trop rapide »



> Nil – Et voler ton coeur / Comme un Printemps

> Ceephax – Castilian

> Bogdan Raczynski – La Baleine / Goodfellas

> Mr Oizo – Patrick122

> FFF – The Feeling

> Jamie T – Operation






Mais aussi (et enfin) :



– La sublime cover du disque de Distance dans sa version vinyle, “My Demons”, qui pourrait, une fois dépliée, être regardée pendant des heures.


– Le live de Daft Punk et d’ Etienne de Crecy, ou quand deux vétérans de la French Touch reviennent avec des concerts immanquables, que j’ai évidemment manqué. Je prends toujours des anti-dépresseurs pour tenter de ne pas me noyer dans des larmes de regrets.


– Les disques de moins en moins chers en magasin, c’est sympa.


– Les disques de moins en moins présents en magasin, c’est triste.


– La tentative revival rave débile ultra réussie de Bogdan Raczynski avec son disque Alright ! Il arrive même à nous pondre des petits miracles comme « La Baleine » ou « Goodfellas » On en veut comme ça plus souvent. Au diable la musique prise de tête, vive les synthés pourris sur des cavalcades de rythmes inaudibles.


– L’affaire Radiohead. On parle de révolution, de véritable bras d’honneur à l’industrie du disque. Cela en est un, un vrai, un bien gros. (Tenter de faire un procès à I-tunes, se barrer de sa maison de disque pour sortir un ultra attendu album avec le choix laissé au consommateurs de décider du prix,ce n’est pas donné à tout le monde) Mais la bande à Thom Yorke veut faire du zelle, et fait aussi un bon gros doigt aux auditeurs quand ils retirent la possibilité de télécharger “In Rainbows” deux mois plus tard, pour le sortir sur un Label et de négocier avec I-tunes pour que le disque soit présent sur la plateforme. On avait pas vu autant de va et vient depuis la fameuse danse d’héléne. Heureusement que le disque est très bon, mais cela évite une bonne tranche de rigolade.


– La hype autour de Burial et Animal Collective. Parce que la Hype, c’est quand même plus drôle quand les albums sont bons.


– Le Dubstep : Tout le monde en parle depuis un an, Planet-Mu en fait son “Sound of futur”, et des disques sortent à la pelle. Si l’on ne rechigne pas contre une pelleté de bijoux que nous a amené ce genre, on se demande pourquoi les groupes qui font du Dub s’obligent à appeler ça Dubstep pour avoir un tant soit peu d’attention à partir de maintenant. Car au final, pas mal de ce qui sort estampillé Dubstep ces temps ci aurait été appelé Dub il y a deux ans. Reste que le mouvement est en pleine lumière, en partie grâce au lampadaire Burial, et que l’on attend son obligatoire évolution sur les années à venir.
Techno Minimale ou industrielle ? Peut être. Trip-hop ? Sûrement…


– Le groupe Fortune, moitié du duo français Abstrakt Keal agram, qui aprés le Hiphop instrumental, se troune vers le Synth-rock. En 7 titres, ils font mieux que tous les “Klaxons” band reunis.


– Les bonbons envoyés à chaque commande chez Norman Records.







2008 ? On attend la bave aux levres : Autechre, Alec Empire, M83, Les Gourmets, les arlésiennes Portishead et Massive Attack, Ez3kiel, NIL, Sebastien Tellier, Raoul Sinier…


Les chroniques automatiques rempilent au moins pour un an avec un programme pareil !






Dat’



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  1. Maximus1er Says:

    Article super exhaustif :jap:

  2. Demosth Says:

    Pour Radiohead, le cd est toujours disponible sur le net, hein!

    Les disques de moins en moins présent, trés trés triste ouais.

    Trés bon top!!

  3. Dat' Says:

    Demosth ==} Nop, le fameux service de téléchargment “In Rainbows” a fermé le 10 Decembre!

  4. Zetron, visiteur Says:

    Je précise que l’on a officielement confirmé que The Tuss est bien Aphex Twin.
    http://aphextwin.watmm.com/aphextwin/tuss_lp_on_the_way/

  5. Aeneman Says:

    Pfiou…et bah t’en as écouté des choses mon cochon :nerd:…

    Je sais même pas par où commencer les commentaires alors bon j’y vais par le début ^^…

    Le Beirut, le Mayhem, et le µ-ziq entièrement d’accord avec toi 😎
    Le reste j’ai soit pas écouté ( 😥 ) donc je ne commenterai pas, soit je suis moyennement convaincu…

    Comme par exemple le Tomahawk que je trouve sympa mais à quand un vrai / faux disque de Patton et ses sbires bien plus dégénéré que celui-ci? En l’état le disque est sympa, mais il manque le “plus” auquel il nous avait habitués il me semble…

    Le Dillinger Escape Plan pour lequel j’ai pas encore eu suffisament de recul comme le Merzbow pour les analyser. Pour le 1er, il y a des choses vraiment très belles dessus, mais Patton (encore lui? xD) a pas un peu trop pris le pas sur eux? Je sais pas…
    Merzbow c’est hmm euh tellement spécial qu’il m’est impossible de judger correctement tout ça :lol:…mais le disque est vraiment vraiment excellent…

    Radiohead: bah t’as déjà tout dit, mais si on s’en tenait qu’au disque finalement, il est juste sublime. Par contre le coup du on vous sort pas le box dans le marché ou au minimum le cd2 ça craint… :x:

    Ah j’y pensais, effectivement on a parlé énormément d’Aphex toute l’année comme pour Animal Collective, quid quand même un jour d’une annonce officielle pour Aphex? Pour Animal Collective il est impossible suite à leur incroyable Starwberry Jam qu’ils nous sortent pas quelque chose d’autre…

    Et je finirai sur une note pessimiste comme toi, le prix des cds qui chute (cool ça quand même) mais qui disparaissent en même temps que les commerçants indépendants…c’est moche.
    Mais on va pas se plaindre, la seule chose qu’ils peuvent pas voler c’est la créativité des musiciens, si ceux-ci veulent malgré tout continuer leur route…
    …en pensant aux “petits” groupes quoi.

    Et puis j’ai oublié de te dire que tu as pas cité Neurosis 😥 mais bon tu l’as pas écouté ^^…et le Burial j’ai vraiment du mal à crocher au fait :/

    A plus Dat!

  6. wony, visiteur Says:

    Pour ma part, je crois que je placerais Strawbery Jam comme ‘Meilleur disque de l’année’ ce qui m’étonne moi même car ce n est pas mon style musical habituel, mais au diable les styles!

    Je suis un peu étonné que tu n’es pas reparlé du Year Zero de NIN (d’ailleurs un remix est sorti il y a peu) et de Naphtaline qui sont pour moi 2 sorties immanquables de cette année.

    Sinon c est claire que les pti shop de disque ferment et c est vraiment triste (petite pensée à ‘la paranthèse’ de Nancy avec la bible musicale qui lui servait de vendeur qui a du fermer car il ne rentrait pas dans ses frais).

    Bref quoi qu il en soit, trés grande année pour la musique, en espérant que 2008 soit aussi bonne.

    Bonne continuation pour tes chroniques automatiques

  7. Abricot Says:

    Grosse année musicale c’est clair. Je me permets de citer les albums de Hella, Electric Wizard, Overmars, Ulver, Dødheimsgard, Monarch, Electrelane, The Field, Panda Bear (forcément)… entre autres.

    PS : toujours aussi plaisant à lire ce blog, bravo et bonne année au chroniqueur automatisé -une vraie machine- !

  8. Dat' Says:

    Aeneman ==} Justement, pour moi le “plus” de ce disque Tomahawk, c’est que tout le monde s’attendait à tout, sauf à ça. Pour un gros fan de Tomahawk, se retrouver avec un disque de Rock Indien, “cassant” le dernier groupe accessible de Patton, c’est assez surprenant.

    Pour Dillinger Escape Plan, je trouve au contraire, qu’ils s’ecartent de leur mentor. Si “Miss Machine” sentait à plein nez la Pattonade, là, les mecs ont reussis à creer leur propre mixture, avec pas mal d’electro dedans, des breaks de fous furieux and co… il y a bien un morceau qui fait assez Faith No More, mais pour le reste, c’est plus à rapprocher de Melt Banana que Patton au final…

    Pour Aphex Twin on peut toujours rever, sait on jamais u_u m’enfin il y a bien un nouveau disque de Portishead sur les rails, donc tout est possible maintenant, meme une reformation des Beatles XD

    Neurosis je viens à peine de l’acheter donc c’eait un peu trop tard pour le juger sur piece.

    Wony ==} Alors tu pointes le bon point pour Naphtaline d’ez3kiel. En fait à la base il devait etre “à la place” de Walls d’Apparat. Mais en y reflechissant bien, je prefere le disque d’Apparat, que j’ecoute toujours autant. Je trouve le disque sublime. donc il s’est faufilé à la place du Ez3kiel. On va dire que ce dernier est present sans y etre ^^

    Pour le Year Zero de NIN par contre, meme s’il est bon, il se fait un peu rouler dessus par pas mal de sorties cette année. vu que je me suis fixé 6 disques dans chaque categories, impossible de caser ce NIN.

    Abricot ==} merci. En tout cas, il va vraiment falloir que je me le fasse ce The Field, tout le monde en parle avec des etoiles dans les yeux…

  9. Aeneman Says:

    Hmm faut que je fasse un effort alors et que je me le réecoute mais j’ai pas spécialement gardé un souvenir impérissable en dehors de quelques ambiances sympas pour le Tomahawk. J’attendais peut-être quelque chose de complètement barré genre à la Disco Volante :nerd:…barf.

    Le DEP je maintiens mon avis ^^…même sur certaines parties de chant on dirait quasiment Patton qui chante :p…après rien n’empêche l’album d’être bon hein? 😉 En tout cas je l’écoute volontiers de temps en temps…

    Aphex c’est comme le Portishead, un jour un beau jour u_u…
    Et Neurosis yep, j’attends que tu l’écoutes plus volontiers :)

    Sinon en réagissant à la remarque de Wony, effectivement t’as oublié le NIN :x:…mais moi je l’ai surtout mis entre autres parce que je suis plutôt fan de Reznor et parce que c’est un bon, très bon disque…après c’est sûr il y a eu mieux cette année :jap:

    A plus dude!

  10. vlad1595 Says:

    Plus je parcours l’article… Et plus je me dis que effectivement tu as du méchamment en chier pour tous ces liens et autres… XD

    Je m’attendais à ce que tu me piques une certaine phrase pour le titre de FFF par contre! 😎

    Je rajouterais quand même aux titres de l’année le duo Leslie & Tekilatex pour “Tes Etats d’Ame Eric”… uhhh, ou pas en fait -_-

    En tout cas j’avais complètement et totalement zappé l’EP de Das Glow, je vais me jeter dessus vu ta description là.

    “- Le live de (Daft Punk) et d’ ETIENNE DE CRECY” yaaah j’en suis encore sur les genoux, bien content qu’il soit passé par la Belgique, THE concert de l’année en ce qui me concerne avec Venetian Snares et Luke Vibert (le deuxième, encore que le premier tuait bien aussi).

    En ce qui concerne l’achat de CD je suis habitué dans mon coin à ne tomber que sur des discaires vraiment pourraves, j’ai donc du me rabattre sur le net et je dois dire que j’ai trouvé un plutôt bon plan: le vendeur “Caiman Amérique” via Amazon Marketplace: des CDs neufs (c’est une boutique), un catalogue étonnament varié et des prix super bas.

    Reste le “Capetown Beats” que j’ai toujours pas pu chopper mais je vais essayer de me débrouiller ^^ Les extraits sur CD1D.com filent SUPER envie, le Fuck’n’Rad a l’air carrément énorme…

    Rien à ajouter de mon côté!

  11. vlad1595 Says:

    Hmmm un petit oubli quand même, un skeud que je rangerais parmi mes favoris de 2007 même si je viens de le recevoir il y a quelques jours: Le “Most of the Remixes” de Soulwax.

    Le CD2 mixé par 2 Many DJ’s est hallucinant, il te met juste par terre quoi. Ou comment ridiculiser la plupart de ceux qui prétendent faire de la musique festive…

    Avec ça + de Crecy + Daft Punk, uhhh j’aurais un peu les boules de m’appeler Mehdi, Justice ou autre tant ils se font mettre de tous les côtés ^^

  12. Dat' Says:

    Vlad1595 ==} effectivement j’en ai chié pour les liens ^^

    L’EP de Das Glow est vraiment bon, mais son à fond oblige. Si tes vitres ne tremblent pas (non à cause des beats, mais du son façon “tunnel”) c’est qu’il y a un gros probleme.

    Sinon tu DOIS acheter le Fuck’n’rad, le disque est absolument gigantesque.

  13. Hoger_24, visiteur Says:

    Mon dieu, un venetian snares est sorti que tu n’as pas critiqué ! Je viens de me rendre compte de ca. Quelle horreur. Il semblerait en effet qu’entre Pink Green et My Downfall notre cher ami ait sorti un vinyle appellé Sabbath Dubs. Il y fait parait-il encore du dub avec des samples de Black Sabbath…

    ???

    Et c’est vrai que Das Glow j’avais prété une oreille peut attentive, mais que finalement Cathédrale est vraiment vraiment énorme.
    Aller c’est parti pour une autre année de bonheur :)

  14. Dat' Says:

    Yep, mais impossible de mettre la main sur le Sabbath Dub physiquement, donc pas de critique.

    M’enfin il va bien nous sortir 3 autres productions cette année j’espere ^^

  15. Demosth Says:

    Il l’ont réouvert mais plus au même endroit, par contre désolé mais je sais pas où, pour in rainbows

  16. Dat' Says:

    Ah bon ? je n’avais pas entendu parlé de ça…? Tu es sur que ce n’est pas un fake? ou les memes dispositions de “choix de prix” sont elles les memes?

    Si oui c’est plutot cool tu me diras…

  17. vlad1595 Says:

    Je viens de m’écouter le “My Demons” de Distance et vraiment, grosse grosse baffe. Je ne m’attendais vraiment pas à autant kiffer ce disque.

    Un diamant d’une telle noirceur ça se fait plutôt rare. Il faut se jeter dessus au plus vite…

  18. Dat' Says:

    Et cette pochette de folie surtout u_u

  19. LordMarth Says:

    Quelle année de malade niveau son !!!!
    Les oreilles ont pris un pied d’enfer :nerd:
    Sinon ben superbe article, original et plein de bonnes surprises, en newb que j’étais j’ignorais par exemple que panda bear était en partie du animal collective.
    Fin bref…article enrichissant au possible et qui comme l’an dernier sera marquepagé dans mes liens ziqs :jap:

    Au passage une bonne année et plein de bonnes chroniques bien huilées facon dat’

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