Clark – Growls Garden



She was breaking up into a thousand tiny pieces, like snow, or bonfire sparks








Difficile de taper une intro sur un mec qui est apparu plus d’une fois dans ces pages. D’autant plus que Chris Clark me fracasse depuis des années avec ses disques, sans jamais faillir une seconde, inventant presque la 4eme dimension sonore avec son travail de production depuis Body Riddle, permettant de surclasser la plupart de ses compères en termes de textures sonores. Qu’il se la joue mélancolique (Body Riddle, Empty the Bones Of You…) ou bourrin (le traumatisant Turning Dragon, Throttle Furniture…) l’anglais se pose en briseur professionnel de colonnes vertébrales.

La bourrasque du précédant album passée, on était prêt à attendre quelques années avant de se reprendre un nouvel album de Clark dans la tronche. Reprendre son souffle, panser ses blessures, remettre ses viscères en place. Ceci était sans compter le zèle de Warp, annonçant il y a peu un nouvel Ep (gros Ep même) du bonhomme, à sortir dans tous les formats (Cd / Vinyles / Digital). Ouai content. Les premiers retours annoncent le bordel comme étant le mix parfait entre les deux derniers disques. Ouai super content, même si on flaire les effets de manche façon communiqué de presse. Un premier titre est leaké dans un show radio anglais. C’est la monumentale mandale.
















Alors le fameux titre mis sur orbite en avance, c’est Growls Garden, qui se construit pour la première fois autour de paroles allègrement distillées par Clark tout au long du titre. Et il faut croire que que ce dernier a trouvé la formule du refrain qui sera chanté dans la douche pendant des semaines. On va y revenir. Ce qui frappe d’abord, évidemment, c’est cette densité, cette profondeur qui vous gicle à la gueule dès le premier beat, dès le premier grésillement, dès le premier clavier qui virevolte. Mais cette fois un autre élément se greffe à la danse. Une voix grave égrène des mots, sans ciller : Winter sun beam break the cold ship of light. Les synthé typiques de Clark susurrent leurs mélodies, c’est le spoken word des cavernes, mais ça monte, ça s’illumine, le break part, c’est déjà trop beau mais le chant se met à balancer un culte “I will find you, in a garden, sometimes” et vlan, tout explose, une vague absolue te fonce sur la gueule, un truc inimaginable, qui te transperce de part en part pour te laisser complètement groggy. Tu viens d’essuyer l’assaut du siècle que Clark part déjà dans un trip dance presque French touch de quelques secondes avant de vriller de nouveau sur l’explosion miraculeuse, le tourbillon sonore sublime, on a juste envie de hurler I WILL FIND YOU IN THE GARDEN jusqu’à la fin de notre vie, mais l’ascension est trop mortelle alors on la ferme, on prend son pied et on chiale. Et comme d’hab avec l’anglais, le morceau va mourir tout doucement, va se déliter dans des échos fragiles et cristallins, nous laissant cons et hébétés, comme après une tempête soudaine, à se demander où est passé le toit de la maison et Simon, le petit cousin que l’on avait laissé jouer gentiment dans le jardin. Il ne reste plus que le ballon rouge. Sinon le morceau est surement l’un des plus grosses tueries engendrées par l’anglais, un morceau monumental, regroupant son coté bourrin, mélodique, dansant, mélancolique, épique… absolu.

Difficile pour Clark de tenir la barre aussi haute sur le reste de l’Ep. Mais il ne baisse pas les bras, et nous sert un The Magnet Mine qui n’aurait pas fait tache sur le dernier album : Tres dancefloor, avec ce clavier aigu qui sautille sur une instrue jamais agressive, bien que saturant cradement. Le tout est assez joyeux, techno épileptique pénarde. 2eme minute : Traumatisme = Un rythme ahurissant, pachydermique, déboule en nous fracturant les tympans au pied de biche. Le moment boucherie de l’Ep. Mais genre mega dure la boucherie, avec plein de sang, des moulinettes pour steaks hachés et des vaches qui hurlent que c’est injuste. Les digressions s’affolent, crissent de partout, ça vrille comme un zébulon sous cocaïne, jouissif. Encore une fois, la conclusion se complaira dans le nuage éthéré, toujours de bon augure après une correction pareille.








Seaweed se présentera comme l’alien de l’Ep, reposant sur une ligne de groove bien poisseuse, qui se retrouve constamment parasité par des bugs, des ralentissements, un train qui passe, des sautes d’humeurs d’une machine que l’on croirait devenue défectueuse. Le titre est basique mais totalement imprévisible. C’est comme écouter un titre du premier Daft avec une bouteille de vodka dans le nez, ou danser sur du Boys Noize dans le métro. Le titre n’arrête pas de dégringoler pour quelques secondes, avant de reprendre son pas de danse chaloupé. Certains ne seront pas passionnés par l’exercice, mais perso, j’apprécie énormément ce genre de terrains accidentés.
C’est Gonk Rouphage qui m’électrisera un peu moins, sur sa première moitié en tout cas. On va dire que la barrée intro breakbeat concassée dure un peu trop longtemps, et peut vite gonfler. Mais dès le milieu du titre, tout redevient fou, avec une averse de sons paraboliques indus à crever, et un final (trop court raaah ! ) qui part dans un trip rave de furieux, à tuer sur plac plus d’un dancefloor. Le truc ronfle mechamment, et aurait mériter de continuer une petite minute de plus. Frustrant.

Mais Clark reprend les rennes avec le mirifique Distant Father Torch, Hiphop mutant absolument monstrueux, aux basses monumentales, qui persécutent une mélodie presque christique, entre synthé de fin du monde et orgue d’église en mode post-apo. Le morceau en lui même est presque linéaire, tout en étant gigantesque, d’une profondeur à filer le vertige. Quand les claviers s’élèvent, alors que les rythmes tonnent de plus belle, ça prend le coeur, ça arrache la gueule, chair de poule. Passage à tabac sous somnifère, champ de bataille en slow motion avec la faucheuse pour seul guide, on se laisse bercer par ce matraquage claudiquant et presque gauche, en total décalage avec la ligne de synthés, Hiphop décharné, c’est comparable avec les meilleures élucubrations d’ Autechre. On vient de se prendre un immeuble sur la tronche, oublions l’hypothétique poche d’air sous les gravas.

C’est d’ailleurs le néant, l’attente et la plénitude d’après conflit qui nous attendra derrière ce diamant, car Farewell Mining Town se la jouera bande son pour ville désolée, fresque où seul le vent et les choeurs d’anges déchus se débattront dans nos oreille, pour un très beau titre ambiant. Qui emboite parfaitement le pas à Distant Father Torch, nous plongeant dans liquide amniotique histoire de panser les blessures subies précédemment. On ferme les yeux, on se laisse dériver sur ce lit de voix et de simili-orgues en profitant du paysage.








C’est tout ? Non car deux morceaux de plus s’incrustent dans l’édition japonaise :
Penultimate Persian Penultimate Mix tout d’abord, refonte du diamant concluant Turning Dragon, petite merveille electronica qui se muait graduellement en hymne dance old-school à crever tellement c’était trop beau. Le remix, très analordien, se focalise entièrement sur l’intro du titre, pour développer les synthés, et la belle mélodie qui en découlait. Pour schématiser, il va étirer et retravailler les 25 premières secondes du morceau, pour en former un de 3 minutes 30. On laisse les beats en retrait, moins saccagés, pour faire chialer la mélodie, claviers en apesanteurs, avec un mirifique passage au milieu, épique, qui donnée envie de courir vers une falaise pour s’envoler la bave aux lèvres et le sourire jusqu’aux oreilles. Enorme.

Bread Session 5 jouera lui sur l’opacité, en présentant une composition expérimentale, où un beat fourmillant, crépitant de partout, se noie dans une vague d’échos incessants. Une mélodie mortuaire perlant d’un piano désaccordé se ferait très faiblement entendre au sein de cet aride chaos. Le tout est assez mortel au casque, mais perd pas mal de sa dimension sur des enceintes. Le titre agonisera sur une longue saturation de guitare, complètement cramée, qui semble rendre l’âme, liée à un synthé tout chétif et fragile. Etonnant (surtout au casque), bizarre, mais manquant clairement d’un je-ne-sais-quoi d’émotion pour que le titre sorte de son écrin “démonstration technique”











As usual, Clark défonce, dans la vague émotion qu’il nous jette en pleine gueule, dans sa production et dans son relief sonore toujours faramineux. Son titre Growls Garden est gigantesque, et devrait à coup sur lui ouvrir les portes de chemins non arpentés auparavant. C’est la baffe évidente de l’Ep, c’est aussi son morceau le plus simple, le plus direct, le plus touchant depuis un bail. Mais Clark n’a pas policé sa musique pour autant, et balance des aliens de folie comme son fracassant Distant Father Torch, autre bombe de l’Ep, avec The Magnet Mine (les rythmes démarrant à la 2éme minute, bordel…) et Penultimate Remix.

En espérant que cet Ep annonce un nouvel album, et que le morceau titre puisse, dans le meilleur des mondes, tourner à la radio, à la télé, dans les bagnoles. Il a le potentiel pour. En attendant, je vais me contenter de hurler les lyrics sous la douche. Ca marche aussi.










Mp3 :


Clark – Growls Garden Clic droit / Enregistrer sous










8 Titres – Warp Records / Beat Records
Dat’










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  1. wony, visiteur Says:

    Aaaaaaaaah Clark, je crois vraiment que depuis Body riddle il est l’electroniceux qui me scotch le plus. Ravi de cette nouvelle sortie.
    Et Growls Garden, quel titre !!!!!!

  2. Skorn Says:

    I WILL FIN FIND YOU / IN THE GARDEN

    SOMETIME SOMETIMES SOMETIMES

    Plus constructif : Oui, cet EP est tuerie en règle !

  3. Maximus1er Says:

    Ah justement j’attendais ton avis sur cet EP !

    J’en suis aux trois quatre premières ecoutes et une fois de plus le disque m’a retourné comme une crêpe, perso j’ai une petite préférence pour Distant Father Torch juste à donner le vertige. Avec des bonnes enceintes c’est un truc a craqueler les murs d’un immeuble.

    Quand tu penses que ce type peut pondre un truc comme Night Knuckles et à côté de ça une tornade comme Growl’s Garden, respect :jap:

    (Ah et faudra que je me trouve les deux titres bonus u_u)

  4. res-o, visiteur Says:

    Growls Garden est magique… si jamais vous faites un tour par genève, surtout le 10 avril arrgggggghhhh : clark, venetian snares et tim exile, c’est bon c le pétage de plombs assuré !!! 😉

    http://www.electronfestival.ch/

  5. Skowz, visiteur Says:

    Quelle tuerie ! C’est gigantesque.

    Bien sûre Growls Garden, évident. Mais aussi The Magnet Mine qui tabasse bien :)

    Je suis tombé amoureux des synthés de Distant Father Torch.
    C’est grave docteur ?

    Skowz

  6. Dat' Says:

    @tout le monde : En tout cas, il a réussi son coup avec Growls Garden, il a mit tout le monde d’accord ^^
    S’il garde cette ligne directrice, le prochain album peut être gigantesque…

    Wony ==> Yep pareil, d’un point de vu “régularité dans l’administration de baffes” il doit être dans le trio de tête…

    Max1er & Skowz ==> Ouai pour moi c’est vraiment l’autre morceau incontournable de l’Ep. La dualité “beats écrasant Vs synthés super beaux” est énorme…

  7. Neska, visiteur Says:

    Euh, comme tout le monde j’attendais ca avec impatience, mais est ce que je suis le seul à ne pas arriver à télécharger la musique de bas de page ???
    Perso, ca me télécharge un fichier de 3 Ko…
    Vite j’ai envie d’écouter bordel !!!!!!!!! :)

  8. aspirine, visiteur Says:

    les paroles:

    winter sun beam break the cold ship of light
    i will find you in the garden
    slowly turning (et non pas sometimes)

  9. Dat' Says:

    Neska ==> ah ben merde moi ça marche nickel. Je vais verifier ça…

    Aspirine ==> Oh. PErso j’etais sur d’entendre “Howl Thing” ou “Lonely Thing” mais en vérifiant un peu partout sur internet, j’ai toujours vu Sometimes… Merci pour la précision…

  10. el_keke Says:

    J’en aurais mis ma main a couper que tu l’aurais posté.

  11. Aeneman Says:

    Body Riddle et Turning Dragon sont deux disques vraiment fantastiques…ceci dit, j’ai pas du tout croché sur Clarence Park…comme quoi 😮

    Faudra que je tente cet EP curieux tout de même.

  12. a3, visiteur Says:

    Jolie chronique merci! Growls Garden est vraiment dantesque! Quel artiste, c’est fou!

    Il manquerait plus que lui aussi soit présent pour les 20 ans de Wrap à Paris…^^

  13. janvier18 Says:

    C’est génial comme à chaque fois que tu es touché par un disque, tu donnes l’impression qu’on va entendre et découvrir le disque de notre vie :)
    Franchement, je ne me lasse pas de te lire et des découvertes que tu m’apportes, alors merci :)

  14. el_keke Says:

    Certains d’entre vous vont aux 20 ans de Warp?
    Où peut ton réservé? Siouplait.

  15. Dat' Says:

    Aeneman ==> mmmh faut dire que Clarence Park est le premier disque de Clark, il y a plus de 8 ans, et que le son est assez éloigné de ce qu’il fait maintenant. Si tu as commencé par les dernier le retour en arrière peut être un peu dur. Sinon cet Ep est très proche des deux références que tu as cité…

    a3 & janvier18 ==> merci ! Il passe dans pas longtemps par chez moi, je sais pas pour les anniv’ warp par contre.

    El_keke ==> perso j’irai, mais pas à Paris ^^ j’imagine qu’il faut attendre encore un peu avant que les billets soient en vente, ça ne devrait pas trop tarder…

  16. Miaw, visiteur Says:

    Hoy ! c’était pour dire -un peu tard je sais- qu’il passait à Genève pour l’Electron Festival… hier soir.

    et c’était tout simplement énorme
    il a joué certains morceaux de l’EP, Growls Garden dans les premieres, beaucoup de Turning Dragon, c’était juste dissonnant comme il faut, pas du tout répétitif, sans hésitation pour changer complêtement sans transition, juste saturé et crade comme il faut, et surtout juste légère bancal, sans rythme bien posé, mais très légèrement ralenti ou accéleré, et finalement ça te casse tellement le corps dans tous les sens, tu ne sais plus comment te comporter, alors tu fais le névrosé et tu pars dans tous les sens
    certaines chanson était reconnaissables, mais des fois il les cassaient complêtement, on avait juste deux trois éléments qui permettaient de dire “ha oui tiens ça me dit qqch”
    et si au début il était plutôt proche de l’ambiance de l’EP et de turning dragon, plus on avançait dans le concert, plus il partait dans un délire à la Venetian Snares, ça s’arrêtait jamais, on a cru 15 fois que c’était fini, mais non, bam prend ça dans ta tête pendant 2h
    Et d’ailleurs, la comparaison avec V-S tombait plutôt bien, car c’était celui-là même qui prenait la relève juste après, pour nos déchirer les tympans jusqu’à 5h et quelques du matin. Bon lui il est fou, et il rend le public fou, de la folie. un vrai viking qui se descend des bières d’une traite, un vrai bourrin dès le début du concert, et à la fin le son n’était plus qu’un amas de cris, de grincement et d’ultrasons

    bon, je suis encore un peu sous le choc, mais je voulais transmettre ça, car bon c’est bien par ici que j’ai connu ces deux bonhommes

    encore merci dirais-je alors

  17. Dat' Says:

    Ahah excellente ta review merci Miaw ! !
    Ca donne envie de se bouger le cul pour voir tout ça. Ouaip il parait que Chris Clark est adepte de la deconstruction en live, plus que sur ses disques.
    J’aimerai bien voir Venetian Snares en live aussi, tout le monde me dit que c’est des concerts de bouchers, et tu confirmes le tout…

  18. qkd21, visiteur Says:

    Clark a la warp20!
    Yes!
    A coté de aphex twin, plaid et vibert…brrrr!!

  19. Jean-Do, visiteur Says:

    Je voulais confirmer les dire de Miaw : j’ai pris une claque monumentale durant ce concert, c’était la grosse cerise entre les deux délicieux gateaux qu’étaient Tim Exile et Venetian Snare.

    Je ne m’en remets toujours pas. Certains amis ont découvert Clark avec ce concert et sont tombé amoureux. Pour ma part, ça a renforcé ma conviction que ce mec est un Dieu. Youpie !

  20. K, visiteur Says:

    J ai mis un moment mais la je peux plus passer une journee dans ecouter le morceau titre de l EP. limite ca fout la chair de poule.
    Par contre contrairement a Aeneman j ai decouvert Chris Clark avec Clarence Park et franchement ca ma mis une telle claque (franchement je trouve que chaque titre te donne une gifle enorme, de la magnifique intro au bourrin proper lofi en passant par the Chase ou le sweet lord of the dance…) que j ai vraiment eu du mal a suivre Clark sur la suite de ces albums..
    J ai eu la chance de voir Clark et Milanese a Londres en 2005 et franchement c etait une toute petite salle mais c etait ENORME

  21. Dat' Says:

    J'aime beaucoup Clarence Park, mais perso, c'est le deuxieme album qui avait materialisé la premiere énorme claque made in clark, même si j'aimais beaucoup le premier à la base. "Empty the bones…" m'avait transporté dans un autre monde pendant des mois 😀

  22. mahl Says:

    Je me relis cette chronique apres m’etre reecoute l’album ce matin, la tete dans le guidon de mon velo a 5h du matin pour me rendre au boulot. Il pleuvait, il faisait un peu froid, il me fallait au moins du Clark pour me motiver. C’etait violent, mais tres beau, je suis arrive au travail frais comme un gardon …

    La doublette ‘Distant Father Torch’ et ‘Farewell Mining’ est l’une des plus belles doublettes qui soit. Je suis presque decu que la version japonaise propose deux titres bonus. L’album aurait ete encore tellement plus beau s’il se terminait sur Farewell Mining …

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