Abstrackt Keal Agram – Bad Thriller



High Fidelity







Il y a des jours où l’on n’a pas envie de se tourner vers une nouveauté. Les bacs des disquaires ne nous inspirent pas. La chance ne nous permet pas de tomber sur une perle rare et méconnue. Les finances se révèlent être sur la corde raide. Alors on se tourne vers ses vieux disques. Pas ceux du haut de la pile, achetés il y a quelques mois, et usés après une centaine d’écoutes intensives. On les ressortira un peu plus tard, laissons les s’enfoncer un peu dans les lymbes de notre discographie. Non, je parle plutôt de ceux qui sont classés comme incontournables dans nos têtes, comme cultes. Que l’on ressort à chaque discussion, que l’on relance assez souvent, au détour d’un mp3, d’une envie de musique, d’ambiance. Mais que l’on écoute évidemment moins qu’avant, l’impression de connaître le disque de bout en bout refrénant parfois l’envie de s’y replonger.

Ce disque d’Abstrackt Keal Agram, j’ai toujours voulu en parler, depuis l’ouverture de ces pages, sans en trouver le courage. Certains l’ont surement deviné, à force de vous bassiner à coup de Tepr, de “mais ou est donc l’abstract français ?” and co… J’ai toujours eu envie de mettre l’artwork, de faire un super article super objectif afin d’etre super convaincant. Pourtant, il est quasiment impossible de s’attaquer à un disque que l’on estime, pire, que l’on vénère, quand on sait pertinemment que tout ceci émane de quelque chose d’hautement subjectif, foncièrement sentimental.
Surtout quand L’album en lui même, est ultra casse gueule : pochette moche (et qui peut même induire en erreur sur le contenu réel du disque), tracklisting batard et éclaté, musique partant dans tous les sens, galette courte avec une bonne odeur de boulot non fini. (surtout quand on attendait à l’époque, ce Bad Thriller comme le messie…)

Abstrackt Keal Agram (AKA), c’est d’abord et avant tout un duo breton, qui ont ravi avec des albums d’electronica / abstract Hiphop, pièces maitresses dans un paysage français qui avait bien besoin d’une pointe dans le genre, à l’orée des années 2000. Un premier album fait avec trois bouts de ficelles sur un mini label, Monopsome, puis une bombe, Cluster Ville, sur Gooom records.

Car AKA, c’est aussi l’histoire de Gooom records, petit label indépendant français tristement disparu depuis une poignée d’année. Label ayant déterré/découvert, en plus d’AKA, la pointure M83, Montag, Mils, Villeneuve et le duo Cyan & Benn (dont j’avais fais une chronique il y a un bail, et je le regretterai presque, tant ce superbe disque mériterait une belle nouvelle et longue chro réactualisée), tout en nous abreuvant de deux compiles excellentes, conviant les bonhommes du label à se la jouer remix consanguins, tout en appelant Prefuze73, Tacteel (qui remix d’ailleurs Aka), Alias, Sole, Mùm, O.lamm and co pour compléter le line-up.
Bref, tout ça, c’est bien, et à chaque fois que j’écoute Bad Thriller, ces précisions me trottent dans la tête. J’en ai deja parlé pas mal de fois, mais ça ferait quand même une bonne intro.
















Pourtant, si je devais faire un article sur ce Bad Thriller, je commencerai évidemment par dire que la pochette n’est pas fofolle, et de surcroit avare en précisions, même si l’écusson intérieur a la classe, et ne ferait pas tache sur un polo pas piqué des hannetons. Je dirais aussi que j’attendais le disque comme un dingue à l’époque, étant fan absolu de l’entité bretonne, et qu’en faisant claquer la galette dans mon discman, j’avais tiré une gueule d’enterrement vu que le tout fait à peine moins de 40 minutes.






Ce qui est compliqué avec ce disque, c’est qu’il brasse méchamment les genres, tout en gardant par miracle cette ligne directrice poisseuse et électronique. Suffit de prendre le premier titre, qui m’avait complètement désorienté à la découverte. On s’attend, quand on connaît le groupe, à une bonne ligne de rythmes cinglants et de synthés électro, et l’on se tape une espèce de montée shoegaze noisy pétrifiante, genre cliffangher d’un film noir avec tout le monde qui crève dedans, la carotide tranchée, la langue pendant dans une mare de sang et autres yeux révulsés. Bad Thriller, ouai putain, il l’a pas volé son nom. Si l’on excepte le tintement funèbre en métronome, il n’y a aucun repaire, juste une masse, granuleuse, sombre comme la mort, qui prend de l’ampleur, s’intensifie, nous étouffe presque. Qui s’infiltre dans nos tympans avec douceur, pour les compresser, les déborder, les écraser de toute sa puissance une minute après. Mais au point culminant, lorsque la rupture se fait sentir, tout ricoche, et une guitare acoustique, doucereuse, accompagnée d’un chant pop, déboule marasme. Un folk qui vient de sortir de la bouche même de l’enfer, et qui va, après deux-trois petits couplets candides, se faire avaler, annihiler par la même force sépulcrale. Premier titre, on est déjà séché sur place, à se demander ce que l’on vient de se prendre en pleine gueule. Le concept, écrit comme ça, semble ubuesque (la vignette folk coincée dans un typhon sonore), mais se tient parfaitement, et constituerait presque une des amorces de disque que je préfère. Mais bon, ça je vais éviter de le dire si j’écris dessus, ça fait ringard, un peu fan sans discernement et peu crédible.

Heureusement, Street Lamp Confession est peut être le seul morceau facilement identifiable : C’est du Hiphop. La culte Atom Family revient pour poser sur un morceau ultra sombre, claudiquant, genre Gameboy détraquée qui surfe sur des handclaps découpés à la serpe, sur fond de sirènes et de synthés cradingues. Flow des américains nickels, beat qui tue, et dernier tiers qui frise le tube avec sa phrase lâchée ad nauseam. Sauf que justement, cette fin se décanille, se ralentie, décède tranquillement dans nos oreille, comme un coeur qui en aurait marre de pomper, et qui aurait décider de piquer un éternel roupillon, aka le morceau qui trépasse.

Bon, on a tenté le shoegaze noise et le Hiphop, il faut bien se tourner vers l’electro. Et c’est avec Riviere que le groupe réalise un des plus gros morceaux de leur courte carrière. Je ne pense pas que je vais un jour arriver à décrire ce titre d’une façon posée ce petit diamant, donc c’est plutôt cool d’avoir encore avorté l’article de ce Bad Thriller, pour parler d’une énième sortie Planet-Mu. Mais à chaque fois que j’écoute ce morceau, dans le métro, dans la rue, chez moi, la nuit, le jour et entre les deux je pense toujours à la même chose : Beat absolument énorme, qui tressaute en boitant comme un camé. Mille-feuilles de synthés bontempi cradingues qui chialent une mélodie parfaite. Un grain de son bien degueux, façon je laisse ma guitare branchée avec l’ampli à fond. Ca tabasse, c’est vraiment beau, ça te jette des étoiles dans les yeux pour les souiller juste après en crachant de la saleté dessus. Scratch, break, on passe à un abstrackt électro en mode rouleau compresseur, damned le toit est en feux, on a envie de se déboiter la nuque pour suivre le rythme. Ca prend encore une ampleur ollé, par accoup, avec une ligne de basse d’un coté, un clavier granuleux de l’autre. C’est jouissif à en crever, t’es pris dans un putain de décollage que tu sais déjà épique. Encore un break, silence, explosion, les synthés hurlent, une ligne shoegaze perçante renverse tout, la mélodie se la joue mur du son, c’est à crever, ça t’arrache la colonne vertébrale, le coeur, les jambes, tout, la montée ultime. Quand tout s’arrête, on entend encore, pendant trente secondes, le grondement des machines, qui viennent d’en chier un maximum, qui n’en peuvent plus, qui capitulent.
Sinon ouai donc, je suis dans le métro, je pense ça. Mot pour mot. A chaque fois. Pire, je pense irrémédiablement, à chaque écoute, que “merde, il faudrait que j’écrive un truc sur ce disque quand même…” Limite j’aimerai bien avancer dans ses pages que c’est un de mes morceaux electro que je préfère. Même pas électro en fait, à l’époque, cela devait être l’un des meilleurs morceaux de musique qui avait pu échouer dans mes oreilles décalquées.
Mais ça fait con, les gens qui liront ça vont se marrer, puis écouteront le tout avec la vidéo youtube que je mettrai en fin de page et trouveront peut être ça “cool“. Ou “pas mal“. Donc cela ne sert a rien de s’enflammer et de partir en vrille. Ouai, si un jours j’écris un paragraphe sur ce morceau, je dirai qu’il est pas mal. Yep, c’est plutôt bien ça, pas mal.










Apres une telle bourrasque, les Bretons ont la bonne idée de nous glisser Delta Force, avec Poor Boy en feat (qui vient de sortir un excellent nouvel album d’ailleurs, Dreamer Are you Sad?). La guitare acoustique fait son retour, fragile, étincelante, épaulée par un accordéon dépressif. Et une voix, cette voix, lancinante, trainante, presque résignée. C’est un folk post-conflict, un tableau désincarné qui s’enrichit d’un rythme rond, en roue libre, semblant obéir à aucune regle ni structure. Ce Folktronica se retrouve petit à petit découpé en rondelle, la gratte va et vient, on croirait à la création droguée d’un spectacle, dont on verrait les fils, les erreurs, les idées abandonnées. Des scratchs discrets fusent, les textes se bouffent, la batterie capitule. Tout se mélange, monte, bug, se renverse, se nécrose, et s’élève vers les nuages dans le même mouvement, grâce à ces notes paraboliques. Superbe petit moment, de solitude poissarde, de recueillement, de choeurs chétifs et malades répondant à un texte “When you wake up, you feel so tired/ Destroyed by the rules of time / Drive a car to the office / Listenin’ to the news from the voice / We only care about Wall-Street fall” aussi fragile et fataliste que son écrin sonore.

Et c’est dans cette pratique, nouvelle, du grand écart, qu’ AKA nous prend de nouveau à contre pied avec Yo, Rap !, petite pépite aux fondations abstract-electro, mais à la tête encore plongée dans les bras de morphée. Ca joue avec les clochettes Plaid-ienne, et une mélodie toute belle tentant d’échapper aux crades textures qui ne rêvent que de la saloper. Deuxième tiers, la litanie se proclame reine, et sort une guitare shoegaze pour nous hérisser les cheveux, et balancer un passage chair de poule. Tout se tait, il ne reste plus que ces clochettes larmoyantes sur une saturation, c’est super beau, tout candide et naïf. Encore une fois surement rien de spécial, je ne sais pas, ce n’est point important.

Ce qui est important par contre, c’est de poser une oreille sur La Nuit s’éternise avec le rappeur Arm en feat, tête pensante de l’ô combien incontournable entité Psykick Lyrikah. Là encore, je me retrouverai surement dans une impasse à tenter de parler de ce morceau héroïque, Hiphop français qui flinguerait l’échine des moins réceptifs au genre. Ce morceau, c’est un flow, impeccable, reconnaissable entre mille, du rennais Arm. C’est aussi un texte parfait, dissertant sur la page blanche, sur ce moment qui file entre le stylo peinant à cracher des phrases et un bout de papier n’attendant que ça. Sur la solitude aussi. Et sur cette ville surtout, humaine, riche, hideuse, noire, personnage à part entière, idée indéfectible chez Psykick Lyrikah. “Et l’heure tourne, mais sans dormir / Par peur d’avoir peur, parce que sans mentir / La fumée calme, les nerfs se calent sur l’arme du verbe et sa plume barricade / Dehors la pluie s’éternise, dehors les rêves se figent et s’écroulent ivre-morts / dehors la ville gronde et grave le sol de ses griffes d’ombre elle brave le seuil dont ils flippent tous / les bronches pleines, le souffle vide à picoler tant de haine / Piliers de comptoirs défiant les demis, enchainant les blondes en ruinant leurs vies / Dehors la ville terrorise, jm’en branle, ma clope altère mon air et ses théories…”
Mais c’est aussi une compo de folie de la part d’AKA, instrue chape de plomb ultra sombre, avec des synthés renversants, écharpant les états d’âmes du vocaliste. Le temps, autre thème central du morceau, on l’a avec ce bruit d’horloge incessant, battement vital et angoissant, mais aussi à travers ces synthés etirés, crasseux, au bord de la crise de nerf, maquillant une progression de plus en plus étouffante, de plus en plus asphyxiante. Pour, encore une fois, une vraie montée, une ascension vers le divin, avec un final absolument renversant, Shoegaze synthétique à pétrifier sur place, saisissant un flow qui devient fou, implacable comme la mort, nous giflant à chaque phrase crachée sur ce lit électro qui me tue à chaque fois. J’ai toujours pas compris comment les trois loustics avaient pu créer un tel morceau. D’ailleurs, la bonne nouvelle dans le fait de ne jamais écrire sur ce disque dans les Chro Auto, c’est que je n’ai pas à me prendre la tête et choisir entre cette track et “Le Dernier Chapitre“, autre morceau ahurissant réunissant AKA et Arm, tendant lui aussi vers la perfection (et présent sur le premier album du Psykick Lyrikah). Impossible de trancher.









Nato semble puiser dans le coté expérimental du groupe, subtilement exposé sur deux morceaux de leur précédant album. Une composition découpée, ensemble de voix inintelligibles, de bruits bizarres, de brisure, de notes éparses. On croirait à du Prefuze lâché dans une machine à laver. Mais ce vitrail sonore va prendre forme autour d’un superbe violon sorti de nul part, grave, superbe, qui va transporter le tout sur un Abstract hiphop cristallin, à tomber, parfaitement placé. Un beat jouissif, qui claque, une mélodie aérienne, une guitare en pleine crise d’asthme. Les anges copulent avec le bitume.

Bizarrement, alors que la fin du disque se profile, le tracklisting décroche. Part lui aussi en vrille. Au lieu de nous filer deux titres de conclusion que l’on espéraient cultes, Bad Thriller se barre. Casse son statut d’album. Moore Choice, avec de nouveau Poor Boy, est une mini vignette d’une minute trente. Pas finie. Mais encore, malgré tout, en progression, avec cette guitare rapidement accompagnée de claviers lunaires, et d’une voix complètement hachée.

Et comme dernier titre, un remix de M83 du titre Jason Lytle d’Aka, présent sur le précédant album (et directe référence au groupe Grandaddy). Pourquoi faire les choses à l’envers, foutre un remix de M83 (grands copains des bretons), alors que, tant qu’à en mettre absolument un, on pouvait inclure la sublime refonte du “Run into the Flowers” de M83 par AKA ? Bon la bonne nouvelle, c’est que ce Jason Lytle (M83 version) est excellent, avec ces guitares et synthés qui partent, comme d’hab avec ce mec, directement dans l’espace. La fin est grandiloquente, absolue, fascinante. Ce titre, c’est une rampe de lancement vers le paradis.











Alors depuis 5 ans, je réfléchis. On fait tous ça avec nos albums de chevet, surtout quand on sait qu’il n’y aura pas de suite. On creuse dans le rien, on construit des théories stériles, on se créé des suites. Je me demande bien si cet album ne serait pas une fausse compilation, histoire d’imprimer une dernière fois les travaux d’Aka sur une galette avant la séparation. Merde, on a que 7 titres, on va caller en plus une chute de studio, et le remix d’un pote. Ouaip. Ca, plus l’étrange diversité affolante, les directions et genres brassés tout au long du disque, entre Electro, Folk, Hiphop, Shoegaze, Abstract… Enfin, ça c’est la vision que j’ai maintenant, car à l’époque, avant d’apprendre la triste fin d’Abstrackt Keal Agram, je pensais, (à foutre ma main au feu), que ce Bad Thriller était un pont bizarre, une porte branquignole et éclatée, hors d’oeuvre parfait d’un nouvel album qui ne viendra finalement jamais.
Et petit à petit, je me suis convaincu que ce troisième album était au final la fermeture de boutique parfaite, laissant déjà perler les amours de Tepr pour les envolées épiques et les morceaux à tiroirs, et ceux de My Dog is Gay pour les guitares et l’utilisation de la voix. LEs morceaux trahissent les racines Rock des deux bonhommes, confirme leur amour du hiphop et de l’electro, et assument le coté mélodique presque pop. Bad Thriller, n’étant pas dans la continuité, mais bien une synthèse parfaite de ce que le duo a fait précédemment, et de ce qu’ils auront fait dans le futur, après cet album (qui écrase les deux précédents). Boule de cristal sonore, sorte de Sampler avant l’heure de ce qu’allait nous servir les deux bonhommes en solo. Abstrackt Keal Agram fera alors la bande son de films porno (si si), quelques titres ambiant, puis plus rien. Depuis, Tepr a sorti un deuxième album culte, produit Yelle, et fait le tour du monde. Son compère a formé Fortune et retourne le web avec son énorme tube Bully (qui était, à la base, un titre composé sous la bannière Aka. Le dernier surement).


Je ne peux pas m’empêcher de me dire que l’album est inachevé, mal torché, court, bancal. Pourtant, chaque morceau, un par un, défoncent, et ramassent la majorité des prods de l’époque dans le même genre. Tant dans leur construction, presque toujours basée sur la prise d’ampleur, sur une progression filant le tournis, que dans leur propension à se renouveler, étonner et accrocher après chaque écoute, même des années âpres : Riviere calme violemment tout amateur d’electronica affolante, La Nuit s’éternise happe les amateurs d’Hiphop français indé, Bad Thriller fascine les amateurs de digressions Noise-shoegaze, Delta Force ravit les coeurs épris d’une Folk des villes…




Evidemment, j’ai pas mal pensé à l’idée d’écrire une bouillasse pleine de compliments enflammés, forcement mal écrite car passionnée, trop subjective et imprécise. J’avais même pensé à caller ça lors d’une éventuelle (non prévue) fermeture de blog, histoire de finir sur un truc qui vient directement des trippes. Ou d’en parler lors d’un éventuel Top 10, trop fatiguant et trop compliqué à mettre en oeuvre, ce dernier changeant tout le temps. (Mais oui, ce Bad Thriller est clairement à positionner dans mon nébuleux et protéiforme Top 10 musical)
Mais rien n’y fait, à chaque fois, une sortie intéressante se pointe, reléguant ce AKA à un “ouai fait chier, on verra ça plus tard“. Et puis c’est un peu foireux de d’énoncer sur un paragraphe que cet album, on l’a écouté jusqu’à en voir les rayures apparaître, que les morceaux ont accompagné certains moments de notre vie, et restent définitivement accrochés à ces derniers. Quand je mets cette phrase sur un Chris Clark, un Mr Bungle ou un Autechre, je ne sais pas pourquoi, mais ça passe, ça me semble cohérent… Alors que sur ce Bad Thriller, ça sonne con, absurde, tant ce dernier est ratatiné. Brillant, sublime mais incomplet, et sans réelle dimension, autre que sentimentale et personnelle.




De toute façon, comment écrire un article sur une galette que l’on aime par dessus tout, sans savoir pourquoi, sans pouvoir en fournir l’explication? Comment faire un article sur le disque d’un groupe mort, sorti sur un label mort, qui de toute façon sonnera anodin pour la majorité des gens ?


C’est simple, on ne le fait pas.















Abstrackt Keal Agram – Rivière















9 Titres – Gooom Records
Dat’











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  1. Skorn Says:

    Haha… Disque que tu m’as fait découvrir il y a des années.
    Yo Rap ! (Echine sensible) et La Nuit S’Eternise me tue systématiquement. (Ce beat et ce flow, bordel)

    Des morceaux qui sont plus sentimentales qu’objectivement incroyable. Il en reste que je te comprends assez bien !

  2. puppet_master, visiteur Says:

    Ah AKA, je l’ai acheté dès sa sortie, je m’en souviens comme c’était hier. A chaque fois que j’écoute rivière avec un de mes meilleurs potes, on a l’impression d’être scotché contre le mur avec ces basses et ce beat qui décroche le cortex, on a juste envie de sortir dans les rues et pousser d’énormes gueulées, track complètement bestial et défouloir à souhait.

  3. vlad1595 Says:

    j’ai découvert la musique electronique avec 3 disques français: B4rbary de EZ3kiel, Radio Ape de dDamage et Bad Thriller de AKA…

    ces skeuds je les ai usés comme c’est pas permis, je connais chaque mocreau par coeur, ils m’ont fait kiffer comme peu d’albums avant et depuis lors…

    Et des 3, c’est (sans hésitation) Bad Thriller que j’aime le plus, donc voila, c’est dire comme je lui kiffe sa maman :love:

  4. funky5, visiteur Says:

    petite info en passant un nouvel album de jamie t va sortir “kings&queens” précédé d’un e.p qu’on peut écouter sur son myspace jette s’y une oreille c’est bien..
    la chanson “the dance of the young prof.” il a pris d’ou cette mélodie connue?
    Bien cool …

  5. janvier18 Says:

    Rivière est “cool”, voir “pas mal” 😀
    Non je rigole lol, il est carrément imparable ce morceau, une tuerie !
    je ne connais pas du tout ce groupe (sa sortie correspond à une pèriode de ma vie où j’écoutais pas grand chose en fait lol), et grâce à toi, je crois que je viens de trouver le disque de mes vacances… ou peut être plus, allons savoir ! 😀
    Alors merci pour la découv’ :)

  6. Morlaix in your head, visiteur Says:

    haaaaaaaaaaaaaaaaaaahahahah

    héhééhé

    …cool

  7. Tepr, visiteur Says:

    Alors là bravo Datura,

    l’article m’a fait ré-écouter BadThriller en entier, merci.

  8. Dat' Says:

    Puppet_Master ==> Héhé, pareil. J’avais d’ailleurs tiré la tronche, comme dit plus haut, car le disque était plus court que le trajet que je devais faire. Barf, résultat, je l’avais écouté deux fois de suite (Chose que je ne fais jamais, ou presque)

    Janvier18 ==> cool si tu découvres avec ces pages. Et ouai le morceau Riviere démonte. Enfin non, il est pas mal.

    Funky5 ==> Ouai j’ai vu ça, vraiment hâte d’écouter ce nouveau disque. L’Ep est cool. Pour la mélodie, c’est ura connu yep, mais genre tellement connu qu’en fait on ne sait pas le nom, peux pas t’aider pour le coup.

    @tous ==> Yep, il est parfois cool de raviver les (bons) souvenirs…

  9. vlad1595 Says:

    c’est un air classique connu, tiré de la Dance Hongroise n°5 de Johannes Brahms

    http://www.youtube.com/watch?v=3X9LvC9WkkQ

  10. MD Says:

    Puissant cet album. “Et La Nuit s’éternise”, je l’ai écouté plus d’un soir! La force de ces morceaux c’est qu’on y revient tjrs, et ça rappelle des ambiances uniques à chacun. Je m’en suis tapé des délire dans la rue, a associer plein d’éléments sur ce son. Pas étonné de voir figurer aussi dans ton article une référence au “dernier chapitre”. Ces deux morceaux me rendent dingues, Rivière défonce aussi. Je découvre ton blog, peut être vais-je y trouver de nouvelles perles encore inconnues à mes oreilles 😉

  11. BEE, visiteur Says:

    Hey Datura, salut !

    Je voudrais soumettre à tes oreilles d’amateur de (bonne) musique un maxi, comment pourrais-je te faire parvenir ça.

    Tu peux me contacter sur benablok(a)gmail.com

    A plus

    Ben

  12. The_King_Rama Says:

    je suis en retard mais osef, c’est toi qui m’as fait découvrir Tepr et déjà je t’en remercie!

    je viens d’écouter Rivière et maintenant ba j’ai plus qu’a me procurer l’album :)

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