Wisp – The Shimmering Hour



You cannot describe the awesome







Il y a parfois du bon dans le fait de ciseler une musique qui rappellera sans détour ses mentors. Wisp, à l’instar de The Flashbulb, fut longtemps considéré par beaucoup comme l’eternel mec voulant faire comme Aphex Twin ou µ-ziq, faisant des excellents morceaux comme Aphex Twin ou µ-ziq, mais sonnant éternellement comme du Aphex Twin ou du µ-ziq.
L’anglais, apres avoir inondé le web d’album et d’Ep digitaux (une bonne dizaine) a signé sur le défunt (et excellent) label Sublight pour deux galettes. Bastonnant avec son Honor Beats, et ravissant avec son remix du Huge Samurai Radish de Raoul Sinier, Wisp pouvait continuer son petit bonhomme de chemin sur la structure de son pote Benn Flashbulb Jordan. Mais voilà que le mec se retrouve, pour son nouvel album, signé sur Rephlex. Rien que ça. Le Label d’Aphex Twin justement, qui avait pourtant annoncé il y a quelques temps qu’il ne sortirait plus que des Lp realisés par les “anciens” de la boite.

Bref, passons les descriptions formelles de l’affaire, perso je n’étais absolument pas au courant de cette histoire, datant d’il y a pourtant un an et entériné par un Ep distribué fin 2008 en autant d’exemplaires que de cheveux sur la tête d’un bonze. Comment beaucoup de ses compères de chez Sublight, je pensais malheureusement que le mec était entre deux label, pas réellement raccroché à une structure, perdu dans la nébuleuse de l’underground électronique. Un album de prévu, oui. Où et quand, aucune idée. Il faut dire que Rephlex, ce n’est pas le char d’assaut médiatique. (Et même si Wisp est surement sur Rephlex depuis plus longtemps que l’on ne le croit, suivez mon regard)
Bref, j’étais assis la semaine dernière, devant un gâteau au chocolat nappé de caramel et accompagné d’une boule de glace vanille (Notez les détails, j’essaie de faire dans le journalisme de terrain) quand une super musique, assez analordienne, me titille l’oreille. Cavalcade de rythmes, synthés à crever, envolées mirifiques. Le soundsystem aidant à rendre le tout assez impressionnant. Surtout devant un gâteau au chocolat. Au moment où le disque se termine, je saute sur mes deux jambes, histoire de glaner des informations sur ce mystérieux magicien. “C’est le Wisp, on a reçu ça hier” “C’est Wisp ? Ah… “

















La pochette fait presque rire pour le coup, encore plus minimaliste (comme souvent avec le label) qu’un packaging Planet Mu : Un feuillet avec un arbre mort, point barre. On évite la photo du mouton ou l’objet non indentifiable en gros plan, mais de peu.
Reste que la musique prime évidemment avec le label anglais, et c’est par un morceau assez classique que débute le disque. Teddy Oggie va balancer ce qu’il faut de nappes oldschool, de crissements analogiques et de rythmes échevelés pour plaire à tout amateur du style. Oh, au fait, Teddy Oggie est un morceau présent depuis un bail sur le Myspace de Brian Tegraskin, le mystérieux pseudo derrière The Tuss. Et là, tout s’éclaire ! Ou pas, et Aphex est encore derrière ce brouillage de piste, il fait ce qu’il veut, c’est le boss. Bref, des notes de pianos se font entendre, un semblant de brouillard tombe sur nos esgourdes. Transition arrivée sans crier gare, Picatrix a deja commencé. Des moog chialent à l’horizon, des grésillements s’invitent, ça titille l’échine. Et vlan, un gros pied Techno déboule, transformant la calme fresque en montée imparable, basculant rapidement dans un écrin épique, avec mélodie qui vrille, synthés angéliques et beat énorme. Le tout va se tordre graduellement, imploser, vriller, crever. On croirait presque entendre la fin d’un morceau de Wxfdswxc2. Sublime. On était parti pour une virée electronicanalordienne tranquille, on se retrouve avec une fusée qui transperce le ciel. Et la montée, on se la prend en pleine gueule.

A peine le temps de remettre les pieds sur terre que Keeper Of The Hills nous ressert un terrain plutôt calme. Allez, impossible de se faire surprendre. Le rythme sautille, la mélodie est candide, c’est joli, cela s’enroule à n’en plus finir, hypnotique. Coeur arraché une nouvelle fois, une explosion rythmique drill défonce tout, rageuse, ultra sombre, superbement amenée. On redécolle, ça fuse de partout, des choeurs fantomatiques chantent au loin, ça commence à devenir putain d’épique, grosse nappe trance, mandale, des moogs interviennent pour te piétiner les trippes, c’est l’espace qui te tombe sur la tronche. Tout se calme, le morceau semble se conclure, mais la course reprend comme jamais avec une espèce de harpe qui part en couille façon jeux vidéos stage psychédélique. L’un des plus beaux titres de la galette, sans hésiter une seconde. Une electronica épique. Pas d’autre terme en stock.

Que les puristes se rassurent, il y a des morceaux dans la grande tradition du genre, comme ce Flat Rock qui fera obligatoirement penser à du µ-ziq période Lunatic Harness, avec cette Drill’n bass feutrée, servant de longs notes de synthés limpides, et une petite explosion cristalline qui fera du bien à la colonne vertébrale. Ou le superbe et aérien Seaway Trail, laissant gambader une jungle acérée ultra-rapide, mais sans jamais exploser, restant en retrait, le tout sur une mélodie jouant avec les échos, entre compo de mégalopole futuriste et chant post-apo. Au moment ou le soleil se lève sur une terre dévastée, ravagée, cadavres pourrissant encore sous le chant des oiseaux.










Mais l’intérêt premier du disque se trouve justement dans cette alternance parfaitement dosée de tracks analordiennes classiques, et de cavalcades oniriques à tomber, cathédrales d’évènements apparaissant toutes les minutes, transformant une base presque banale en fresque superbe ou déjantée. Et surtout, de varier les pattern rythmiques. Cultus Klatawa va partir sur un métronome de nouveau Techno, beat pilonnant dur, partant en spirale, sur une mélodie aérienne. Break, des violons guillerets prennent la main du beat qui s’affole, des choeurs se font entendre, c’est la Techno dans la cathédrale comme disait l’autre. C’est déjà parfait, mais Wisp va faire partir le tout dans une jungle ciselée comme jamais, encore une fois épique avec le soulèvement mélodique et les petites paillettes sonores qui apparaissent de partout. Ascension sublime, paie ta fracture de l’échine. Tout pourrait se finir, on en aurait déjà clairement pour notre argent, mais la piste va partir dans un délire Acid déstructuré, se fracturant à chaque effet lancé (On sent que le mec a bien du se marrer derrière ses machines), pour finir sur une dernière accélération presque oldschool, crevant sur les violons du départ. Sinon juste âpres le morceau, on fait retour arrière pour le réécouté, car on a rien compris mais c’était trop beau donc on en veut encore.

Sinon il y a le monolithe Summoner’s Hollow, qui du haut de ses 7 minutes, nous embarque sur une hypnotique intro christique, entre chants d’églises et échos intrigants, qui vont vite se faire violenter par un beat disloqué et un moog mortuaire. Ce dernier va joliment nous pousser au suicide en jouant avec nos trippes, avant un break presque atone, laissant perler des violons à chialer. Tout s’emballe, tout était triste mais maintenant ça baise comme des porcs, violons, moogs, pulsation sourde indescriptible s’écrasent sur une course mélodique et rythmique affolante, ça canarde les tympans et ça viole le coeur, nous laissant complètement abasourdis sur le parvis de l’église du départ, avec une simili-harpe pour seul compagnon.

Bon il y a aussi l’énorme track drill Katabatic, le délire moyenâgeux un peu alien de The Shaper ou l’électro bien dark de Rim World Walker (la progression du tout est encore à se damner), mais je sais pas trop quoi dire, j’ai épuisé mon stock de synonymes façon superbe, trop bien, à crever, j’aime la vie, la folie, c’est beau, tout ça.










Mais manque de pot pour mes synonymes, la fin de l’album est absolument mirifique, genre tu entends les trois derniers morceaux d’un coup t’a l’impression de te faire renverser par un camion qui transportait une cargaison de ninjas musicaux qui ont pour mission de t’arracher la gueule comme tu t’es rarement fait arracher la gueule en te lançant leurs petites étoiles en fer là, qui se plantent facilement sur un corps paniqué. Et pas que la gueule aussi, parce qu’il y a aussi la colonne vertebrale qui part en morceaux, les tympans, la mâchoire, et la peau aussi. Mais la peau, c’est après avoir eu le temps d’avoir eu la bonne chair de poule. Celle qui te paralyserait presque, qui te redresse d’un coup, et qui te fait dire “putain mais c’est quoi ce bordel, c’est absolument mortel, arg faut que je monte le son mais il est déjà au max, aidez moi j’étouffe”. La track qui te souleve, qui te brise la nuque et qui te laisse pour mort. Ce morceaux, c’est Hidebehind. Qui est affolant pris seul, mais qui prend tout son sens au milieu du reste. Parce que Hidebehind c’est tout d’abord une espèce de montée trance-pute qui te martyrise les sentiments tellement c’est beau, entre claviers qui font tudududu et snares en mode épilepsie. Donc ouai, chez Rephlex, pendant deux minutes, c’est nightclub avec midinettes en minijupes et stroboscopes qui t’égratignent la rétine. Machine à fumée, Dj qui lève la main et verres de vodka. Mais tout se renverse, Idm candide te voilà, Aphex Twin est dans la place et vire tout le monde à coup de talon, avant de se faire mettre dans un placard par un long break de synthé sublime, genre The Flashbulb et son Lucid Bass III. C’est beau, tes complètement décalqué et tu laisses tomber ta tête en arrière en bougeant comme un camé, qu’importe l’endroit, l’ivresse est là, et elle te bastonne. D’ailleurs, le Dancefloor te retombe sur la gueule avec violence, toutes les ambiances se mélangent, l’electronica se frotte aux portes jarretelles, et toi tu souries, parce que tu viens de prendre ton pied d’une façon absolument monstrueuse. Les “Wouhou” façon hit-machine qui interviennent parfaitement sur la descente matinée de violons finissent de t’achever à grand revers de main en pleine tronche. Deux mots pour résumer le truc : Putain. Et épique. Encore une fois.

Et voilà que Fire Above, après une intro grésillante parasitée par des choeurs folkloriques, part dans un trip Blade Runner à grand coups de synthés nauséeux et de voix graves. On pense aux vieux µ-ziq, mais pas trop longtemps parce que le morceau part dans une drum’n bass ecclesiastico-chiptune. C’est fini ? Non évidemment ! Après un break caverneux, des violons irlandais entament une ronde enjouée, c’est complètement incongru mais quand tout part en couille ça devient évident, voir absolu. Ais-je déjà utilisé le mot épique dans cette chronique ? Oui ? Ah merde. A tel point que le slow débile des trente dernières secondes paraît tout à fait normal.

Dernier morceau. Winter Of Flight. Apres tout ces morceaux en diamants, après toutes ces attaques, toutes ces montées, toutes ces cavalcades, tous ces arrachages de mâchoire en mode dentiste professionnel, il fallait quoi ? Un morceau qui te piétine. Qui te file l’envie de chialer. Qui te martyrise le palpitant. Ce dernier morceau, ce n’est rien que des violons, foutus dans une bonne couche de bruits numériques cradingues. Rien que des violons. Qui déversent une mélodie qui te coupe les jambes. C’est surement rien comme ça, mais après un album pareil, ça fait un effet boeuf. Surtout que Wisp ne se la joue pas instrument en solo qui pleure dans une salle vide. Non c’est l’effet de masse qui prime, genre 50 cordes empilées qui chialent sur ta gueule. Genre shoegaze de violons. Dans l’intro je disais avoir entendu un peu de l’album devant un gâteau au chocolat. Ben la brochette musicale finale en faisait partie. Et à cause de ça, j’ai oublié de le finir, ce foutu gâteau.












Je ne sais pas trop quoi dire en conclusion. Il faut juste souligner que la structure de l’album est assez balaise, la plupart des 14 titres tournant autour des 5/6 minutes. Vu la foisonnance et la richesse du tout, l’album risque de se laisser arpenter pendant de longs mois, à découvrir de nouveaux détails à chaque écoute.


Alors bon, je vais faire vite. L’album est énorme. Il m’a scié. Ecrasé. Vraiment vraiment. Le lien entre Idm neurasthénique, sonorités Rephlex et progressions épiques est parfait. Oui, on peut trouver ça ampoulé, ou grandiloquent. Ouai ouai, les références sont toujours là quand on écoute Wisp, impossible de ne pas penser à AFX ou Paradinas en parcourant ce The Shimmering Hour. Mais bon, je ne sais pas ce qu’a bouffé Wisp en composant cet album, mais il peut arrêter la musique, no problem, il peut mourir tranquille, il vient d’accoucher d’un disque absolu.
Je ne sais pas, je suis un peu perdu devant la richesse du disque, devant sa construction, devant les émotions qui ont afflué durant les (multiples) écoutes. (évitez les extraits de 30 secondes sur le net d’ailleurs, et gaffe aux preview and co, aux infos erronées… L’album devait sortir il y a un an en plus) J’ai l’impression qu’il va falloir que je m’y plonge encore pendant quelques mois avant de voir le brouillard se déliter. Mais impossible d’attendre, je voulais en parler dans ces pages, quitte à lâcher un papier bancal.



L’équation est simple :

Si vous aimez le mélange Drill’n bass / Moog qui chialent / Violons / Mélodies presque émo / Synthés sublimes / Jungle affolée / Aphex Twin / Déstructurations lumineuses / Trucs épiques / Eclairs techno / teintes Rephlex analordiennes / Electronica à crever… (oui oui, tout ça en même temps, sur le même disque)
N’hésitez pas une seule seconde, on ne trouvera surement pas quelque chose d’aussi énorme dans le genre pendant un bon bout de temps.













Wisp – Cultus Klatawa (et non pas Summoner’s Hollow)











14 Titres – Rephlex
Dat’










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  1. funky 5, visiteur Says:

    beau à chialer, tous ce que j’aime.Déjà commander.Pour ceux qui n’en peuvent plus d’attendre il y a quelques albums à télécharger sur son site…
    Depuis le temps que j’attendais un album de cette trempe certainement aussi bon que la découverte de bogdan racz… machin chose même si c’est pas vraiment le même style.

  2. Maximus1er Says:

    Oh la p’tite claque là en écoutant l’extrait 😐

    Bon j’ai trouzemille trucs à écouter en ce moment mais je rajoute ça sur ma liste direct. Merci pour la découverte mec.

  3. Skorn Says:

    L’extrait défonce. Un concentré de tout ce qui me fait le plus vibrer dans le genre… Je te préviens dès que j’ai le skeud en poche.
    En attendant je me repasse le morceau.

  4. El_pingouino Says:

    Très appétissant 😎

  5. K, visiteur Says:

    c est clair l extrait est magnifique. Merde je crois que je vais devoir faire un saut a Warszawa aujourdhui choper le cd.
    sinon t es aller a Womb hier? je suis arriver super tard du coup j ai louper Tim Exile ( apres le live que j ai vu sur Grandcrew je voulais vraiment voir ca…), et j ai aussi louper une bonne partie de Clark mais j ai quand meme eu droit a un morceau de Clarence Park :)

  6. Dat' Says:

    @tous ==> et encore, la qualité de son sur youtube est vraiment pas top là, au casque et avec le disque, ça pète de partout…!!

    K ==> Ouai tu le trouveras là bas sans problème (moins cher qu’autre part même je crois). Sinon non je n’ai pas pu aller au live de Clark hier… :/

  7. mahl, visiteur Says:

    Râh, sublime !

    Malheureusement disponible qu’en import au Japon pour le moment, je vais devoir patienter un peu – en espérant l’un ou l’autre bonus track.

    Merci pour cette découverte !

  8. Dat' Says:

    mmm à mon avis, au japon, il restera dispo qu’en import…

  9. mahl, visiteur Says:

    Vi, je me suis un peu emporté, désolé : /

  10. Beber, visiteur Says:

    ah Datura, j’apprécie vraiment tes reviews, je ressent les memes choses!!…pis ca fait plaisir de voir cette musique reconnu. L’IDM est pour moi l’un des courant les plus forts de la musique électronique, le plus complexe, le plus puissant!! ca prend vraiment les trippes !!! je ne vais pas comparer ca à du classique mais quand l’artiste est un génie, on atteind un truc qui ne s’écoute plus mais se vit !! ahalalal qu’est ce qu’on ferait pas sans la musique 😀

    Bref, en tout cas Wisp ca défonce, benn défonce ( The flashbulb a masteriser the shimmering hour ), et lIDM défonce!!!

    D’ailleurs ce week end ya tout le label warp qui s’invite a la cite de la musique pour ses 20 ans!
    genre samedi y’aura Aphex Twin, Flying Lotus, Leila, Clark, Plaid (OMG)…etc etc DE LA FOLIE QUOI !! 😀

  11. el_keke, visiteur Says:

    Wisp il est très fort.
    Il mérite sa place sur Redphex.

  12. janvier18 Says:

    excellent, merci pour la découverte :) (comme d’hab lol)

  13. Beber, visiteur Says:

    autant pour moi! The Flashbulb mix/master le cd de Kettel et pas celui de Wisp ! dsl !

  14. Dat' Says:

    Beber ==> J’avoue que je ne serai pas contre une petite review des 20 ans de Warp, sur un commentaire, si quelqu’un y va !!!
    Sinon ouai j’ai cherché partout pour Benn Jordan je ne comprenais pas, avant que tu fasses la rectification ! 😀

    Je ne savais pas que Kettel prevoyait une nouvelle galette…!

    El_ke ==> Yep, je crois qu’il merite sa place n’importe où avec un disque pareil, le truc est immense, je suis encore soufflé, apres 3 semaines d’ecoutes intensives… !

  15. janvier18 Says:

    Je viens de reçevoir mon exemplaire il y a quelques jours(merci amazon pour le mois d’attente lol), et c’est vraiment super.
    J’ai pas encore pu bien tout écouter correctement (je bloque sur les pistes 2 et 3 lol), mais c’est le genre de disque que je savoure sur le long terme de toute façon :)
    une fois encore, merci pour la découverte, je ne suis pas déçu du voyage (c’est le mot) 😀

  16. Edible Says:

    Moi je suis un peu las de l’electronica, je connais trop bien son esthétique, ses ambiances, j’ai ressenti les émotions que vous décrivez avec d’autre disques. Mais depuis quelques années je prête très peu d’attention à l’actualité du genre, qui ne provoque plus guère de choc esthétique chez moi. Ce disque n’a pas ranimé la flamme. Il est bien fait, oui. Réécouter un de mes classiques persos, un de ceux qui m’ont fait découvrir les sommets du genre pour la première fois, m’émeut davantage. Par nostalgie pour une certaine période de ma vie.

  17. Dat' Says:

    Edible ==> Je te comprends, c’est un peu la même chose pour moi a dire vrai, j’avais un peu exprimé ça dans la chronique du dernier Yimino. Je pense que c’est plus à cause des sorties moins “violentes” niveau émotions tout simplement, comme si le tout s’était un peu lissé. Apres, il y a justement quelques sorties qui renvoient aux émotions “d’antan” (ahah), genre ce Wisp, genial, ou le Yimino, ou le Joseph Nothing…

    En gros j’attends le Plaid comme un mort de faim, pour voir s’il va réactiver mon palpitant… !

  18. Comix Says:

    “(Et même si Wisp est surement sur Rephlex depuis plus longtemps que l’on ne le croit, suivez mon regard) ”

    Je ne sais pas où tu veux en venir avec cette phrase, mais plus j’écoute ce disque et plus je me demande si AFX n’est pas aux commandes, cette douce tristesse, cette efficacité dans l’émotion, le côté coup de vieux avant l’heure façon The Tuss, comme si l’éléctro avait désormais assez de bouteille pour pouvoir piocher dans une histoire de vieux sons remis au goût rythmique du jour pour faire plaisir aux nostalgiques, ça pue le Aphex Twin à plein nez ! Nan ?…

  19. Dat' Says:

    Pour ce que j’entends par ma phrase, et bien justement, tu le dis dans ton comment 😉

    “le côté coup de vieux avant l’heure façon The Tuss”

    Wisp est Wisp, pas Aphex, ça c’est sur. C’est plus ce que je dis dans le premier paragraphe apres la cover.

    En fait c’est le morceau Teddy Oggie qui etait sur le myspace de The Tuss (il y a un bail) et qui se retrouve 2 ans apres sur l’album de wisp.

    donc 99% de chance que:

    The Tuss = Teddy Oggie
    Wisp = Teddy Oggie
    The Tuss = Wisp.

    A moins que cela soit une blague à la Rephlex.

    Dat’

  20. Comix Says:

    Aaah, donc The Tuss en fait c’est pas AFX mais bien un groupe à part entière, pourtant, certains indices tendent à prouver le contraire, notamment un morceau du maxi rushup edge qui aurait été joué lors d’un concert d’Aphex Twin mais bon, les rumeurs… Et puis dans le fond on s’en fout, mais c’est tout de même étrange qu’un artiste prolifique comme Aphex Twin n’ait rien pondu depuis belle lurette…

  21. Dat' Says:

    Non, The Tuss pour moi, c’est Wisp !
    (vu le morceau commun pour les deux)

    Dat’

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