BOREDOMS – Live Shibuya o-west Tokyo


Band : Boredoms

Location : Shibuya o-West

Pics by : Dat’


En me dirigeant vers le Japon, j’avais quelques missions en tête : Voir en live ou serrer la pogne de Tha Blue Herb, World’s End Girlfriend (nouvel album pour Septembre d’ailleurs, et qui devrait pas mal ressembler à ce que l’on entend en live depuis quelques mois) et surtout Boredoms. Si croiser là bas les deux premières formations n’est pas un problème, la formation culte de Eye est elle difficilement saisissable. Pour y aller franchement, il ne faut pas chercher une once d’objectivité dans mes propos dès qu’il s’agit des Boredoms : Fan absolu de la formation, défenseur acharné de tous leurs changements de style, fier comme un naze de ma collection de disques du groupe, encore plus complète que le rayon de Disk Union… Je n’avais pourtant jamais pu aller écouter le chaos tribal de Eye et sa clique, vu que l’entité tourne majoritairement aux USA (ce qui n’est pas dans le même quartier) et en plus souvent lors d’événements franchement sélectifs, ce qui ne facilite pas les choses (les 77 batteurs sous Brooklyn, le concert de trois jours sur un bateau avec Gang Gang Dance pour célébrer une éclipse, des events qui ressemblent plus à une secte de crevés qu’à un concert traditionnel…) Alors forcément, avoir l’occasion de voir le groupe à Shibuya, et donc sans se tartiner deux jours d’un festival hippy noyé dans la bout au fin fond d’une foret nippone (c’était le lendemain ça), c’est presque inespéré.

La formation du soir, autour du chef d’anarchie Yamantaka Eye, c’est 7 batteurs en cercle, dont les deux membres à part entière du groupe, Yojiro et Yoshimi (aux keyboards aussi) et Zach Hill en guest-star. L’autre élément incontournable du groupe, c’est la fameuse Sevena, inventée par le leader de DMBQ (présent aussi sur ce concert), structure regroupant 7 guitares collées les unes aux autres, permettant à Eye de faire trembler le quartier entier en tapant dessus avec une perche (on risque pas de se jeter sur lui pendant le concert en tout cas, Gallagher devrait faire la même chose). Il y avait sur scène deux variantes de la Sevena, donc 14 guitares collées les unes aux autres, pour un joli nombre de cordes pouvant éructer en même temps. Les tympans en bavent encore.

Niveau musique, tout est millimétré comme jamais, les 7 batteurs (avec un Yojiro qui arrive sur scène avec son bordel porté par la foule) sont impressionnants de puissance, tout est parfaitement synchronisé, le niveau sonore est écrasant, ça tremble de tous les cotés, avec des rythmes déments, décomposés par la demi-douzaine de matraqueurs de fûts. Eye, lui, perd graduellement la boule, passant de frontman rassurant à animal hurlant en plein nervous breakdown, sautant dans tous les coins en avalant son micro. Il se met même à grimper sur la Sevena sous l’oeil inquiet de ses comparses, actionnant l’engin à coup de talon ou de poings, les cordes sautant à chaque offensive psychotique du Japonais. Highlight du concert, et petite larmichette pour les fans, le groupe va balancer une version gigantesque d’Acid Police, se retrouvant ici étirée sur plus de 20 minutes, passant de la version punk régressive du Cd à une grande fresque tribale épique, à s’en flinguer la colonne vertébrale. On aura même le droit à deux morceaux inédits qui ne font qu’augmenter nos attentes d’un “vrai” nouvel album.
Bref, un live absolument génial, purement jouissif, avec une section rythmique comme je n’en ai jamais vu en live (sincèrement), un Eye cathartique, complètement halluciné, digne de son aura culte/dérouillée qu’il cultive depuis ses concerts de sauvageons au sein d’Hanatarash, et ses réunions quasi-religieuse organisées avec Boredoms. Malgré une absence d’album depuis un bail, le groupe confirme son statut d’empereur/légende du Tribal-rock. Bien trop psychés, perchés, drogués, pour être rattrapés par leurs concurrents, Eye et ses potes sont tout simplement dans une autre galaxie. / Dat’


The Boredoms start off sensible enough; a crowd-surfing drumkit, which deposits its drummer onstage before crowd-surfing off to who knows where. Nice entrance. There’s also a ring of drummers, surrounding Eye, the dreadlocked lead. Things take a turn for the weird as the gig proceeds – Eye sits in the middle of his drummers, producing strange noises (both electronically and vocally), pausing ocasionally to whack at a wall made of guitars with a stick. Quite literally. The drummers are impressive – continuous, intricate drumming for a couple of hours at breakneck pace. They’re captivating to watch, and not just because you’re sure one of them’s bound to slide onto the floor.

The music itself is bizarre – Boredoms songs are long, percussion focused, and abstract. Not for the short of attention span. The vocals deserve particular mention – mostly non-lyrical, or at least incomprehensible, with occasional forays into animal noises. Basically, essential listening if you’re into twenty minute versions and weirdness. / Darren_w


Un peu plus de Boredoms dans ces articles :

Boredoms – Vision Creation Newsun
Boredoms – Chocolate Synthesizer



Boredoms – Vision Creation Newsun




Boredoms – Super Go(ing)




Boredoms – Acid Police




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