Rhythm Droid – Zingaro Remix and more…


Sundown / Sunrise (attention, article corporate)



Faire une chronique ne serait pas super pertinent, car Rhythm Droid est un pote. Deja que ces pages ne débordent pas d’objectivité. Mais il fallait que j’en parle d’une façon où d’une autre. Sur le nouveau LP du grand Shinichi Osawa, constitué de remix de son SO2 sorti en début d’année au Japon, il y justement un remix de Droid, sur le morceau Zingaro. Et que ce remix démonte. Malgré toutes les contraintes, il arrive à casser le coté cabotin et bourrin de l’original pour filer vers un truc épique-émo dingue, après une introduction piège. Cela ne s’arrête plus de filer vers le ciel.

Rhythm Droid, c’est un mec qui deviendra important, parce que trop talentueux pour rester dans l’ombre. Parce qu’il n’y en a pas deux non plus. Cet américain a arpenté Tokyo pendant des années, vivant dans le cœur d’Harajuku. Un des seuls de la mégalopole à faire des lives 100% hardware. A se trimballer 15 kilos de matos (boite à rythmes, synthés, basslines) à chaque fois, et assurer un live 1 heure sans se planter. A balancer des refontes presque christiques de Nightcrawlers ou le Can You Feel It de Mr Fingers. Quand il scande les lyrics, il est prophète. Il a joué dans tous les clubs crades de Tokyo. Il a fait des lives sur les toits. Il a produit des tracks dans sa piaule pendant des années. Il construit des instruments complètement cramés, ou se façonne carrément sa propre Roland 303 maison. Manque de pot, si Tokyo est clairement la terre promise pour la création et la folie, ce n’est pas forcément celle permettant de vivre de sa musique. (Le systeme des live-house japonaises étant bien particulier) Alors il va arpenter Berlin à partir de 2011, et si vous vivez en Allemagne, vous avez une putain de chance.

Un jour, ce mec m’a dit “Quand j’étais aux USA si tu m’avais dis que je me baladerais un jour avec des lunettes sans verre sur le nez, et des pantalons déglingués à la mode Harajuku, je t’aurai foutu mon poing dans la gueule. Mais maintenant, tous ces trucs, je ne peux plus m’en passer, parce qu’en vivant ici, tu es obligé de tomber dedans”. Rhythm Droid, c’est surement le mec que j’ai croisé qui a le plus pigé la vie à Tokyo. Qui me l’a le mieux expliqué aussi. Parce qu’il ne vivait pas dans cette ville, il vivait avec.  Elle est partout dans sa musique. Mais comme pour les lunettes sans verre, R.Droid s’adapte à tout, et ses morceaux transpirent Detroit, l’esprit de Chicago, mélancolie electronica voir même une pointe de French electro. De Rhythm Droid, on en reparlera dans ces pages l’année prochaine. En attendant, il faudra écouter ad-nauseam ce morceau, qui démonte.


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Declaration of bias: Rhythm Droid is a friend. Maybe we shouldn’t be writing about him, but we have to talk about him one way or another. The new LP by the legendary Shinichi Osawa is a remix collection of his last album SO2 (released early 2010). On this new remix LP, there’s a remix by Rhythm Droid. And this re-imagining is neat, killing the whimsical circus atmosphere for an epic and emo progressive track.

Rhythm Droid is a guy who’ll be important someday, ’cause he’s much too talented to stay in the dark. He’s an American, who lived in Tokyo, in the heart of Harajuku, for years. One of the last to still do 100% hardware lives – carrying 15 kilograms of rhythm boxes, synths and all the rest, every fucking time, and doing a one hour live without a single little mistake. Live on the wire. Playing his own versions of Nightcrawlers or Mr Finger’s Can You Feel It; when he spouts the lyrics, he’s a prophet. He’s played from the dirtiest clubs in Tokyo to the most-hyped. Played lives on roofs in Shibuya. In his room, he produced more tracks on his own than bullets in a Rambo movie. Built his own fucked up electronic devices, his own homemade Roland 303. Unfortunately, if Tokyo is absolutely the best place on earth for creativity and an open mind, it’s not the best town to live on money from your music. Damn concert system. So he’s off to Berlin for a while, and if you’re living there, you can consider yourself a lucky bastard.

One day, Rhythm Droid told me “When I was living in the USA, if someone had told me I’d wear fake glass-less glasses and crazy colourful pants, I would have punched him. Now I can’t live without all this stuff, because when you live in Tokyo, you have to fall for all the freedom and craziness”. He’s surely the guy I’ve met who understands Tokyo the best, or at least, could explain Tokyo to me in the best possible terms. He wasn’t living inside Tokyo but with it, and in his music you can feel Tokyo everywhere. But, like he is for fake glasses, RD is open to everything, and his tracks are sweating Detroit, Chicago, electronic melancholia and even some dirty French house. We’ll talk of him again in these pages. Until then, just listen ad-nauseam to this really cool remix:



Rhythm Droid – Zingaro Remix :


Shinichi Osawa – Zingaro (Rhythm Droid Remix) by SO2 REMIXES



Plus un live improvisé sur un toit d’Harajuku que j’avais pu filmer il y a quelques temps, de sa serie Live Techno Jam, c’était dangereux pour ceux qui ont le vertige mais les nostalgiques apprécieront le morceau  :






Rhythm Droid bonus pics :



Photos, text & video by Dat’

English saviour is Darren_w

Rhythm Droid myspace : http://www.myspace.com/rhythmdroid/

and youtube channel


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  1. cardiattack Says:

    Raaah, Nightcrawlers, toute mon enfance… Comment t’as réussi à filmer ça ?

    Pour les photos, j’aime beaucoup “Roof 4″ (il pleut des arc-en-ciels !), “Shibuya crossing” (la tête de blasé + la tête des gens = win, ça me rappelle Times Square où j’étais hier encore…), et le joli portrait “Roof 33″.

  2. Dat' Says:

    Héhé, les bonnes années ce morceau, effectivement !

    Ben pour filmer, c’était assez tendu à dire vrai, monter le matos, c’était une horreur. Pour accéder à cette plate-forme, c’est par une échelle exclusivement (imagine le bordel qu’il fallait monter en plus…) et le timing etait serré car on ne voulait pas louper le coucher de soleil. En plus avec le Fisheye, cela agrandit un peu le tout, mais c’était vraiment pas grand là haut, et si je ne suis pas un grand traumatisé du vertige, avec le vide autour, je n’étais franchement pas tranquille au départ ahah. (Surtout quand un pote a lâché l’idée classique du “et si il y a un tremblement de terre?”)

    D’ailleurs on ne le voit pas très bien sur la video, mais à 2min32, quand il commence à danser, j’ai bien cru que qu’on allait devoir le ramasser dans la rue, trop près du bord. Au final on a shooté un live de 45 minutes de videos, en alternant dans nos têtes entre le “putain c’est mortel” et le “putain il y en a un qui va mourir avant la fin” ahah.

    Dat’

  3. cardiattack Says:

    Le résultat final dépote en tout cas, avec le fisheye c’est génial.

    J’étais en train de me remater la vidéo, et j’ai cru voir une grosse chose rouge (pardon, rose !) : c’est ton ESX qu’on voit ??? ^^

  4. Dat' Says:

    Non, c’est l’ESX de Rhythm Droid ahah. Je n’ai plus de ESX d’ailleurs, en partant de france je l’ai troqué contre une MPC500 (je le regrette un peu maintenant d’ailleurs ! ). J’ai acheté une Roland 606 il y a peu par contre, pour que dalle, que justement ce Mr Rhythm Droid m’a modifié pour avoir des bon gros kicks de bourrin (le son des kick de la 606 usine, c’est un peu rachitique quand même…) grâce à un boîtier externe.

  5. janvier18 Says:

    super la vidéo ! :)
    Tu me feras mon clip ? :fou: LOL
    + sèrieusement, super ambiance, et c’est cool d’avoir ton vécu dans les com :D , on s’approprie encore plus la vidéo ;)
    maintenant, question de noob : un fisheye, c’est un objectif qui donne l’effet “boule” ?
    Ah oui, c’est bien l’ESX ?

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