Squarepusher – Numbers Lucent



Chronique d’une montée annoncée






22h30 :

Les chaussettes ne sont pas de la même couleur. Pas rasé, on se rassure en se persuadant que cela cache les cernes. Une dernière bière avalée d’un trait. Les clefs de l’appart introuvables, logées avec la télécommande et une fin de saucisson entre les coussins du canapé. Je m’énerve. J’ai rendez-vous. Il y a une demi-heure. Donc en retard. Course dans les escaliers, la voisine gueule contre son gamin, qui vient de décapiter la baguette avec la lourde porte de l’ascenseur.
Bagnole en vue, Pv bien callé sous les essuie-glaces, on se torche mentalement avec. Un pote m’attend dans un bar guindé à la con, où le Perrier est aussi cher qu’une auto de collection. Je fais la gueule, mais je prends sur moi, c’est l’histoire d’une demi heure maximum, le temps de le convaincre de s’arracher de ce bouge doré, pour fouler des terres nocturnes plus escarpées.


















23h05 Zounds Perpspex :

Accoudé au bar, Alex fait le beau, son martini dans une main et la barmaid dans l’autre, tentant de renverser cette dernière avec une prose passablement érodée par l’alcool. Il ne traine pas. Je commande une bière (on ne se refait pas), ce qui provoquerai presque l’hilarité du serveur, me disant non sans dédain qu’il “va voir si je peux vous trouver ça”. Mon pote, à peine échaudé d’avoir été traité de ringard par la demoiselle, fonce s’enfermer aux chiottes pour pisser les premiers litres de casse-poitrine. Je m’emmerde, le cul posé sur ce beau canapé rouge. Alors je bascule la tête, et je tends l’oreille. La musique est étonnante, retient mon attention, là où l’établissement est normalement plus coutumier de la compile made for ascenseur.
Des synthés Dance, un peu vintage, s’enfilent sur une mélodie vaguement jazzy, me rappelant le titre de quelqu’un, sans pouvoir poser un nom dessus. Le beat est drum’n bass, assez enlevé, mais bien en retrait, évitant donc de choquer les clients autour de moi. La montée du milieu me redresse, je reprends une gorgée, Alex semble s’être noyé dans les chiottes. Un morceau qui pourrait être passe partout, mais qui peut se prévaloir d’une classe non négligeable. Parfait pour butiner en costard autour de consommations hors de prix, parfait pour se marrer dans une caisse pourrie avec des amis… la dualité du morceau est intéressante, exacerbée, par ses claviers un peu pute et cette basse free-jazz plutôt sérieuse. Alors je me laisse absorbé par la musique, le nez dans mon verre, à attendre.
Les gens me perçoivent comme un mec plein d’assurance, un peu distant mais cool.






23h35 Paradise Garage :

L’autre zozo se fait attendre. Trois solutions : il a du se faire intercepter par une connaissance / Il retente le coup avec la barmaid / Il s’est étouffé avec l’essuie-main en tentant de distraire un nez plein de coke. Les verres se multiplient sur ma table. Une demoiselle habillée d’un léger tulle bleu a voulu me taxer une clope. Un mec suant aux yeux exorbités aussi. L’atmosphère se réchauffe. La musique se pare d’un écrin plus rythmé, toujours mélangé de synthés rave old-school et de lignes un peu jazzy. Je remue la nuque, je me sens bien, j’ai envie de claquer des doigts et de taper discrètement en cadence sur la table. Mais l’alcool commence son travail de sape. Par trois fois, pendant le morceau, je me tape des vertiges qui me surprennent, comme si j’étais aspiré dans un gouffre. Surprenant, mais ultra plaisant.
Je plane, je perds un peu le fil du rythme, à moins que ce soit ce dernier qui s’emballe. Difficile de dire si le morceau est lui-même parasité par ces ellipses célestes, ou si c’est mon état qui déteint sur le panorama sonore. J’ai envie de fermer les yeux et de me laisser aspirer quand la boucle cristalline refait surface.
Les gens me perçoivent comme un mec amical et convivial, mais rêveur et passablement cramé.






00h10 Heliacal Torch :

Apres de longues tractations, ensevelies par du liquide financé par mes soins, j’arrive à traîner mon pote dehors. Pas très loin, quelques rues à traverser, pour passer dans un endroit qui passe de la musique électro un peu plus sauvage. L’une des seules caves à encore passer des vieux Warp ou Rephlex, sans distinction, au milieu d’autres bombes un peu plus dancefloor. Les gens dansent, parlent, boivent, se frôlent dans une obscurité quasi-totale réconfortante, à peine mise à mal par les assauts de décibels. Je manque de tomber dans les escaliers, file au bar, en traînant l’autre sacoche, qui rechigne en maugréant dans son col de chemise, trouvant le son “trop glauque” , avec ces bleeps acid et ce clavier un peu grave, martyrisé par des beats irrespectueux d’une quelconque bienséance rythmique.
Ca fuse, drum’n bass épileptique, je me sens revivre, les vagues de synthés super chelou me renversent peu à peu, je tente de rester stable, même si l’envie de me transformer en zébulon est forte. On s’en envoie d’autres derrière la glotte, les perspectives changent peu à peu, la salle bascule dangereusement. La conscience s’étiole, on alterne excavations sur la piste de danse et mode “pied de grue” contre le bar.
Les gens me perçoivent comme un mec joyeusement torturé qui a envie de danser en riant pour effacer ses idées noires.






01h20 Star Time 1 :

Je danse depuis pas mal de temps, étreignant mon verre comme si ma vie en dépendait. Les beats acérés me percent la gueule, me soulèvent, se transforment en coups de couteaux, le tout étant sublimé par l’ébriété, accrochée à mon cerveau comme une tique sur la queue d’un cheval. Je pense bouger comme un dieu, mais je ressemble plus à une marionnette qui verrait son propriétaire tenter d’en démêler les fils. Je ne sais pas si c’est la soif ou l’envie de pisser qui me fout une gifle, mais l’état d’euphorie se retrouve balayé par une vague de mélancolie. Je m’arrête de gesticuler, et me pose près d’un mur. Observer la foule danser, sauter en hurlant de bonheur me rend presque triste. Une solitude écrasante semble émaner des sourires. Tous ensemble dans une pièce, mais abandonné, esseulé dans son trip, dans son délire. Etre ensemble pour se rassurer, mais ne pas penser aux autres. Ou se mêler aux autres pour tenter de ne plus penser à soi. Les rythmes qui me parviennent continuent de me bastonner, sans parvenir à me défaire de cette mélopée tristounne qui flotte dans ma tête.
J’en viendrais presque à soupirer, mais une autre connaissance me tire violemment par le bras, en me gueulant dans les oreilles qu’il faut foncer dans sa voiture pour nous emmener dans un coin de folie. Ca gerbe, ça se marre, ça hurle dans la rue, ça traumatise les riverains. Dans le tacot, sur le siège arrière, je tente de dompter les volutes de l’alcool. J’ai l’impression d’être dans un hovercraft. La béatitude frise désormais le néant et la joue collée contre une vitre glacée, je chantonne dans ma tête une petite ritournelle candide et désabusée. J’ai laissé les rythmes dans le nightclub de tout à l’heure et tente de juguler tous ces souvenirs moroses, écrasés par les rires de mes deux potes, hilares à l’idée de prendre un dos d’âne à toute vitesse. Suspensions niquées. Les gens me perçoivent comme un mec triste, même planté dans une fête de folie.






03h00 Arterial Fantasy :

La soirée ne se déroule plus comme un film, seule une succession de diapositives subsiste. Avec de gros trous noirs entre les images. Habités par des odeurs. De relents vomitifs, de clope, de sueur. Par des sensations. Le béton, les vibrations, les infrabasses, le grain d’une peau super douce. Par des images. Lumières affolées, lasers verts qui brûlent la rétine, silhouettes noyées dans une purée de pois, des gens qui te hurlent dessus, une simili-overdose.
La musique évidemment. Beaucoup plus agressive, Drill’n bass défoncée par des arcs de synthés orageux, presque psychotiques. Je suis dans une cave au milieu d’une centaine de gens, à remuer comme un dingue, à m’écarteler en tentant de suivre ce rythme crevant. Aucune envie de plaire à l’équilibre. Juste sauter, rire, tourner comme un fou, oublier, jubiler sur ses beats explosés, affolants, vertigineux. J’ai l’impression d’être dans une rave placée dans une machine à laver. D’être sauvagement piétiné par la musique. Trop raide, sans pouvoir me rappeler d’un quelconque psychotrope, ou d’un serveur à la main lourde sur l’alcool. Je perçois Alex, il se marre, puis se prend une bouteille en pleine tronche. Il mugit, se tortille et disparaît dans le brouillard.
Les gens me perçoivent comme un valseur fou frôlant l’épilepsie






04h15 Illegal Dustbin :

J’ai du tomber plusieurs fois par terre. J’ai perdu ma veste, mon oeil me pique horriblement, obstrué par le sang coulant de ma tête. Je pue la bière, cette dernière formant une couche entre ma peau et mon tee-shirt. Syndrome du verre renversé. La foule s’est étiolée, il ne reste que quelques cinglés glissant sur de la gerbe, frisant l’anévrisme à force de faire du headbanging sur des frises déstructurées. Les cerveaux sont atrophiés, les pupilles éclatées. Je chute, glisse, hurle, tremble. Me remet à danser, vacille, plonge, me cogne. La salle tourne comme un manège, ma vision ne se synchronise plus avec les mouvements de ma caboche. Un vrai zombi. Le dj nous achève, hurlant à la mort dans son micro des “AAAAARE YOUUUUU DOWN FOR THE UNDERGROUUUUUUUNNDDD, PUT THE MUSIC IN THIS MOTHERFUCKIN’ PLAAAAACE” sur un morceau completement hystérique, flirtant avec le Gabber ou la Noise. Je me retrouve pilonné par des rythmes hardcore, des murs de bruits blancs, des saturations qui détruisent tout, annihilant toute notion de musique, abolissant la notion de temps et d’espace.
J’ai l’impression d’être en train de mourir, je me retrouve dans un tourbillon de rage, dans un ouragan frénétique, le paroxysme d’un passage à tabac musical. Un acouphène crisse dans mon oreille, le bruit et la violence du morceau créent un voile noir sur mes yeux, je perds pied, tressaute en tentant de suivre ce rythme de terroriste, en poussant quelques râles avec une voix cassée, sans savoir si je réussi encore à me tenir debout. Plus aucune sensation, j’ai laissé mon corps au vestiaire, et mon esprit semble écrasé par la musique, jeté contre les murs, broyé par les enceintes. Je me traîne en fait sur le sol, au bord de l’agonie, noyé dans ma bave, paralysé par cet immeuble de sons décharnés qui s’écroule sur ma gueule.
Les gens me perçoivent comme un cadavre rongé par la came, atomisé par une crise d’hystérie, ils me marchent dessus.








14h50 :

Un marteau piqueur dans la tête, le coeur au bord des lèvres. J’ai l’impression que l’on m’a arraché les yeux et les oreilles avec un piolet. Impossible de savoir comment je suis rentré chez moi. Je rampe jusqu’aux chiottes, tente de contrôler mes spasmes puis file prendre une bouteille d’eau. La lumière du jour me flingue, les talons de la voisine claquant sur le parquet du dessus sont similaires à des bombardements.
En essayant de rembobiner la soirée, du début peinard au final apocalyptique, je suis convaincu peu à peu qu’elle cristallise le meilleur moment passé avec Squarepusher, depuis un bail. Depuis son Dou you know Squarepusher ? même, si l’on excepte son magnifique ep Venus o.17. Le mec m’étrangle enfin de nouveau, me surprend, m’emporte, me passionne, revenant à ses amours Drum n’bass secs et ludiques, comme on pouvait en trouver sur Big Loada.

Il faut d’ailleurs préciser que ce Numbers Lucent, n’a strictement rien à voir avec Just a souvenir, malgré un design très ressemblant et survenant à peine quelques mois après. Ici, seuls les rythmes épileptiques sont rois, seuls les synthés gras sont présents, la basse tressautant comme jamais. Beaucoup moins claudiquant et rétro, adieu les guitares un peu dégueux. Et pas vraiment de titre commun, le tracklisting étant indépendant de l’album tout juste sorti.

Pris séparément, les moments de la soirée ne paient pas forcément de mine, mais le tout compose une montée d’une intensité jouissive, que l’on doit écouter d’une traite, partant sur des sphères tranquilles et old-school, pour finir dans un gouffre de violence presque assourdissant, chose un peu délaissée par l’anglais depuis des années. Enfin une sortie sans temps mort, réussie de bout en bout.


Sans compter que la soirée m’a coûté, en tout et pour tout, 9 euros, et que le tout est dispo en vinyle comme en Cd. Un vrai bonheur.











6 Titres – Warp
Vinyle et CD
Dat’










  • Share/Bookmark
  1. ShinobiOfGaming Says:

    Un billet de qualité, comme d’hab. Bon travail 😎

  2. wony, visiteur Says:

    Je ne savais pas pour cette sortie.
    Et ca fait plaisir autant d’enthousiasme pour une sortie squarepucher, ca faisait longtemps que je n’en avais pas vu.

    Je vais me chopper ca 😀

  3. Nelerum, visiteur Says:

    Chronique sympa même si j’ai du mal à persevoir l’aspect critique de l’album. Sympa mais pas tout les jours pour ma part.

    Pour se qui est de l’album, il m’intrigue, je vais essayé de me le procuré dés que possible.
    Alors ouai tu as reussi a nous faire languir, et a me faire dépensé des sous distinée à ma survie.

    Merci ^^

  4. Blooguear Says:

    Ha ba tu l’as chroniqué ô/

  5. Dat' Says:

    Wony ==} il faut dire que le truc est trompeur, tant il ressemble, de loin, à la pochette du precedant. C’est le prix qui peut faire tiquer… Enthousiaste yep, et encore, je faisais un peu la gueule au debut, vu que certains morceaux ne paient pas de mine. Mais l’Ep est super coherent, et surtout, il gagne en intensité à chaque morceau, d’une traite, c’est vraiment le pied… C’est pas non plus le disque de l’année, mais c’est vraiment cool, surtout pour le prix, et en plus trouvable en Cd (assez rare, meme si quelques Ep Warp beneficient de ce traitement)…

    Nelerum ==} normal, comme souvent il n’y en a pas vraiment…^^ c’est plus une description du disque, d’une façon détournée. et quand on ecoute ce dernier, on sent une réélle progression, l’histoire s’imposait donc presque d’elle même… !

  6. Nelerum, visiteur Says:

    J’espére avoir la même impression lorsque j’écouterai cette album ^^

  7. CapcomJunkie Says:

    …de loin la meilleur critique de ce nouveau Square que j’ai lu et on peut en lire un paquet sur le net.
    J’en arrive à ce constat car j’ai pu poser une oreille sur ce EP et je me suis rappellé ton post en me disant rhoooo le dingue !
    have a nice day.

  8. res-o, visiteur Says:

    Hum Squarepusher, j’ai décroché depuis son dernier album…. la qualité d’un ultravisitor or do you squarepusher ? me manquent…. Mention spécial au clip de come on my selector de chris cunningham….qui me fera toujours autant rire !!! 😉

  9. Dat' Says:

    CapJunkie ==} ahah merci !

    Res-o ==} j’t’avouerai que j’avais décroché depuis “do you know” perso… enfin non j’ai toujours acheté les disques du gars, je suis un grand fan, mais “Ultravisitor”, malgré des titres de folies, m’avait gonflé, “Hello Everything” ne m’avait vraiment pas passionné dans l’ensemble non plus, et “Just a souvenir” encore pire… comme d’hab, de tres bons titres, mais le mec ne m’etranglait plus comme avant…

    Heuresment, il y avait eu au milieu l’Ep “Venus n°17″, qui m’avait renversé…

    Mais là je trouve l’ep vraiment cool, assez jouissif, plutot direct, du tout bon !

  10. res-o, visiteur Says:

    Je trouvais que le mec avait trop viré jazz et c’est ça qui m’avait saoulé. Lorsque que je l’avais découvert, je trouvais que ce mec était un putain de génie psychopate schizo qui construisait ses morceaux de manière tellement précise, sur certains morceaux je trouvais meme qu’il était meilleur que AFX. Thx Datura333, g ré-écouté le EP, j’avais pas accroché aux premières chansons, les sons old school m’avaient laissé un peu de marbre, mais bon les deux dernières sont vraiment bonnes !!!! Surtout la dernière avec ces bonnes basses hardcore !!!

  11. Dartz, visiteur Says:

    Pour ma part je trouve que c’est cool qu’il apporte un côté jazzy kistch à ses dernières sorties. Il maîtrise vaiment la musique sous beaucoup d’aspect (Basse jazz, drum’n’bass expérimentale/lignes acid qui te font sortir le cerveau de la tête…) et ça donne vraiment une impression de virtuosité. Et pour ce qui est de l’émotion, ses albums m’ont jamais perdus (à part peut être Music Is Rotted One Note qu’il faudrait que j’approfondisse).

    D’une manière générale, je trouve qu’il y a une évolution dans son travail, des débuts drum’n’bass/hardcore jazzy jusqu’au côté un peu sentimental kistch des deux derniers albums, en passant par l’antithèse du kistch avec les trois d’avant. Dans ce sens, je trouve que tous les albums se justifient.

    J’ai quand même été déçu par Hello Everything, qui m’a paru bizarre, comme pas abouti, bâclé. Mais cet album marque un tournant dans ses productions, et aux premières écoutes sur bleep de Just A Souvenir, j’avoue avoir pensé “Ok, Squarepusher est mort…”, puis passé l’agacement causé par les vocoders du début de l’album et le côté kistchounet encore plus poussé qu’Hello Everything, j’en suis venu à une constatation : ça faisaitt longtemps que j’ai pas entendu un album aussi grandiose.

    Pour moi c’est un grand tournant ; il a un son que j’ai entendu nulle part ailleurs (après je suis loin d’avoir la culture absolue, peut être que c’est pas si frais que ça m’enfin avouez c’est quand même super original). Et à mon sens Numbers Lucent va complètement dans le sens de Just A Souvenir (au début moi aussi la ressemblance entre les pochettes m’a paru bizarre mais au final je trouve que le fond est le même sur les deux CDs : des sons kistch à crever, mais pourtant une grande émotion donnée par des mélodies pas si simples qu’elles ne le paraissent).

    Cet album et cet ep m’ont vraiment mis sur le cul, et je suis étonné que si peu de gens ici aient étés également charmés par Just A Souvenir. Ok c’est moins électronique mais finalement je dis “tant mieux” : ça permet de s’ouvrir sur d’autres genres de musique, de pas s’enfermer.

  12. Dat' Says:

    Yo Dartz, merci pour ton avis…

    Perso, je ne trouve pas trop que Just A Souvenir soit “moins electronique” que les précédantes sorties de Squarepush. Sa musique n’est pas vraiment “plus jazz” qu’avant d’ailleurs, le Jazz a toujours été super present dans ses disques, voir meme plus que maintenant, comme sur Burgnin’n Tree (l’un de mes Squarepush préféré), Selection Sixteen ou Music Rotted One Note…

    Pour Just a Souvenir, justement les morceaux un peu debiles/kitschs à coup de Vocoder and co m’ont bien plus… Juste que pleins de morceaux ne m’ont vraiment pas touchés/transportés notamment ceux du style de “Delta-V”… enfin evidemment, tout ça est clairement subjectif. Mais comme a chaque fois depuis quelques albums (tu le soulignes sur “Hello Everything”) ça oscille vachement entre les morceaux, alors que ses anciens albums m’emerveillaient en continu…

    Mais bon, on est bien d’accord sur l’Ep deja ^^

  13. Kafka, visiteur Says:

    j’avoue avoir moi aussi pensé Squarepusher est mort en écoutant Just a souvenir,et même en le réécoutant je n’ai pas pu changer d’avis,pourtant je suis un fan absolu,
    mais je n’ai pu trouver aucun morceau n’ayant ne serais-ce que le petit quelque chose de l’intensité d’un album comme Burgnin’n Tree ou sinon des morceau comme male pill part 13 sur Hard Normal Daddy,Tomorrow World sur Selection Sixteen ou pour finir la beauté d’un Iambic 5 Poetry sur Budakhan Mindphone.Peut-être que le problème viens de moi.?.
    En tout cas merci pour ta chronique,j’espère réconcilier mes oreilles avec le maitre.

  14. Kafka, visiteur Says:

    Pour en revenir a Just a Souvenir,aucun morceau n’est aussi enchanteur tout restant jazzy que male pill part 13,plus vieux de 9 ans déjà si je me rappel bien.
    Quant a dire que Just a souvenir est un album grandiose,un changement radical ne constitue pas a lui seul une évolution.Pour le côté un peu sentimental kitch dont tu parle,on peut en trouver dans l’album Hello Everything,qui même si tout n’est pas bon a prendre certain morceau planant comme Planetarium ou Welcome to europe m’évoque ce même coté au son kitch/graisseux sympathique.
    Sinon je parle peut-être trop en terme de morceaux que d’album,c’est l’impression que j’ai en vous lisant.

  15. Dartz, visiteur Says:

    Oui c’est vrai que c’est moins jazzy qu’avant en fait, je me suis mal exprimé.

    Ce que je voulais dire c’est que dans son travail (à part dans des albums comme Go Plastic, Do You Know Squarepusher ou Ultravisitor, notamment), y’a une grande recherche d’un son “kistch”.

    Les exemples les plus flagrants qui me viennent à l’esprit sont Hard Normal Daddy ou Big Loada. Puis plus généralement, dans les sons qu’il utilise : pour moi, le son acid a un côté très kistch. Y’a aussi certaines basses super compressées qui donnent un peu l’impression que le son a été enregistré à partir d’un vinyle avec un micro tout pourris dans un hall de gare. Ou encore les voix pitchées de Big Loada, etc…

    Et d’ailleurs ce travail de fusion entre le kistch (la naïveté, en quelquesorte) et les sentiments, (la mélancolie, mais aussi la rage absolue :P) est commun à pleins d’artistes de ce genre de musique : les sons complètement pourris de Bogdan, le côté retro des Analords et The Tuss, la naïveté exacerbée des mélodies de Plaid, et j’allais oublier l’acid poussé à l’ultime du kistch par Ceephax.

    En fait je pense que c’est des artistes qui font énormément appel à notre sens de l’humour, notre second degrès, et en même temps à notre côté depressif chronique 😛

    Enfin bon, tout ça pour expliquer pourquoi Just A Souvenir (Hello Everything avaient initié la marche, mais peut être un peu maladroitement) me paraît être un nouveau grand pas dans cette optique là : des morceaux à pleurer (je pense particulièrement à Quadrature…), et d’autres complètement niqués qui allient à la perfection le mauvais goût, la mélancolie, et l’envie de bouger son corps dans tous les sens. Et pour moi Number Lucents continue la fête (heureusement d’ailleurs parce que Just A Souvenir est très court), mais avec des sons beaucoup plus electroniques.

    J’ajouterai que je cherche en aucun cas à provoquer en disant “j’ai compris l’album et vous pas”, je voulais juste donner ma vision de ces dernières sorties parce que je m’étonnais d’être le seul à être complètement ethousiaste. Puis après tout, la dernière (et seule, d’ailleurs) fois où j’ai intervenu sur ce super blog, c’était pour dire que j’accrochais pas au kistch trop poussé du dernire Mr. Oizo. Comme quoi les goûts et les couleurs…

  16. Sonotown, visiteur Says:

    Mention spéciale à Paradise et à Star Time

  17. wony, visiteur Says:

    Parfois j’ai l’impression d’être le seul à avoir aimé Hello Everything, certains morceaux de ce disque me plaisent carrément.

    Pour en revenir à Numbers Luscent, je le trouve vraiment trés bon. En particulier les Arterial Fantasy et Illegal Dustbin. Qui me retourne bien la tete.

  18. Dat' Says:

    Dartz ==} non au contraire, pas de provocation, c’est vraiment interressants d’avoir des avis divergents, cela pousse à la discussion…!
    Perso je suis completement d’accord avec tes premiers paragraphes, Et je suis d’ailleurs ultra fan de cette dualité “Naiveté candide / Rage absolue”, “Joie / depression” ou “Retro kitsch / pilonnement rythmique”
    Mais justement sur ses derniers disques Squarepush ne me secoue plus trop sur cette mixture, là où un Bogdan fait carton plein par ex. Il y a un coté un peu “pot pourri” qui me gene… Apres c’est peut etre juste une histoire de sons ou de construction de morceau, comme tu le dis bien pour le Mr Oizo…

    Wony ==} Ah ben moi aussi il y a certains morceaux de “Hello Everything” qui me plaisent carrement ! (on est tous d’accord sur “Planetarium”, “Welcome to europe” ou “Hello Meow”, voir “Bubble life” and co) mais c’est vrai qu’a coté, il y en a pas mal qui sont vraiment pas foufou je trouve… Sinon, clair que la fin de l’Ep est bien violente… ^^

    Kafka ==} Pas forcemment, d’aileurs il m’est difficile aussi, dans mes articles, de parler en terme d’album plutot que morceau. Ca depend des albums au final, surtout chez Squarepush, quand tu tombes sur un truc aussi dense que Burgnin’n Tree, ou quelque chose de plus éclaté comme “Hello Everything”… !

  19. Tai game chem hoa qua Says:

    There are some interesting points in time in this article but I dont know if I see all of them center to heart. There is some validity but I’ll take hold opinion till I look into it further. Good article , thanks and we would like more! Added to FeedBurner as well

  20. Tai game 7 vien ngoc rong Says:

    I have not checked in here for some time as I thought it was getting boring, but the last few posts are great quality so I guess Ill add you back to my daily bloglist. You deserve it my friend :)

  21. Tai game java Says:

    Your house is valueble for me. Thanks!

  22. Tai ola chat sex Says:

    Heya im for the first time here. I came across this board and I find It truly useful & it helped me out much. I hope to give something back and help others like you helped me.

  23. Tai game pikachu kawai Says:

    This website online is known as a walk-through for all the info you wished about this and didnt know who to ask. Glimpse right here, and also youll undoubtedly discover it.

  24. Tai game quy chien tam quoc Says:

    I was on Twitter looking for Neiko Tools Cordless Tools when I found a link to this blog, happy I stopped by Cheers

  25. Tai game anh hung xa lo Says:

    These are very inspiring reminds me again that i must sort out something a bit more special for my own blog! I particularly like Brian jeremys design. Good post, thanks.

Leave a Reply