Venetian Snares – Pink + Green



= Omg Wtf






Ok. 1 an après son traumatisant Meathole, 8 Mois après le chef d’oeuvre Cavalcade Of Glee And Dadaist Happy Hardcore Pom Poms et 4 après le très (très) bon Hospitality, Venetian Snares a déjà rechargé son flingue pour nous accoucher de ce Pink + Green. Petite surprise, la sortie se fait sur Sublight Records pour la version disque (Qui héberge notamment les sorties de The Flashbulb ou RA, et qui avait dans son catalogue le bien hardcore « Winnipeg Is A Frozen Shithole » de Venetian Snares ), alors que la version LP Vinyle est éditée sur son Label habituel Planet Mu.
Reste qu’avoir un rythme de sorties musicales aussi soutenu que la parution de Mickey Parade, c’est bien, mais il faut que la qualité suive. Ce qui, pour le moment, a toujours été le cas. Chose d’ailleurs quasiment miraculeuse, voir inhumaine.











Que les grincheux se retournent dans leur tombe, mais on tient là un des artworks de l’année. Rarement vu une pochette aussi délirante, puant autant la drogue et la débauche que l’insouciance enfantine.
Rendre des Petits Poneys? bandants et toxicomanes est de toute façon un vrai tour de force. Et bien heureusement que la cover soit un vrai petit diamant, car les fétichistes de livrets bien garnis seront franchement déçus. Mais ne boudons pas notre plaisir, et la version vinyle, proposant l’image en grand format donc, devrait faire fureur placardée sur le mur de vos toilettes ou de votre chambre à coucher.
Encore plus hype qu’un « attrape rêve ».









Sublight Records a annoncé la couleur dans ses communiqués, cette nouvelle petite incartade de Venetian Snares sur ce label ne sera pas de tout repos. Et Pink + Green ne les fera pas mentir. L’artiste fout en l’air ses dernières élucubrations électroniques s’adressant de primes abords à votre coeur pour relancer la machine Hardcore à vitesse grand V : Beats énormes, violents comme des coups de tonnerres, voix saturées en boucle, nappes bien grasses… on ne fait pas dans la dentelle. Comme s’il voulait se défouler après nous avoir accouché de petits bijoux un peu plus cérébraux et sensibles, ce titre risque d’en secouer plus d’un. Et pourtant, difficile d’être entièrement convaincu par ce pétage de plomb en règle. Le morceau tape dans le haut des productions Hardcores, certes, mais reste bien trop commun. Même si le petit break presque Hip-hop de la fin est plus que réussi. Dommage que la machine ne s’emballe pas à nouveau. Heureusement, Venetian Snares ne va pas s’enliser dans un Hardcore de tacheron comme sur son faiblard (cela n’engage que moi) Winnipeg Is A Frozen Shithole, sûrement l’album le moins plaisant du maître malgré son titre énorme, persistant un peu trop dans le son de bûcheron sans âme. Ne me faites pas dire ce que je n’ai point dis, il peut aussi faire du Hardcore en or, comme sur Meathole ou Making Orange Things. Dans le cas présent, on optera pour un morceau qui ne prend pas de risque, qui ne sort pas du lot, mais qui s’écoute avec un certain plaisir.









Freinage d’urgence, on rentre les basses bien grasses, et l’on ressort les ambiances ciselées à la serpe et à la violence étouffée d’Hospitality. Nutimik aurait clairement pu faire partie de ce disque sans rougir. Même façon de vous balancer des sons qui vous font l’effet de vrais coups de couteaux, synthés graves et distillés avec soin, le tout baigné dans une structure épileptique. Excellent morceau si l’on se devait de le préciser, et qui filera la chair de poule à pas mal d’entre nous, même sans atteindre l’intensité de ses plus beaux travaux.

Il va falloir attendre Musikam Rave Dojo pour entendre Venetian Snares dans un registre auquel il ne nous avait pas habitué. Et ce n’est pas peu dire. On reperd les pédales, mais dans une toute autre direction. Nusikam Rave Dojo, c’est un peu sa vision de la Dance ou d’une Rave disjonctée à l’acid. Et je peux vous dire qu’on tient là un morceau énorme, qui fera date dans les folies made by Venetian. Imaginez qu’un vieu morceau de The Prodigy, tout droit sorti de Experience soit remixé, défoncé, accéléré par le Canadien. Clavecins pourris désaccordés et voix Dance aigues toutes kitsch façon Hit Machine se faufilent sur un lit de Synthés ultra appuyés, surplombés d’attaques rythmiques flirtant avec l’attentat à la pudeur. Une vraie tuerie, à bruler tout dancefloor normalement constitué.









Et revoilà que se pointe le Pink + Green, mais dans une nouvelle version, comme pour retenter sa chance de nous convaincre à 100%. La différence la plus notable de ce Pink + Green VIP, en plus de son intro psychotique et moins rentre dedans, et de troquer ses Beats ultra lourds contre une batterie samplée. (Vu la vitesse et la complexité du rythme, il aura été strictement impossible de jouer les percussions « naturellement » de toute façon. La « partition » doit être abominable à décrypter) Grâce à ce tour de passe-passe, le morceau prend une toute autre ampleur. On se retrouve dans une vraie tornade de batterie, un maelstrom hallucinant de rythmiques cinglantes, vous déchirant chaque putain de millimètre carré de tympan qui s’escrime à rester terré au fond de votre oreille. Et pour enfoncer le clou, Venetian Snares convie des claviers crades et rudes comme jamais, à faire pâlir tout amateur de sons défiants la logique. Cette version « VIP » supplante sans mal le morceau de base et s’en démarque bien assez pour faire figure de piste à part, ce qui est assez rare pour être signalé.


On termine ce Pink + Green avec un morceau dont le titre est absolument inénarrable, Sporto Fucking Sellout Cocksuckerface (ok on se calme et on respire). Le disque s’est ouvert sur du Hardcore, on va le refermer sur le même style. Mais bien heureusement, Venetian Snares ne fait pas deux fois l’erreur du morceau bourrin mais sympatoche, et nous sert un morceau qui va (encore ?!?) en pétrifier plus d’un. Hardcore sombre, noir, violent, s’offrant une vraie progression, se muant pour atteindre une intensité qui vous ferra passer définitivement pour le cinglé de l’immeuble auprès de vos voisins.










Bilan : Venetian Snares est un génie. Il n’y a pas à débattre une seule seconde de plus là-dessus.

MAIS ce Pink + Green ne le démontre pas une seule seconde, bien malheureusement. Le resultat de Pink + Green, c’est comme ci l’artiste avait voulu s’amuser, se lâcher le temps d’un court disque, pour fournir du plaisir immédiat, rien d’autre. Comme si un réalisateur de grands films faisait une parenthèse dans sa filmographie en balançant une super production d’action sans arrière pensée, sans maniérisme, le spectateur se devant de laisser son cerveau à l’entrée pour prendre méchamment son pied.
Pour les adorateurs de Venetian Snares, pour ceux qui respectent immensément son travail (et ils sont nombreux), ce Pink + Green est à prendre, comme tout le reste, ou presque, de sa discographie. Ne serait-ce que pour des morceaux comme Pink + Green VIP ou l’énorme Nusikam Rave Dojo qui prend à contre-pied le sérieux du travail de Venetian Snares sans lui faire perdre sa superbe.

Pour ceux qui ne connaissent pas l’artiste, cet album n’est clairement pas le meilleur des disques pour pénétrer dans l’univers de ce génial malade mental.
Foncez sur l’incontournable Cavalcade Of Glee And Dadaist Happy Hardcore Pom Poms, ou son chef d’oeuvre, son diamant, que dis-je, son monument Rossz Csillag Allat Szuletett…( Voir, à la rigueur, le très bon Hospitality…)


Car aimer la musique électronique qui sort de tout sentier battu, et ne pas avoir posé une oreille sur ces disques est plus que dommage(able), tant les deux cités au dessus sont indispensables pour tout amateurs du genre




Pink + Green = Plaisir immédiat et éphémère. Avant un prochain album dans… 3 mois ?











5 Titres – Sublight Records
Dat’








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  1. Jaylinx Says:

    Okay, j’étais retombé sur la pochette, forcément elle m’a interpelé et forcément ça me donne envie d’écouter. C’est la force d’une pochette, pour ceux qui pensent encore qu’une pochette de disque ne sert à rien…

  2. Dat' Says:

    C’est clair qu’une pochette seule peut pousser à l’achat… (surtout dans ce genre ^^)
    C’est aussi le plaisir de se lancer au hasard sur un disque.

    Apres attention si tu ne connais pas Venetian Snares, peut etre qu’un autre sera plus agreable pour decouvrir le bonhomme…

  3. Yoshinen Says:

    J’aime bien les vocals sur Musikam Rave Dojo, dont le fameux
    “Take drug Smoke crack Get fucked up” =D

  4. Dat' Says:

    Xd Effectivement, je n’avais pas grillé la phrase dans son entier…

  5. LordMarth Says:

    mort de rire encore du tout bon quoi :)
    Ce mec est un alien :fou:
    La jaquette est je trouve la plus culte qu’il a faite avec son delire sur cavalcade :)

  6. Dat' Says:

    De toute façon, 95% des pochettes de Venetian Snares sont cultes… (Faut dire que la ribambelle de covers façonnées par Trevor Brown, c’était quelque chose deja…)

  7. S_Plissken Says:

    Allez encore un achat indispensable 😉 ton blog est vraiment excellent très bien écrit et très détaillé. Un vrai plaisir !

  8. ZigbuG O,o, visiteur Says:

    Je vien de ouïr l’oreille sur ABELCAIN un pot de mrSnares qui fait dans le hardrum/beakcore avec échantillonnage de films d’horreurs, l’album “Pantheon Of Fiends”; excellent producteur de ce style dégénéré jouissif O,o

    ABELCAIN AVEC DOORMOUSE à coup s^r !

  9. Dat' Says:

    Arf le Breakcore avec “films d’horreurs” calme pas mal en général… J’ai un peu du mal à ecouter ça tout les jours, meme si il y a des petits chef d’oeuvres comme le “sombre harmonie” de Joshua…

  10. ZigbuG O,o, visiteur Says:

    Datura333 : Cribouilli! la touche d’ABELCAIN surpasse dj Joshua à tout niveau, c’est un pot de mrSNARES; ce dernier a affirmé lors d’un interview en 2002 avoir été influancé par ce DJ, ABELCAIN. O,o
    Alors qui est Joshua, un dj linéaire————–hum…

    Par contre j’apprécis fort bien DJ KAREEM. o,O

  11. vlad1595 Says:

    Je viens tout juste de m’écouter ce disque (que j’avais prévu de commander mais voila que le site de Sublight se retourne contre moi aussi T_T)…

    Bon le Husikam Rave Dojo… C’est un putain de titre, mais j’ai carrément du mal avec les claviers désaccordés… XD Ca aggresse pas mal l’oreille quand même…

    La batterie de Pink + Green VIP carrément foldingue…

    Mais le morceau que je préfère est sans doute Sporto Fucking Sellout Cocksuckerface et son hardcore marécageux. Je sais pas s’il est vraiment meilleur que les autres, mais il se démarque plus de ce que je connais de V.Snares… (Même si je sais qu’il n’est pas rare qu’il s’essaye au hardcore)

  12. Dents de Breakcore TT, visiteur Says:

    Si j’apprend que Sublight est snobinard, pour ma part, je ne porterai pas leur Logo à l’avenir : chandail et casquette, etc.!

    …d’la guenilles pour les rats !

  13. koso, visiteur Says:

    le titre “If I could say I love you” paraîtra sur l’album “My downfall (original soundtrack)” dont la sortie est prévue dans 2 jours.

  14. Dat' Says:

    Ouaip j’avais vu ça… Il faudrait que j’enleve ce petit PS d’ailleurs… !

  15. Dark@Crystal Says:

    Perso, je trouve cet EP génial, très riche, à la fois dans la continuité de ce qu’il avait entamé avec “Cavalcade”, “Hospitality”, mais on y retrouve une ambiance assez proche également de la période précédente (chose qu’on ne retrouvera plus par la suite) comme “2370894”, “Chocolate Wheelchair”, mais aussi “Infolepsy” (pour le dernier “Sporto Fucking Sellout CockSuckerFace”) dans un esprit plus “cartoonesque”… C’est un album que j’ai découvert en 2007 (l’année de sa sortie), et duquel je ne me suis pas lassé une seule fois… Certains albums se révèlent immédiatement, d’autres se révèlent au fil des écoutes, et encore d’autres se révèlent en partie immédiatement, mais aussi au fil des écoutes… Les albums du bonhomme se situent généralement dans les deux dernières catégories, et celui-ci donc dans la dernière… Le “génie” ici est ici, comme je le disais plus haut, l’esprit “cartoonesque” totalement décalé et déjanté de la musique de cet EP, complètement à l’image de la jacquette (Il s’y était déjà essayé sur “Chocolate Wheelchair”, d’une façon différente, et c’est un disque qui m’amuse et me fait vibrer toujours autant

  16. Dark@Crystal Says:

    Perso, je trouve cet EP génial, très riche, à la fois dans la continuité de ce qu’il avait entamé avec “Cavalcade”, “Hospitality”, mais on y retrouve une ambiance assez proche également de la période précédente (chose qu’on ne retrouvera plus par la suite) comme “2370894″, “Chocolate Wheelchair”, mais aussi “Infolepsy” (pour le dernier “Sporto Fucking Sellout CockSuckerFace”) dans un esprit plus “cartoonesque”… C’est un album que j’ai découvert en 2007 (l’année de sa sortie), et duquel je ne me suis pas lassé une seule fois… Certains albums se révèlent immédiatement, d’autres se révèlent au fil des écoutes, et encore d’autres se révèlent en partie immédiatement, mais aussi au fil des écoutes… Les albums du bonhomme se situent généralement dans les deux dernières catégories, et celui-ci donc dans la dernière… Le “génie” ici est, comme je le disais plus haut, l’esprit “cartoonesque” totalement décalé et déjanté de la musique de cet EP, complètement à l’image de la jacquette (Il s’y était déjà essayé sur “Chocolate Wheelchair”, d’une façon différente, et c’est un disque qui m’amuse et me fait vibrer toujours autant :) !!!

    Edit : Remarque si, on retrouvera un peu cette ambiance le temps d’un autre album de Mr Snares : “Detrimentalist”, autre album assez génial aussi, mais après ça sera tout… Dommage !

  17. Alan Symons Says:

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